IFO : retour à la réalité après les PMI

Comme nous le pressentions, les PMI allemands étaient trop beaux pour être vrais. Les indicateurs IFO dressent un tout autre tableau des conditions en présence outre-Rhin. A en croire l’indice synthétique, la situation courante s’est encore dégradée pour atteindre, à 85,3, son plus bas niveau depuis février, sous l’effet d’une nette chute dans l’industrie manufacturière.

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Shutdown et pertes d’emplois privés, les marchés ne doutent plus : les taux baisseront

Sauf les données sur l’emploi, les retours sur la conjoncture américaine ont plutôt été de bonne facture ces dernières semaines, voire, de très bonne facture. Il n’en reste pas moins que la plupart des indicateurs soufflent le chaud et le froid ou n’évoluent que très peu, tandis que la trajectoire du marché de l’emploi est, elle, de plus en plus précise… Ainsi, le ralentissement s’est mué en destructions nettes de postes en septembre avec, selon l’ADP, des pertes 32 K salariés privés, après un recul de 3 K en août, au lieu des 54 K publiés initialement. En cumul sur deux mois, il s’agit du premier reflux enregistré depuis la première vague de Covid. Les données NFP quand la situation de shutdown permettra leur publication, ont peu de chances d’être bien différentes à en juger par la corrélation entre ces deux indicateurs. La Fed, quoi qu’en dise J. Powell, pourra difficilement ignorer ces tendances, surtout si les tensions sur les prix des biens marquent le pas, comme le suggèrent les résultats de l’enquête ISM dans l’industrie.

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L’inflation allemande fait toujours tâche

Maintenant que les quatre grands pays de la zone euro ont publié leurs données d’inflation de septembre, deux conclusions s’imposent.
– Comme attendu, les effets de base énergétiques, encore franchement négatifs en août, se sont partiellement résorbés en septembre et devraient entraîner une hausse de l’inflation en zone euro d’environ deux dixièmes. Conformément à ces attentes, l’inflation a augmenté de 0,2 ou 0,3 point en Allemagne, en France et en Espagne, à respectivement 2,4 %, 1,2 % et 2,9 % l’an. L’équivalent italien est resté stable, à 1,6 %.
– Pour ce qui est de l’inflation sous-jacente, les dynamiques sont en revanche très différentes d’un pays à l’autre. Les données allemandes conservent un rythme soutenu, avec une accélération des prix hors énergie et alimentation, de 2,7 % à 2,8 %. Ailleurs, les chiffres sont plus contenus, dans la zone des 2 %, voire en dessous pour l’Hexagone.

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Données du jour : la BoJ commence à se défaire de ses ETF, climat des affaires INSEE et autres…

La matinée a été marquée
– Au Japon, par la publication des données d’inflation, en baisse à 2,7 %, et par la décision de la BoJ de laisser ses taux inchangés, tout en commençant à vendre à hauteur de 330 milliards de yens d’ETF par an. A défaut de relever le niveau de ses taux directeurs, la BoJ tente de combler son retard sur ses homologues occidentales, au risque de grandement fragiliser les actions du pays qu’elle détient en très grande proportion.
– En France, par la publication du climat des affaires de l’INSEE, toujours stable, à 96, grâce, presque exclusivement, à son net rebond dans les services d’information et communication.
– En Allemagne, par une nouvelle baisse des prix à la production, de 2,2 % en glissement annuel.
– Au Royaume-Uni, par la poursuite du rebond des ventes de détail, à 0,5 %.

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Face à la stagflation, le pis-aller d’un moindre resserrement quantitatif pour la BoE #boe #inflation #croissance #stagflation #taux #qt #obligations #tauxdirecteurs #UK #conjoncture #prix #cpi #pib

Les données de prix du jour au Royaume-Uni sont plutôt rassurantes en comparaison des derniers mois. Si l’inflation totale est restée stable, à 3,8 %, l’indice CPI a affiché un rythme de hausse mensuelle plutôt modéré pour un mois d’août. Dès octobre, le ralentissement des prix administrés de l’énergie devrait contribuer, plus nettement, à celui de l’inflation totale. Quant à l’inflation sous-jacente, elle a reflué de deux dixièmes, à 3,5 %. De même, les salaires du mois de juillet, publiés hier, sont, eux aussi, en léger ralentissement.
Pas de quoi, malgré tout, sortir de pays de l’état de stagflation dans lequel il se trouve, ni donner, pour l’heure, davantage de marges de manœuvre à la BoE. Celle-ci sera plus attendue sur la réduction de son « quantitative tightening » que sur une possible baisse de ses taux directeurs, pour le moins improbable.

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Les prouesses technologiques ne font pas la croissance en Chine mais son rayonnement

Les changements et progrès de l’économie chinoise sont réels et indiscutables en matière scientifique, technologique et énergétique. Ils offrent au pays un réel avantage aux entreprises de l’Empire du Milieu que les bourses chinoises et hongkongaises commencent à en prendre en considération, mais ne doivent pas être confondus avec ses performances conjoncturelles. Ces dernières sont toujours sous l’emprise du surendettement et des surcapacités chroniques de production, qui entravent d’autant plus la croissance que la demande mondiale évolue peu et que la guerre commerciale produit ses effets nocifs.
De fait, les données de la nuit sont, une nouvelle fois, d’un bien mauvais cru. Les exportations avaient donné la direction la semaine dernière, les retours en provenance de l’industrie, de l’investissement et des ventes de détail, confirment, toutes, un sérieux coup de frein de la croissance économique du troisième trimestre, après un premier semestre de bonnes surprises. Sans doute faudra-t-il un certain temps avant que les investisseurs parviennent à appréhender ces contradictions d’une histoire éminemment différente de celle qui a fait la performance de l’indice Shanghai par le passé (voir à ce sujet notre présentation du mois de juillet et sa Retransmission vidéo) et qui, aujourd’hui, fait celle du Shenzhen Tech.

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Après les Jolts et le Beige Book, l’ADP en renfort des anticipations de baisse des taux

L’OAT respire ! Les tensions sur les taux souverains américains n’ont pas aidé le marché français ces deux dernières semaines et l’effet apaisant des mauvais chiffres en provenance de la conjoncture américaine est, pour le moins bienvenu… de ce point de vue, au moins. Le rapport Jolts publié hier n’était, déjà, pas des plus encourageants, mais il s’agissait des données du mois de juillet, dont on savait qu’il n’avait pas été bon en terme de créations d’emplois, tout comme les deux précédents, après révisions, lesquelles avaient valu son poste au responsable du bureau statistique… Le Beige Book publié hier soir est, toutefois, venu enfoncer le clou : l’activité dans la plupart des districts était mentionnée comme faible ou inchangée durant le mois écoulé, idem pour l’emploi selon lequel « onze districts ont décrit peu ou pas de changement net dans les niveaux d’emploi, tandis qu’un district a décrit une légère baisse. Sept districts ont noté que les entreprises hésitaient à embaucher en raison d’une demande plus faible ou de l’incertitude ». L’un et l’autre de ces rapports peuvent ne pas être considérés comme sérieux par D. Trump. Ce dernier aura, toutefois, plus de mal à limoger le responsable de l’ADP, organisme privé. Or, son dernier rapport ne met guère l’économie américaine à l’honneur, avec seulement 54 K créations de postes privés en août, moins que les 106 K de juillet et parmi les plus mauvais chiffres de ces dernières années.

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Le surstockage enfle les PMI industriels mondiaux, un mauvais signal pour la suite…

L’indice PMI manufacturier du monde développé s’est nettement redressé en août, à 50,9 après 49,2. Il se situe maintenant dans les mêmes eaux que l’indice global et que son équivalent pour les pays émergents, pourtant soutenu par les très bons indices indiens. L’industrie du monde développé semble renaitre de ses cendres, avec un niveau d’indice PMI qu’elle n’avait pas connu depuis longtemps, période covid. Faut-il y voir les effets de l’essor des politiques de défense, de réindustrialisation ou de la réduction de la dépendance vis-à-vis de la Chine ? Aucun de ces arguments ne semble, aujourd’hui, à l’origine de cette apparente embellie. Le rapport de S&P insiste surtout sur un phénomène de stockage, beaucoup plus plausible compte-tenu du contexte en présence, en particulier des menaces que font peser les mesures protectionnistes de D. Trump sur les perspectives… Une conclusion nettement moins encourageante pour la suite.

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