Japan Bull Markets Die of Anemic Demand

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Japan’s reflation campaign looks impressive. Unfortunately, it is unlikely to work.

True, the substantial depreciation of the yen brought about by the BoJ policy of massively injecting liquidity into the system has driven up corporate profits since the start of the year—even way up in some cases. But this competitive surge has had such a depressive effect on other economies in the region that they now offer a shrinking market for Japanese goods. In fact, what Japan is exporting may well be its own deflation, and to a degree at least commensurate with the inflation target set by the government.

So what can be expected of “Abenomics” if it fails to engineer a rebound in exports? Domestic forces certainly won’t generate inflation: population aging has already done serious damage to the country’s growth potential, and encouraging mass immigration—the only policy with a chance of reversing that trend—is simply not on the government agenda today.The other measures announced will therefore be about as effective in boosting potential output as a band-aid on a wooden leg. With its supply-side bias, the Abe administration’s strategy will have no lasting impact on growth unless it succeeds in re-igniting demand.

All this makes it hard to buy into the current stock market enthusiasm. The Nikkei bull run since last December just doesn’t square with the persistently bleak outlook for the Japanese economy. What follows is a new analysis of this issue by Frank Benzimra, one that concludes with the firm recommendation to dump Japanese equities.

Les artifices peu convaincants des «Abenomics»

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Aussi impressionnants soient-ils, les efforts de reflation du Japon ont peu de chances de porter leurs fruits.

La stratégie d’injections massives de liquidités par la BoJ a, certes, occasionné une dépréciation exceptionnelle du yen dont les conséquences sur les marges des entreprises sont, à certains égards, spectaculaires depuis le début de l’année. Mais les effets dépressifs de ce choc compétitif sur les autres pays de la région sont tels qu’ils ternissent, en retour, les perspectives à l’exportation du Japon. Le risque que le Japon exporte sa propre déflation en dehors de ses frontières est, ainsi, au moins aussi élevé que l’objectif d’inflation recherché par les autorités.

Or, sans la capacité d’impulser un renouveau à l’exportation, que peut-on espérer de la stratégie du gouvernement Abe ? L’inflation ne viendra assurément pas de l’intérieur du pays tant le potentiel de croissance est endommagé par les effets du vieillissement de la population quand, le seul changement à même de contrer ces effets démographiques, à savoir l’ouverture du Japon à une immigration massive, ne figure pas au programme du gouvernement.

Les autres mesures promises pour restaurer la croissance potentielle du pays s’apparentent dès lors à un cataplasme sur une jambe de bois. Assise sur le développement de l’offre, la stratégie mise en place par la nouvelle équipe au pouvoir ne pourra avoir aucun effet durable sur la croissance si elle échoue à restaurer la demande.

Difficile dès lors d’acheter l’enthousiasme des marchés financiers. L’envolée du Nikkei depuis le mois de décembre n’est guère compatible avec les perspectives toujours très détériorées de l’économie japonaise. Nous publions aujourd’hui une nouvelle analyse de Frank Benzimra sur ce sujet dont la conclusion sans appel est de vendre le marché japonais.

The Euro Area on its Own—With Some Heavy Lifting to be Done

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The recession in the euro area is almost officially over, but that doesn’t mean the economy is back to normal—far from it. As long as no structural growth policies are enacted, the outlook for the EMU will remain grim and member states will have as much trouble meeting their fiscal targets as before. This leaves just two options open. Either Europe reverts to austerity—in which case the recovery will collapse and we’ll be in for another slump with highly unpredictable consequences—or the ECB completely overhauls its policy stance. The latest developments in the international arena make this second option increasingly likely.

La zone euro, dorénavant, face à elle-même, devra redoubler d’efforts

Alors que la fin de la récession en zone euro est aujourd’hui quasiment actée, la normalisation de la situation économique est, elle, loin de l’être. En l’absence de politique de croissance structurelle, les perspectives de la zone euro restent désespérément affaiblies et la capacité des pays de la région à tenir leurs engagements budgétaires, toujours très réduite. Dans de telles conditions, de deux choses, l’une : soit l’austérité fait son retour et la reprise flanchera pour déboucher sur une nouvelle crise aux effets largement imprévisibles, soit la BCE modifie plus radicalement sa politique. La tournure récente de l’environnement international accroît la probabilité de cette dernière option.  Lire la suite…

Bernanke et le piège d’un taux de chômage à deux visages

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La dernière fois où l’économie américaine a franchi le seuil d’un taux de chômage de 6,5 % à la baisse, les États-Unis connaissaient une croissance de l’ordre de 3 %, les dépenses réelles des ménages progressaient à un rythme proche de 4% par an, les créations mensuelles d’emploi frisaient les 300 000 et la croissance annuelle des salaires était légèrement supérieure à 2,5 %. C’était en mars 1994, ou, dans des conditions semblables, en mars 1987, voire en décembre 1977. Dans chacun de ces cas, le degré d’utilisation des ressources en main d’œuvre et en capital était proche de son potentiel et justifiait un durcissement plus ou moins marqué des conditions monétaires, qui chaque fois s’est traduit par un cycle de hausse des taux. L’épisode 2003-04 est assez différent. Non seulement le taux de chômage s’était installé sous la barre des 6,5 % depuis une dizaine d’années mais les signes avant-coureurs d’un risque de surchauffe étaient totalement absents du panorama conjoncturel. C’est ainsi, à la mi-2004 seulement, alors que le taux de chômage oscillait à un niveau moyen de 5,5 % que la Fed entama son cycle de hausse des taux. A posteriori, cet ajustement tardif fut considéré par beaucoup comme une erreur, en partie à l’origine de la formation de la bulle immobilière, dont on connaît aujourd’hui l’issue.

Ainsi, lorsqu’il y a quelques mois, la Fed dut donner des indications sur ce qui guiderait l’orientation future de sa politique monétaire, il ne fait aucun doute que ce niveau de 6.5% du taux de chômage est apparu suffisamment pertinent pour occuper une place de choix dans la gestion du dispositif de sortie de sa politique quantitative.

Les interrogations sur la justesse de ce choix n’en restent pas moins entières, car derrière un même taux de chômage pourrait bien se cacher, aujourd’hui, une situation beaucoup plus fragile que celles habituellement observées dans des circonstances passées, apparemment semblables. 

Bernanke and the Fool’s Gold of Falling Unemployment

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The last time U.S. unemployment fell below the 6.5 percent mark, the country’s GDP was growing at an annual clip of about 3 percent, real household spending was rising at nearly 4 percent a year, monthly job creation was flirting with 300,000, and annual wage growth was just over 2.5 percent. That was back in March 1994, but similar conditions prevailed in March 1987 and in December 1977. Each time around, labor utilization and capacity utilization were close to potential output—making monetary tightening to one degree or another the right choice. And each time around, a cycle of higher interest rates duly ensued. But in 2003 and 2004, the economic climate was entirely different. Not only had the jobless rate been stuck below 6.5 percent for about a decade; there wasn’t a single blip on the radar screen to suggest that the economy might overheat. So it wasn’t until mid-2004, with unemployment hovering at around 5.5 percent, that the Fed initiated a rate-raising campaign. A good many pundits would later criticize this belated adjustment, identifying it as a major inflator of the now-infamous real estate bubble.

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Thus, when it came time a few months ago to provide forward guidance on monetary policy, the Fed understandably selected the 6.5 percent unemployment mark as a key criterion for when and how to taper its quantitative easing program.

Even so, this policy choice raises a whole host of questions. A given jobless rate may in fact reflect a much shakier economy today than it would have during previous, seemingly similar periods. 

Scénario 2013-14 : pas d’effet ketchup

Si l’amélioration des perspectives en zone euro est bien venue, les freins structurels à la croissance mondiale sont trop nombreux pour envisager une véritable embellie des conditions économiques internationales à horizon 2014. A respectivement 3,1% et 3,3%, nos prévisions de  croissance pour cette année et l’an prochain sont dans la lignée de 2012 et ne laissent aucune place pour un retour de l’inflation ou un crash obligataire. 

Du côté des bonnes nouvelles : les inquiétudes majeures du début d’année sont écartées

  • En zone euro : le climat de confiance des ménages s’améliore au fur et à mesure de l’atténuation des politiques d’austérité ; les échanges intra régionaux devraient prendre le relai, sous peu ; la zone euro sort de récession avant la fin de l’été.
  • L’économie américaine surmonte les effets du fiscal cliff : la reprise immobilière n’est plus contestable, richesse des ménages et profits des entreprises culminent sur des records historiques, le chômage reflue.

Du côté des moins bonnes : les freins structurels à la croissance se multiplient  

  • L’Europe se stabilise mais ne redémarre pas. Le changement de cap de la politique économique est beaucoup trop tardif et trop timoré, les questions clés sur l’avenir de la zone euro restent entières.
  • Les perspectives américaines sont pénalisées par les faibles gains de productivité et le bas niveau du taux d’épargne. Le haut niveau des profits des sociétés ne suffit pas à envisager d’accélération suffisante des créations d’emplois, les effets richesse sont contraints par le bas niveau du taux d’épargne des ménages. Nos prévisions sont revues à la baisse à 2,2 % pour 2014.
  • L’impulsion de politique économique dont aurait besoin l’économie mondiale n’aura pas lieu. Les actions désordonnées ont réduit leur portée des initiatives monétaires. La force de frappe est dorénavant très limitée.
  • Les insuffisances structurelles des pays émergents sont de plus en plus handicapantes. La transition chinoise est compliquée par la perte trop rapide du soutien à l’exportation ; l’inflation endémique refait surface dans les autres grands pays émergents.

Un scénario mondial en demi-teinte : l’horizon se dégage trop peu pour évacuer les risques 

  • Peu de changements à notre scénario 2013 mais une nette révision à la baisse pour 2014
  • La croissance mondiale revue à 2,9 % pour 2013 et 3,3 % pour 2014, contre respectivement 3,1 % et 4,1 % en janvier
  • Nettes révisions à la baisse de nos prévisions  2014 sur la Chine et le Brésil, à respectivement 7 % et 3 % au lieu de 7,5 % et 4 % en janvier
  • Crash obligataire ? Pas pour tout de suite
  • Le coup de mou de la croissance américaine au second semestre prévient un retrait trop rapide du soutien monétaire de la Fed
  • Les taux longs américains se stabilisent sous les 2,5% jusqu’à la fin de l’année. L’instabilité s’accroît l’an prochain alors que le taux de chômage américain reflue vers 6,5 %
  • Devises : l’euro reste ferme, à 1,35 USD d’ici la fin de l’année. Notre prévision est revue à la hausse pour 2014
  • Des marchés d’actions plus vulnérables à la faible croissance structurelle

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Outlook 2013-2014 : No Spectacular Upswing in Sight

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The Eurozone outlook looks brighter and this is good news. Unfortunately the world economic outlook remains constrained by structural weaknesses. Our forecasts, at respectively 3.1% and 3.3% for 2013 and 2014, remain in the low range established for 2012, thus removing any doubts about the risks of inflationary pressures or of a bond crash.

On the positive side: the concerns we had in the beginning of this year are no longer looming over us

–  In the Eurozone, consumer confidence is picking up as austerity policies get phased out.  Intra-regional trade should progress and the Eurozone should recover from recession by the end of the year.
– The U.S. pulls back from the fiscal cliff and real estate market recovery is no longer in doubt. Household wealth and corporate profits are at a historic high, while unemployment is declining.

On the negative side: structural restraints to growth are multiplying

– Europe is out of the woods, but not on the path to growth. The economic policy shift came too late and is too fainthearted. The crucial questions on the euro area’s future have yet to be answered.
– The U.S. outlook is penalized by insufficient productivity gains and low savings rate. High profit levels won’t be able to considerably accelerate job growth and the wealth effect is constrained by the historic-low level of personal savings. We revised downward our forecasts from 2,7% to 2.2% for 2014.
– The lack of coordination has limited the impact of monetary policy moves and there was no real considerable global economic stimulus.
– The structural inadequacies of emerging economies have become an increasing handicap. The Chinese transition will take time as it can’t be as rapid as the rate at which exports decrease. Endemic inflation in other major emerging markets is coming back.

Outlook for 2014: too little improvement to take risk off the agenda

– Not much change in our scenario for 2013, but a sharp downward revision for 2014.
– Global growth revised down to 2.9% in 2013 and 3.3% in 2014, from an earlier estimate of respectively 3.1% and 4.1%.
– Our forecasts regarding China and Brazil growth have also been downwardly revised. They are respectively at 7% and 3%, instead of, as predicted in January, at 7.5% and 4%
– Bond market crash? Not in the short run.
– Flagging U.S. growth in the second half of the year will keep the Fed from pulling back too soon.
– Long-term yields in the U.S. will stop rising, settling in below the 2.50% mark until year-end. Instability of the bond market will be on the increase next year despite low growth, as U.S. unemployment falling to around 6.5%.
– The euro will remain firm, at 1,35 USD by the end of the year. Our forecasts have been upwardly revised for 2014.
– Stock markets should become more vulnerable to weak structural growth.