Protectionism does not necessarily go hand-in-hand with inflation

The aggressive protectionist measures announced by the US president over the past few days have generally been perceived as a prime inflationary threat. The reasoning is rather logical. An increase in import tariffs on non-substitutable goods that enter the production processes of key economic sectors or are purchased directly by US consumers will cause the price of those goods to rise. In addition, (i) the US balance of payments is likely to deteriorate and push down the dollar, and this might be exacerbated by potential difficulties in external financing, and (ii) the rest of the world might retaliate against the announced US measures, creating a domino effect. In theory, this combination is the perfect inflationary cocktail. How then can we explain that the markets have not shown greater expectations of inflation?

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Le repli des taux d’intérêt, un répit probablement de courte durée pour les bourses

La détérioration des nouvelles sur le front de la conjoncture économique et l’absence de quelconques signes d’inflation ont fini par avoir raison des anticipations et par faire flancher les taux longs. Après avoir franchi le niveau de 3 % le 1er février et être monté jusqu’à 3,22 % trois semaines plus tard, le rendement des T-bonds américains à 30 ans est redescendu à moins de 2,98 % cette semaine. Alors que les inquiétudes relatives à une remontée plus rapide que prévu de l’inflation et des taux directeurs de la FED avaient provoqué un vif regain de volatilité sur les marchés mondiaux début février, l’accalmie de ces derniers jours a apporté un peu de soutien aux indices boursiers. Il est peu probable, toutefois, que les marchés s’accommodent longtemps du changement de perspectives qu’implique le retournement des marchés obligataires. Si, dans notre scénario, l’anticipation d’un repli des taux d’intérêt joue un rôle majeur pour temporiser la correction attendue des bourses mondiales, il semble difficile, cependant, d’en espérer davantage.

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Protectionnisme est-il forcément synonyme d’inflation ? La réponse ne coule pas de source

Les agressions du président américain à coup de sanctions protectionnistes de ces derniers jours sont généralement perçues comme une menace inflationniste de premier rang. Le raisonnement, ici, est assez logique : le relèvement des tarifs douaniers de biens non substituables, entrant dans le processus de production de secteurs-clés de l’économie ou directement consommés par les consommateurs américains, fera flamber les prix des biens concernés. Ajoutons à cela 1- le risque accru de baisse du dollar que suggère la détérioration à venir des comptes extérieurs américains, potentiellement exacerbée par des difficultés éventuelles de financement extérieur des Etats-Unis, 2- les effets de propagation que pourraient avoir les répliques du reste du monde aux annonces américaines ; et nous avons, en théorie, un cocktail inflationniste parfait. Comment, dès lors, expliquer que les anticipations d’inflation des marchés ne réagissent pas davantage à ces développements ?

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Scénario trimestriel – Mars 2018 – Le pari perdu de la reflation financière

Sans relais des politiques publiques, dix années de politiques quantitatives des banques centrales ont abouti à une situation où l’inflation des prix d’actifs constitue la principale limite à celle des biens et des salaires.
Pour quelles perspectives ?

Contenu :

  • Panorama global
  • Mise à jour des prévisions d’activité et d’inflation
  • Mise à jour des prévisions de taux d’intérêt et de taux de changes
  • Recommandations et allocation d’actifs

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Nette détérioration des perspectives à l’exportation du ZEW allemand

L’indice ZEW du climat des affaires poursuit sa correction à la baisse en Allemagne en mars sous l’influence d’un nouveau repli des anticipations, retombées à 5,1, leur plus bas niveau depuis l’automne 2016. L’indice des conditions courantes, pour sa part, plafonne à deux doigts de ses records historiques. Pour autant, cette dernière information importe moins que la première. L’évolution de l’indice des perspectives du ZEW est généralement un indicateur très fiable des tendances à venir, notamment par rapport à l’IFO.

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L’inflation aux abonnés absents. Jay Powell risque-t-il de mettre le feu aux poudres ?

L’inflation, c’était sûr, ferait son retour. Non seulement l’activité économique s’améliorait rapidement sur fond de remontée des cours du pétrole mais la politique de Donald Trump, à coup de vaste réforme de la fiscalité et de protectionnisme, ne tarderait pas à attiser les effets inflationnistes de la chute du dollar. De trois hausses de taux directeurs prévues par la FED jusqu’alors, les marchés n’hésitaient pas à envisager un, voire deux crans de plus. Fin février, la probabilité d’un relèvement des fed funds à 2,25 %-2,50 % d’ici la fin de l’année était de 25 % sur les marchés à terme américains ; les taux à 30 ans, qui avaient franchi un mois plus tôt le niveau de 3 %, s’élevaient à 3,20 % pour la première fois depuis l’été 2015 et la courbe des taux, en phase de repentification, redonnait de la latitude la FED. Moins de trois semaines plus tard, le paysage semble avoir bien changé et les perspectives qui prévalaient alors s’éloignent de plus en plus. Après avoir laissé entendre que le relèvement des taux directeurs de la FED pourrait se faire plus vite que prévu, Jay Powell va-t-il franchir le pas cette semaine et annoncer un changement du scénario de la FED ?

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The kind of US employment report we like!

The reflation scenario that markets have been hoping for since mid-December is very sensitive. It needs just enough growth but not too much inflation, because this would run the risk of a sudden change in monetary policy. And the high valuations prevailing on the world’s stock and bond markets would probably not survive such a change. Last month’s employment report was rather negative in this regard, with a relatively mediocre rate of new job creation accompanied by an acceleration in wages. Although modest, this movement toward higher wages convinced many market observers that there was an increased risk that the Fed would raise its rates quicker than expected (for more on this topic, please see Slightly more jobs and wages in the USA, but much more risk for the bond market, dated February 2).

Today’s report was much better, maybe even good enough to suggest the dawn of a more virtuous phase of the US business cycle.

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Le marché de l’emploi américain, comme on l’aime !

Le scénario de reflation tel qu’espéré par les marchés depuis la mi-décembre est hautement susceptible. Il lui faut suffisamment de croissance mais pas trop d’inflation afin d’échapper au risque d’un changement de cap monétaire précipité que le haut niveau de valorisation des actions et obligations mondiales rendrait probablement insupportable. Le rapport sur l’emploi du mois dernier était à ce titre plutôt négatif, avec un rythme de créations d’emplois relativement médiocre accompagné d’une accélération des salaires qui, bien que modeste, avait convaincu bon nombre d’observateurs d’un risque accru de remontée plus rapide des taux d’intérêt de la FED (voir à ce sujet Un peu plus d’emplois et de salaires, beaucoup plus de risque obligataire, du 2 février).

Celui d’aujourd’hui est autrement meilleur, potentiellement à même de suggérer l’amorce d’une nouvelle donne plus vertueuse du cycle américain.

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