BMG décembre 2021 – Immobilisme de la conjoncture mondiale

Notre baromètre économique global stagne pour le troisième, voire, le quatrième mois consécutif à 0, après révision du chiffre de novembre initialement ressorti à 0,2. Les indicateurs détaillés ne connaissent pas non plus de bouleversement, tous dans la zone neutre. Notre indicateur d’inflation se tasse de nouveau très légèrement, toujours cependant en zone positive, à 0,8 après 0,9, malgré des tendances disparates entre les régions sous revue, zone euro toujours en légère accélération, au contraire des autres.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Industrie franco-allemande : recherche désespérément éléments de réconfort…

On avait l’espoir d’un léger rebond de l’activité industrielle en fin d’année dernière, las ! en novembre, la production industrielle s’est contractée de 0,4 % en France et de 0,2 % en Allemagne. Des pertes somme toute minimes mais des pertes toujours, témoins d’une situation encore très déprimée en dépit d’un léger mieux du côté automobile. Les données de consommation sont un peu meilleures, en hausse de 0,8 % pour les achats des ménages français et de 0,6 % pour les ventes de détail hors automobiles en Allemagne. Mais face à l’inertie de la production, ce sont les importations qui en retirent les plus grands bénéfices ! Le tout reste donc assurément médiocre. Il faut espérer que les services aient soutenus un peu plus vigoureusement la croissance du PIB du dernier trimestre avant d’avoir été rattrapés par la nouvelle vague d’épidémie. Tout ceci n’est assurément pas de meilleur augure.

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’ISM manufacturier recule, l’opinion sur les prix s’effondre

Omicron oblige, l’opinion des entrepreneurs n’était pas forcément au beau-fixe en décembre. Malgré cela, le climat des affaires ISM dans l’industrie manufacturière ne perd qu’un peu plus de deux points, à 58,7, et demeure en zone d’expansion. De légères baisses sont également à signaler du côté des opinions sur les nouvelles commandes, les stocks et les perspectives de production. Par rapport aux mois précédents, cependant, ce sont les évolutions sur les fronts des prix et de l’approvisionnement qui frappent. En effet, bien que la majorité des secteurs continuent de rapporter des hausses de prix et des pénuries, celles-ci semblent bien moindres qu’au cours des mois précédents. L’opinion sur les prix payés passe de 82,4 à 68,2, tandis que celle sur les délais d’approvisionnement passe de 72,2 à 64,9.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’IFO allemand de retour à ses bas niveaux de début d’année

Une année (presque) perdue : l’indicateur composite de l’IFO recule de deux points pour s’établir à 94,7, son plus bas niveau depuis février dernier. Comme pour les PMI hier, on observe un léger soulagement du côté des perspectives manufacturières qui, si elles se confirment, alimentent la possibilité d’un premier semestre 2022 un peu meilleur sur le front industriel. Cette bonne nouvelle relative ne fait cependant pas le poids face au déclin des services causé, sans aucun doute, par la situation sanitaire. Au total, la baisse continue de l’indicateur composite de l’IFO ces trois derniers mois suggère un dernier trimestre difficile. L’institut prévoit un déclin du PIB de 0,5 % pour cette période et il est, à l’évidence, de plus en plus difficile d’envisager que l’Allemagne échappe à une récession.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Climats des affaires : quelques bonnes nouvelles, balayées par la Vème vague

Les problèmes sur le front de l’approvisionnement, principal handicap industriel de ces derniers mois, semblent s’atténuer: le rapport de Markit pour l’Allemagne fait état d’une légère réduction des goulots d’étranglement, tandis que les perspectives de production se reprennent en France, notamment dans l’automobile, selon l’enquête INSEE. Conséquence, les climats des affaires manufacturiers résistent, partout, plutôt bien, voire s’améliorent très légèrement, comme en Allemagne. Cependant, la cinquième vague de covid arrive et, avec elle, ses difficultés pour les activités de services. Sans surprise, les indicateurs de l’INSEE montrent un très fort recul du climat des affaires dans l’hôtellerie-restauration, secteur le plus touché à chaque dégradation de la situation sanitaire. On peut supposer qu’il en est de même un peu partout.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’inflation fait tache d’huile : après les Etats-Unis, le Royaume-Uni… et les autres

Les Etats-Unis ont amorcé le mouvement, la zone euro a suivi et il n’est pas surprenant que le Royaume-Uni fasse de même : les facteurs d’inflation se multiplient et la hausse des prix, outre-Manche, atteint 5,1 % en novembre, un point de plus qu’en octobre. Pour les mois précédents, nous avions identifié quelques « postes » et souligné leur caractère temporaire : hôtellerie et restauration (touchés par les effets taxes), énergie (pétrole et hausse des prix administrés du gaz et de l’électricité) et transports. Cela ne suffit clairement plus à expliquer les dernières données en accélération dans presque tous les secteurs. Rien d’étonnant à cela. Les phénomènes similaires sont en place partout, au rôle spécifique près des plans de relance aux Etats-Unis qui, bien qu’ayant exacerbé le mouvement inflationniste ne suffisent pas à faire de ce cas une exception. Après le Royaume-Uni, il faut sans doute s’attendre à une nouvelle poussée des prix dans les autres pays européens.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’inflation américaine, toujours plus haute, à quelques jours du FOMC…

L’inflation américaine continue d’accélérer en novembre et gagne 0,6 point, à 6,8 % en glissement annuel, à raison d’une hausse mensuelle de 0,8 % (CVS), à peine moins élevée que celle d’octobre (0,9 %). Les effets attendus du recul des prix du pétrole n’ont pas eu lieu ; l’inflation énergétique passe de 30 % à 33 % l’an. Idem pour les véhicules d’occasion dont l’indice des prix atteint un nouveau plus haut, ce qui contribue à enfler d’un point l’inflation annuelle des biens, à +9,4 %. Les prix alimentaires ajoutent encore à ces effets et remontent de 5,3 % à 6,1 % l’an. Quant aux prix des services, leur accélération est plus limitée mais l’indice progresse de 3,4 % sur un an, soit un dixième de point de plus qu’en octobre, notamment, sous l’effet de l’accélération des loyers. Preuve, cependant, d’une diffusion de plus en plus large, la composante sous-jacente hors immobilier et véhicules d’occasion atteint 4,1 %, contre 4 % le mois dernier.

 

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’automobile redonne une bouffée d’oxygène à l’industrie en octobre

+3,2 %, la hausse mensuelle de la production manufacturière d’octobre n’a pas été aussi forte depuis douze mois en Allemagne. La bonne surprise tient quasi-intégralement au secteur automobile, en progression de 12,5 %. Si des signes avant-coureurs de cette respiration ont bien été notés ces dernières semaines, décrispation du marché des semi-conducteurs et rebond de la production américaine notamment, la surprise reste de taille, au vu par exemple des détails sectoriels de l’enquête IFO. Une hirondelle ne fait naturellement pas le printemps, surtout en ces temps troublés. Les industriels allemands ont peut-être pris les devants dans la perspective de possibles perturbations sanitaires à venir. La bonne nouvelle est qu’ils ont, néanmoins, pu produire plus et qu’ils sont donc moins gênés par les pénuries. De facto, s’agissant d’un secteur-clé dont les intrants représentent environ 80 % de la production, la chaîne en amont et en aval de l’automobile en profite. Les bonnes statistiques du commerce extérieur chinois de ce matin ne sont vraisemblablement pas étrangères à ce rattrapage de l’automobile mondiale. Suffisant pour revoir l’avenir sous un nouveau jour ? Les marchés y croient, les banques centrales suivront-elles ?

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre