Le climat des affaires INSEE s’améliore, à petit pas

L’indicateur INSEE de climat des affaires gagne 6 points en mars pour s’établir à 97, dans la foulée d’une franche amélioration des services pour lesquels la possibilité d’une sortie de crise se précise malgré une situation sanitaire toujours critique. Contrairement aux PMI, l’indicateur INSEE fait du sur place dans l’industrie. Traditionnellement moins perméable aux effets de base, l’enquête nationale semble plus proche de la réalité. Un ensemble, au total, un peu meilleur, qu’il faudra grandement améliorer pour défendre les prévisions de croissance 2021.

 

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Les PMI victimes des effets de base et ça va durer

C’est parti pour trois mois au moins, les indicateurs du climat des affaires décollent et ce n’est pas fini. Attendons-nous à des records impressionnants, proportionnels aux dégâts inédits de la crise sanitaire de l’an dernier. Ceci ne nous renseigne en revanche en rien sur l’évolution en temps réel de la situation économique. La raison ? La référence des entreprises est rarement le mois précédent mais, le plus souvent, le même mois de l’année passée. Cette approche permet notamment de raisonner à périmètre constant, notamment saisonnier. Sauf qu’en l’occurrence le printemps 2020 n’avait rien de normal, plombé par une récession inédite. C’est ce que les économistes appellent effets de base et ceux-ci vont se décliner sur la plupart des indicateurs économiques des prochains mois et semer, c’est quasi certain, une sacrée pagaille pour les analystes et, sans doute, les banques centrales.

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Coup de froid pour l’économie américaine

La production industrielle américaine a subi en février sa première véritable contraction depuis avril 2020, en repli de 2,2 % sur un mois et de 4,2 % sur un an. Sa composante manufacturière baisse, elle, de 3,1 % et retombe aux niveaux d’octobre dernier ; pas franchement en ligne avec les messages renvoyés par les ISM ou autre PMI manufacturiers… Dans le même temps, les ventes de détail reculent de 3 %, après néanmoins une forte révision à la hausse des données de janvier, à 8,7 % contre 6 % initialement publié. Le communiqué de la Fed justifie, en partie, le repli de la production industrielle par les mauvaises conditions climatiques, une raison que l’on peut également appliquer aux données du commerce. La rudesse de l’hiver n’explique cependant pas tout et la langueur du rétablissement industriel interpelle. Alors que les chèques du plan Biden arrivent dans la poche des Américains, sans doute ces mauvais chiffres ne retiendront-ils pas davantage l’attention des marchés, tandis que la FED pourrait s’en servir pour gagner un peu de temps. Pendant ce temps, les prix à la production progressent encore, en hausse de 2,8 % sur un an, avant même que les effets de base ne fassent exploser les données en glissement annuel d’ici peu : les taux à dix ans marquent le coup et remontent à 1,62 % tandis que les 30 ans flirtent les 2,40 %…

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Inflation américaine : les effets pétroliers pointent le bout de leur nez

L’indice des prix à la consommation américain ressort en hausse de 1,7 % sur un an en février, après 1,4 % en janvier. L’inflation énergétique affiche quant à elle sa première variation positive depuis un an, de +2,4 %, et contribue à hauteur de 0,15 point à l’inflation totale, contre -0,25 point en janvier. Voilà qui fait plus qu’expliquer l’accélération constatée sur le deuxième mois de l’année.

Hors énergie et alimentation, l’indice d’inflation affiche une hausse sur un an de 1,3 %, après 1,4 % le mois dernier. Le ralentissement des prix des biens explique ce léger repli. La flambée des prix des véhicules d’occasion, principale cause de l’accélération des prix des biens hors énergie du second semestre, perd de sa vigueur ; leur hausse annuelle retombe à 9,3 % après 10 %. Quant aux prix des services, ils sont globalement stables, à +1,3 % en glissement annuel, avec toujours une très faible hausse mensuelle des loyers (0,1 %) dont la progression annuelle tombe davantage, à 1,5 % un plus bas depuis 2011.

Les prix de l’alimentation remontent de 0,2 % en février ce qui permet à leur évolution annuelle de ralentir très légèrement à +3,6 %.

 

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Des encouragements du côté de l’industrie française

La production industrielle française et sa composante manufacturière progressent toutes deux de 3,3 % en janvier par rapport à décembre. La production manufacturière n’affiche plus qu’un retard de 2,6 % sur ses niveaux de février 2020. C’est un peu mieux, par exemple, qu’en Allemagne, où celui-ci est de 3,8 %. Des nouvelles plutôt rassurantes sur la bonne tenue du secteur secondaire, qui hissent l’acquis de croissance manufacturier du premier trimestre à 2,7 %. La forte contribution de la pharmacie aux données de janvier (le secteur explique la moitié de la hausse de l’ensemble manufacturier) vient nuancer ce constat. Les secteurs clés de l’activité industrielle française de l’aéronautique et de l’automobile sont encore à la traine.

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Éclaircie sur le front des commandes à l’exportation allemandes

Les commandes allemandes ont progressé de 1,4 % en janvier, soit une hausse de 2,4 % seulement en comparaison de janvier 2020 qui avait été dopé par la paralysie chinoise. Le rebond est également insuffisant pour compenser la baisse de 2,2 % en décembre. Surtout, le recul des commandes domestiques pour le deuxième mois consécutif témoigne, comme les ventes publiées mardi, d’une situation intérieure encore très handicapée par la pandémie et -peut-être- la remontée de la TVA- ; un constat qui n’est pas sans conséquence au-delà même du seul secteur des biens. En revanche, les commandes étrangères ont compensé cette dégradation domestique et continuent à être un précieux soutien pour l’économie allemande… pas sûr cependant que ce soit suffisant pour maintenir, dans l’immédiat, la croissance à flot.

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L’inflation se stabilise à 0,9 % en zone euro en février

L’inflation en zone euro se stabilise à son niveau de janvier, de 0,9 % sur 12 mois. Outre le ralentissement des prix des services, à 1,2 % après 1,4 %, et la stabilisation de l’inflation alimentaire, à 1,4 %, la hausse des prix énergétiques et le recul de ceux des biens se neutralisent.

  • Les prix énergétiques se reprennent, du fait notamment des effets de base pétroliers. Ainsi, leur recul sur 12 mois n’est plus que de 1,7 %, contre 4,2 % en janvier. Du fait de ces mêmes effets de base, l’inflation énergétique devrait accélérer franchement dans les mois à venir, entraînant avec elle l’inflation totale.
  • L’inflation des biens retombe quant à elle de 1,5 % en janvier à 1 %. Son recul français, de plus d’un point, dénote avec la stabilité de l’Allemagne et de l’Italie. Le report des soldes dans l’Hexagone, mais aussi dans d’autres pays comme la Belgique, semble expliquer une bonne part de ce tassement.

À ce stade donc, pas grand-chose pour alimenter les craintes de résurgence inflationniste en zone euro. Si les effets énergétiques sont imparables et amenés à s’amplifier dans les tout prochains mois, les détails à ce stade disponibles sur les biens hors énergie et les services ne suggèrent aucun risque patent.

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Consommation allemande : janvier comme avril dernier

Plombée par le reconfinement et la fin de la TVA à taux réduit, la consommation allemande de biens se replie fortement en janvier. Les ventes de détail hors automobile reculent de 4,5% après une première chute, de plus de 9 %, en décembre, et atteignent leur plus bas niveau depuis avril dernier. Par rapport à janvier 2020, le recul enregistré est de 8,7 %, le plus fort depuis la réunification. Corrigée des effets saisonniers et calendaires (janvier 2020 comptait notamment un jour ouvré supplémentaire), la variation sur 12 mois est de -5,5 %, une chute aussi importante, donc, qu’au cœur de la première vague.

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