Et si le danger venait d’ailleurs pour l’industrie européenne…

En mai, les commandes à l’industrie allemande se sont repliées de 1,4 %, après une hausse de 1,6 %. Pour autant, ni la guerre commerciale, ni la hausse de l’euro, ne semblent expliquer ces mauvais résultats. En effet, les ordres étrangers hors zone euro ont enregistré leur plus forte progression depuis trois ans, avec un bond mensuel de 9 % en juin. C’est en l’occurrence, des commandes domestiques que viennent les très mauvaises nouvelles. Ces dernières ont chuté de 7,8 %, une tendance à rapprocher, sans doute de la chute de 6,5 % des commandes en provenance de la zone euro.
Aussi inattendue que soit la bonne tenue de la demande étrangère, les difficultés sur le front domestique ne sont pas franchement surprenantes. A ce stade, l’orientation militaire des plans de relance inquiète plus qu’elle ne rassure les ménages, quand les entreprises dans leur majorité n’en ressentent pas encore les effets sur leur activité. L’Europe est-elle en train d’oublier l’essentiel ?

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Le conflit au Proche-Orient en trois points

Les tensions entre Israël et l’Iran ont pris une nouvelle dimension dans la nuit du 13 au 14 juin, avec les bombardements israéliens visant des cibles militaires et nucléaires iraniennes auxquels l’Iran a immédiatement riposté par des tirs de missiles sur le territoire israélien, marquant ainsi le début d’une escalade militaire inédite entre les deux pays dont l’intensité s’est accrue tout au long du week-end. De longue date menaçant, ce conflit s’inscrit dans la continuité d’une série de tensions et d’affrontements indirects. Il s’agit, néanmoins, de la première confrontation militaire ouverte et massive entre l’Iran et Israël, aux implications potentiellement considérables sur la scène internationale dont nous résumons dans ce qui suit les principaux points.

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PMI, budget : J. Powell pourrait-il songer à relever ses taux ?

Adopté ce jour par la Chambre des représentants, le programme de choc fiscal du GOP vient de passer une première étape, avant le vote du Sénat censé intervenir courant juin. A la clé 4.200 mds de dollars de baisses d’impôts sur dix ans (4.900 intérêts compris), dont l’essentiel d’ici 2027, financés à hauteur de moins du tiers par les dépenses, essentiellement sociales. Quelques minutes après le vote de la chambre, les PMI en légère amélioration rassurent quant à la tournure de la conjoncture. En hausse de respectivement 1,5 et plus de 2 points dans les services et le secteur manufacturier, les indicateurs sont au-dessus des attentes. Bonne nouvelle, donc, pour ce mois mai… si ce n’était ce qui l’accompagnait, à savoir une envolée des prix facturés par les entreprises dont l’indicateur composite PMI s’est adjugé une hausse exceptionnelle en mai, pour retrouver son plus haut niveau depuis août 2022, quand l’inflation dépassait les 8 % .

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L’accélération de l’inflation britannique dépasse largement les attentes

En avril, l’inflation britannique a atteint 3,5 %, neuf dixièmes de plus qu’en mars. Une part de cette hausse était attendue, du fait de l’augmentation des prix administrés de l’énergie. C’est la raison pour laquelle, la BoE anticipait une accélération de l’inflation au deuxième trimestre. Sa prévision n’excédait cependant pas 3,4 %, déjà dépassée par les données du mois dernier. Loin de se normaliser, la hausse des prix sous-jacents a atteint 1,4 % en avril, propulsant son taux annuel de 3,4 % à 3,8 %.
La BoE peut, toujours, invoquer des éléments transitoires pour expliquer de tels mouvements : comme en Europe continentale, les prix des « packs vacances » ont biaisé les chiffres d’avril. Néanmoins, au vu de la croissance de 0,7 % enregistrée au premier trimestre et des débats internes, ces résultats mettent clairement en porte-à-faux sa stratégie d’assouplissement monétaire.

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Les économies européennes sur le bon pied en début d’année

La zone euro avait publié, il y a deux semaines, une croissance de 0,4 % pour le premier trimestre, qui a été révisée à 0,3 % seulement mais reste à 0,2 % hors Irlande. Les données publiées aujourd’hui montrent également une hausse de 0,3 % des créations d’emplois et une progression de la production manufacturière de 2,6 % en mars, portée par les très bonnes données allemandes.
De l’autre côté de la Manche, la croissance britannique, sauvée in extremis en fin d’année dernière, a nettement accéléré au premier trimestre, pour atteindre 0,7 % soit 1,3 % en glissement annuel. A la suite d’un très bon mois de février, où le PIB a augmenté de 0,5 % par rapport à janvier, le mois de mars est resté de bonne facture, avec une hausse de 0,2 %.
Le tout dresse le tableau d’une conjoncture européenne robuste au premier trimestre.

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Les Américains prennent de l’avance sur une tempête que la Fed ne peut anticiper

Mars sera-t-il le dernier mois sauf pour l’économie américaine, avant la déferlante promise par la hausse des droits de douanes ? En tout cas, les Américains semblent s’y préparer : après les données de ventes automobiles en forte hausse publiées la semaine dernière, les ventes de détail ont progressé de 1,4 %, leur plus forte augmentation en valeur depuis deux ans, malgré la baisse marquée des dépenses d’essence. Les achats de véhicules ont bondi de 5 % en valeur, ceux de matériaux de construction de plus de 3 %, et les équipements de loisirs de 2,4 %. L’envolée des anticipations d’inflation a donc porté ses fruits sur la consommation. Les industriels américains n’en ont, toutefois, pas beaucoup profité : la production manufacturière n’a augmenté que de 0,3 % en mars, grâce à une hausse de 1,7 % des biens d’équipement mais la production de biens de consommation a, en revanche, reculé de 1 % ce qui porte à 0,3 % sa progression annuelle. Les entreprises américaines ne sont pas prêtes à pouvoir se substituer au chinoises et les Américains en ont bien conscience et devancent l’appel.

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Les indicateurs récessifs se multiplient sur l’emploi américain

Aujourd’hui ont été publiés deux indicateurs des plus inquiétants sur l’économie américaine, et, notamment, sur l’emploi :
– La composante emploi de l’ISM non manufacturier de mars est passée de 53,9 à 46,2, soit une baisse de presque 8 points. Depuis les débuts de cet indicateur, en 1997, un tel recul n’avait été observé que trois fois, en 2008, en 2014 et en 2020.
– L’enquête Challenger montre une forte accélération des destructions d’emplois, à 275 K en mars, soit un rythme supérieur à celui de la crise de 2008, quoique toujours inférieur à celui constaté pendant le Covid.

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