Usure du côté des consommateurs français, l’épargne n’est pas prête de baisser

La consommation des ménages en biens s’est repliée de 4,6 % en janvier par rapport à décembre, ce qui engendre une croissance nulle sur 12 mois. Un chiffre que l’on aurait considéré comme particulièrement mauvais il y a deux ans mais que l’année 2020 a rendu presque normal, d’autant qu’à première vue, les pertes liées au couvre-feu sont un tiers moindres que celles liées au dernier confinement de novembre. A ceci près que le couvre-feu se prolonge, et pourrait même se transformer en confinement sous peu, et que la corde s’use manifestement du côté des consommateurs.

 

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La déprime devient la nouvelle norme en zone euro

Globalement, les indicateurs de climat des affaires de la commission européenne se redressent légèrement en février. Le sentiment économique composite pour la zone euro gagne ainsi trois points par rapport à janvier, pour s’établir à 93. L’indicateur allemand rebondit, lui aussi, de trois points, à 96, et le français récupère un petit point, à 91 ; un mouvement inverse à celui de l’indicateur INSEE. Parmi les quatre grands pays, seule l’Espagne voit son climat des affaires se replier, de 94 à 91. Pas si mal pourrait-on dire au vu d’une situation sanitaire toujours très tendue. Au mois le mois, peut-être ; en termes de niveaux, beaucoup moins : l’Europe semble s’installer dans une période durable de croissance en sous-régime. C’est fondamentalement préoccupant.

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Le PIB allemand sauvé par les stocks

La publication du détail du PIB allemand est l’occasion d’une révision à la hausse de la croissance outre-Rhin, de +0,1 % selon les premiers chiffres à +0,3 % aujourd’hui, ce qui ne change pas fondamentalement les données annuelles, avec toujours un recul de 5,3 % en moyenne en 2020.

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Quelle vitesse d’amélioration industrielle en Allemagne ?

Envolée du PMI manufacturier, rebond de l’IFO, l’industrie allemande semble sortir de l’ornière. À y regarder de plus près, pourtant, les choses ne sont pas aussi claires. Si le climat des affaires est bien orienté, le verdict issu de ses différentes composantes l’est moins. L’optimisme affiché par les professionnels depuis le début de l’été dernier ne s’est que très partiellement retrouvé dans les données de production. Leurs perspectives, revenues à un plus haut depuis 2018, ne sont pas rigoureusement suivies par les commandes. Leur opinion sur ces dernières, a priori moins perméable aux seules influences du sentiment, est loin de renvoyer un message aussi enthousiasmant. Si l’amélioration de la conjoncture industrielle est bien réelle, la vitesse de la remise à niveau pourrait être moindre que ne le suggèrent les indices synthétiques du climat des affaires les plus commentés.

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L’IFO du même tonneau que les PMI

Le climat des affaires allemand s’améliore légèrement entre janvier et février.  L’indicateur composite de l’IFO passe de 90 à 92, avec une progression des perspectives de l’ordre de trois points, légèrement plus marquée que celle des conditions courantes, qui regagnent seulement un peu plus d’un point. Dans la lignée des PMI de vendredi, l’explication à cette hausse est à chercher du côté de l’industrie, les autres secteurs demeurant à la traine, malgré un très léger mieux. Comme dans le cas de Markit, ces chiffres interrogent. Le détail sectoriel de l’enquête IFO, publié demain, pourrait permettre d’y voir plus clair.

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Flambée des prix producteurs et des ventes de détail américains ; le dollar s’envole

L’année a démarré en trombe aux Etats-Unis avec une envolée de plus de 5 % des ventes de détail nominales et un rebond de 2 % des prix producteurs en janvier. Pas de distorsion particulière pour expliquer ces résultats : les ventes ont fortement progressé dans la plupart des secteurs, comme c’est le cas pour les prix avec, en particulier, une remontée de 1,3 % dans les services, la plus forte hausse mensuelle depuis l’origine de la série en 2009. Si ces données ont peu d’effets sur les taux d’intérêt, c’est sans doute que ces derniers ont pris une certaine avance ces derniers jours. Le dollar réagit davantage avec une progression de 0,5 % de l’indice ICE et un net repli de l’euro, à 1,204USD.

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L’avenir du Royaume-Uni : le grand vide

La fin d’année 2020 n’aura pas été de tout repos pour le Royaume-Uni, entre un accord conclu à l’arrachée avec l’Union Européenne et une flambée des cas de coronavirus. D’un point de vue conjoncturel, c’est évidemment cette dernière qui occupe le devant de la scène, du fait de son impact sur l’activité. Malgré une hausse de 1 % au dernier trimestre, due pour moitié à la constitution de stocks, le PIB britannique s’est contracté de 9,9 % en 2020. Rien d’exceptionnel dans le contexte épidémique en présence quand bien même ce résultat est parmi les plus mauvais en Europe. Sur le plus long terme, en revanche, la question de l’avenir du Royaume-Uni post-Brexit reste entière. Le pays acceptera-t-il longtemps de se plier aux conditions des traités européens pour limiter une casse quasi certaine ou prendra-t-il son envol en recouvrant sa souveraineté et en laissant derrière lui une Europe impotente ? La conclusion du traité de libre-échange du 24 décembre semblait faire pencher la balance en faveur de la première hypothèse avant que Boris Johnson ne revienne à la charge avec son projet de « Singapour sur Tamise » et que Rishi Sunak, le Ministre des Finances, évoque la fin des normes européennes sur la durée maximum de travail hebdomadaire, quitte à déchirer un accord signé quelques semaines plus tôt. Tests ou provocations ? Le Gouvernement britannique semble encore loin d’avoir déterminé sa stratégie pour l’avenir du pays.

 

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Changement de prix relatifs ; pour l’inflation on verra plus tard…

Depuis ses débuts, la crise sanitaire n’a cessé d’entretenir les interrogations sur ses conséquences en matière d’inflation. Dans un tout premier temps, les risques de ruptures d’approvisionnement ont fait redouter une possible envolée des prix des produits de base ; mais les pénuries n’ont pas eu lieu. Dans un second temps, le choc de demande a agité le spectre d’une nouvelle jambe de déflation conforté par la décrue de l’inflation sous-jacente dans de nombreux pays. La vigueur de la reprise économique mondiale au troisième trimestre a néanmoins éloigné ces craintes et, avec l’amorce des vaccinations, l’hypothèse d’une escalade inflationniste a fini par les supplanter. Sur les marchés, les annonces de dispositifs inédits de relance budgétaire ont dopé les anticipations d’inflation tandis que l’envolée des cours des matières premières et la meilleure résistance de l’activité industrielle au regain de crise sanitaire ont fait le reste : ces deux derniers mois, l’indicateur Citi de surprise inflationniste est repassé en territoire positif pour la première fois depuis janvier 2019 et atteint aujourd’hui un plus haut depuis 2017.

Quel diagnostic porter sur ces observations ? L’accélération des prix aujourd’hui observée est-elle frictionnelle ou plus fondamentale et, à ce titre, prémonitoire ? C’est plus à une question de prix relatifs entre industrie et services que nous conduit notre diagnostic à ce stade.

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