Beaucoup d’emplois, moins de salaires…Le rapport sur l’emploi de février devrait requinquer le dollar

C’est, a priori, le meilleur rapport que l’on pouvait escompter avec une solide vigueur des créations d’emplois en février (313K) et un mois de janvier révisé à la hausse (239K) sans stress d’inflation salariale :

  • la croissance annuelle des salaires est revue à la baisse 2,8 % en janvier et ressort à 2,6 % en février
  • le taux de chômage est stable à 4,1 % grâce à une remontée du taux de participation.

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A la tête de la BCE, les colombes conservent la main et ne concèdent que des ajustements cosmétiques

La question était : la BCE supprimera-t-elle de son communiqué son biais accommodant exprimé dans la formulation introduite en 2016 selon laquelle « si les perspectives deviennent moins favorables, ou si les conditions financières ne permettent plus de nouvelles avancées vers un ajustement durable de l’évolution de l’inflation, nous sommes prêts à accroître le volume et/ou à allonger la durée du programme d’achats d’actifs (asset purchase programme, APP) » au-delà du mois de septembre.

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SAVE THE DATE – 20/03/18

A l’occasion de la mise à jour de notre scénario, nous avons le plaisir de vous convier à notre présentation petit-déjeuner trimestrielle :

Sans relais des politiques publiques, dix années de politiques quantitatives des banques centrales ont abouti à une situation où l’inflation des prix d’actifs constitue la principale limite à celle des biens et des salaires.

Pour quelles perspectives ?

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Zoom arrière Février 2018 – Une page se tourne sur les marchés financiers

La remontée des taux d’intérêt a fini par rattraper les indices actions, faisant du mois de février le plus mauvais depuis janvier 2016 avec un repli du MSCI monde de 4,3 % consécutif à la baisse généralisée des marchés obligataires en début de mois et à une envolée de la volatilité. Après une première jambe de repli en début de mois, la confiance n’est pas parvenue à reprendre le dessus et, malgré une tentative de récupération, février s’est terminé dans un contexte de fébrilité renouvelé des marchés. Au-delà des craintes de remontée trop rapide de l’inflation et des taux d’intérêt, l’annonce par le Président américain de sa volonté d’appliquer de fortes hausses des droits de douanes sur les importations américaines d’acier a lourdement sanctionné les valeurs concernées et ravivé les inquiétudes de guerre commerciale.

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OMB February 2018 – Our barometers of activity and inflation collapse

Our activity indicator fell into negative territory in February (-0.4), because of weaker economic indicators in all regions we cover, except for the USA. Barring investment, all components of our barometer saw declines of varying extents. Our inflation indicator fell sharply, from +1.1 in January to -0.3 in February, its lowest level since May 2017, partly due to lower oil prices.

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ECB: forced to miss its turn again households_confidence

Following the last monetary policy meeting on 25 January, there had been an increasing number of statements suggesting growing discomfort with the status quo advocated by Mario Draghi and his chief economist Peter Praet. Looking at the various comments, and particularly the optimistic tone of Benoît Cœuré, it seemed that the ECB would soon adjust its policy to provide less support to the economy. Since its asset purchase programme was scheduled to last until late September, many expected that, this spring, the ECB would state its intention to end the programme, and some even thought that it would mention a possible timetable for raising official interest rates in 2019. It therefore seemed that rates would rise, the yield curve would steepen, banks would enjoy better conditions and the euro would continue rising. However, the resulting euphoria did not last long. With a few days to go until the 8 March monetary policy meeting, the prospect of the ECB changing direction seems increasingly remote.

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La BCE contrainte une nouvelle fois de passer son tour

Les déclarations s’étaient multipliées après le dernier comité de politique monétaire du 25 janvier, suggérant un inconfort croissant à l’égard du statu quo alors privilégié par Mario Draghi et son économiste en chef Peter Praet. À analyser les différentes interventions, l’optimisme de Benoît Cœuré en particulier, la BCE ne tarderait pas à modifier le cap de sa politique en faveur d’une réduction de son soutien à l’économie. Son programme d’achat d’actifs étant programmé pour s’étendre jusqu’à la fin du mois de septembre, nombreux s’attendaient à ce que la BCE précise dès le printemps son intention d’y mettre définitivement fin, certains envisageant même qu’elle évoque un possible agenda de remontée de ses taux directeurs pour 2019. Les taux futurs pouvaient donc se redresser, la courbe des taux se pentifier, le secteur bancaire célébrer l’approche de jours meilleurs et l’euro poursuivre sa course à la hausse…

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RCM mars 2018 – Derniers râles du scénario de reflation

Le regain de tensions et de volatilité des marchés financiers de la première quinzaine de février semble, en apparence, avoir été digéré. Après avoir perdu 9 % de sa valeur entre son point sommet historique du 26 janvier et le 8 février, l’indice MSCI mondial avait récupéré 3,5 % en fin de mois, en même temps que la plupart des tendances de marché susceptibles d’accréditer le scénario de reflation avaient repris le dessus. Nous restons dubitatifs par rapport à ces tendances, privilégiant un scénario de regain de tensions sur les marchés boursiers, dorénavant moins soutenus par le momentum des données économiques (voir à ce sujet notre baromètre) et par les fondamentaux du marché pétrolier. 

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