Guerre de tranchée entre les taux et les actions

Si, nombreux voient dans le bas niveau persistant des taux d’intérêt la principale explication à la bonne tenue des actions, les distorsions observées entre ces deux marchés ces dernières semaines ne peuvent guère être considérées comme durables et le risque d’un changement abrupte de perception d’un marché ou de l’autre s’en trouve incontestablement accru. Les données publiées ce mercredi aux États-Unis, ajoutées à celles de la semaine dernière en provenance du marché immobilier, pourraient avoir constitué les premiers éléments déclencheurs d’un environnement plus propice à une hausse des taux futurs.

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IFO Allemand : il va falloir être patient

L’indicateur IFO du climat des affaires en Allemagne reste pour le moins timide. Après un rebond généralisé des perspectives en octobre, les résultats sont nettement plus mitigés ce mois-ci, notamment pour ce qui concerne la situation de l’industrie. En novembre, l’opinion des industriels allemands sur la situation courante signe, en effet, un nouveau plus bas de 9 ans, à 90 points, tandis que l’indicateur des perspectives stagne.

Les perspectives dans les services se redressent légèrement à nouveau, en attendant, là aussi, la confirmation d’une amélioration sur la situation courante. Les retours en provenance du commerce sont plus encourageantes, avec une première hausse en cinq mois des conditions courantes, de 2 points , et une poursuite de l’amélioration des perspectives, signe que la demande domestique se tient.

L’indicateur synthétique de l’IFO, ne gagne, in fine, que 0,3 points, à 95, trop peu, à l’évidence, pour constituer un véritable signal de reprise. Seule satisfaction, l’indicateur de retournement retrouve la zone neutre, après 7 mois en territoire négatif.

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L’économie allemande et le DAX : on cherche, on ne trouve pas…

Parmi les arguments avancés pour justifier le regain d’optimisme sur l’économie allemande et le DAX, trois sont régulièrement cités :

  • Les espoirs sur le commerce international
  • Ceux d’une politique budgétaire plus porteuse
  • Une moindre dépendance supposée de l’économie à son industrie, grâce à une résilience des services.

Nous avons investi chacun de ceux-ci sans arriver à des conclusions qui permettraient de mieux expliquer l’engouement des marchés, à l’égard des valeur allemandes, particulièrement des industrielles, et le caractère fantaisiste de la hausse du DAX par rapport aux fondamentaux de l’économie allemande.

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Climat des affaires en France : stand-by

Les indicateurs INSEE et Markit du climat des affaires en France sont tous deux stables en novembre, respectivement à 105 et à 52,7, des niveaux toujours plutôt corrects, notamment en comparaison de l’Allemagne. Si l’économie française résiste, elle ne montre pour l’instant aucun signe patent d’amélioration, à l’exception du secteur de l’immobilier dans lequel la baisse des taux d’intérêt semble effectivement porter ses fruits. La situation est stable dans de basses eaux dans les services tandis que les bons retours en provenance du PMI manufacturier jurent trop avec ceux de l’enquête INSEE pour ne pas inspirer la retenue. Il faudra assurément que la France fasse mieux pour que l’horizon se dégage.

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Pour l’immobilier américain, mieux vaut que les taux futurs ne suivent pas les actions…

Dans la configuration des marchés boursiers de ces dernières semaines, une question plus que les autres taraude les analystes : la hausse des taux futurs que devrait finir par entrainer celle des actions, si elle perdure, sera-t-elle supportable par les économies occidentales et les marchés ? De la réponse à cette question dépend dans une large mesure le confort des uns et des autres à l’égard du regain d’optimisme en présence des marchés d’actions qui, jusqu’à présent, n’a eu qu’un effet très modéré sur le niveau des taux futurs. L’analyse du marché immobilier américain offre quelques pistes de réflexion mais également quelques raisons de redouter une embardée des taux longs….

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Perspectives d’inflation 2020 : pas grand-chose de plus qu’un soubresaut de court terme

Difficile de trouver la faille par laquelle l’inflation cyclique pourrait s’immiscer dans le scénario économique des prochains trimestres tant est faible le degré de résistance de la demande à tout choc de prix, aussi minime soit il et où que ce soit. Un terme à la guerre commerciale pourrait, en cas d’élimination totale des risques de rebondissements, rouvrir la voie à une plus forte transmission des hausses de coûts des entreprises aux prix finaux mais le postulat est à l’évidence trop fragile pour être privilégié dans un scénario central. Nos prévisions d’inflation pour l’année 2020 sont donc ternes… À l’exception toutefois du très court terme au cours duquel effets de base énergétiques et impact des hausses récentes de tarifs douaniers américains risquent de faire flamber l’inflation totale bien au-dessus de ses niveaux présents. A l’heure où l’absence d’inflation reste un sujet de très large incompréhension, cette embardée, purement ‘technique’, aux retombées conjoncturelles plus dépressives qu’inflationnistes et qui ne devrait pas durer au-delà du quadrimestre à venir, pourrait néanmoins constituer une bonne occasion de tester la résistance du contexte de bas taux d’intérêt pour les marchés financiers… Attention, sol glissant…

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Sinon, l’économie américaine se porte à merveille…

Les données américaines du jour ne sont pas franchement en phase avec l’optimisme des marchés, avec une timide hausse des ventes de détail et une production industrielle en repli de 0,8 %.

Les premières ont augmenté de 0,3 % en octobre… après avoir baissé de 0,3 % en septembre. Hors automobiles, la hausse n’est plus que de 0,1 %, après un chiffre révisé de 0 à -0,1 %, l’ensemble à prix courants. Sachant que l’indice des prix s’est accru de 0,4 % le mois dernier, cela suggère toutes choses égales par ailleurs, un déclin des achats réels pour le deuxième mois consécutif…

Si côté automobile, les données semblent un brin meilleures, il s’agit sans doute d’un effet prix au vu de ce que nous savons des ventes de véhicules sur la période, en léger repli, dans la tendance de ces derniers mois, à 16,8 millions.

Mais les résultats sont plus mauvais encore du côté de la production industrielle, en baisse de 0,8 % après déjà un repli de 0,3 %. Sur un an, la récession industrielle s’accentue ainsi, à -1,1 %. Côté manufacturier, le rebond de l’ISM n’a pas été suivi de faits : la production flanche de 0,6 % – après déjà -0,5 % le mois dernier ce qui porte à sept les mois en recul cette année et à -1,5 % la contraction annuelle de production.

Au total, le quatrième trimestre ne débute pas sous les meilleurs auspices. Déjà faible, à tout juste 1 % en rythme annualisé, l’estimation de la FED d’Atlanta pour la croissance du quatrième trimestre ne semble pas devoir s’améliorer.

À ce rythme-là, J. Powell ne va pas pouvoir garder longtemps son discours enchanteur sur la bonne santé de l’économie américaine et encore moins son intention de statu quo…. Vite, vite, un accord commercial…

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La bise asiatique balaye les vents d’alizés allemands

Si les PMI chinois avaient porté l’espoir d’une amélioration de la situation conjoncturelle, les statistiques-clés de la conjoncture chinoise du mois d’octobre les balayent : production, ventes de détail, investissements continuent de renvoyer l’image d’une économie embourbée. Au Japon, où la croissance du PIB était attendue en hausse de 0,6 %, compte-tenu du fort rebond des achats avant la hausse des taxes du 1er octobre, la première estimation n’est qu’à 0,1 % ; une déception s’il en est, quand bien même ces premières données font souvent l’objet d’importantes révisions. Dans ce panorama, l’Allemagne se distingue en échappant de peu à une récession pudiquement qualifiée de technique avec une croissance de 0,1 %, comme nous l’avions envisagé compte-tenu des informations disponibles en provenance de la consommation et de la construction. Le consensus, lui, anticipait un repli de 0,1 % mais la bonne nouvelle est quelque peu gâchée par la révision à la baisse du trimestre précédent et… les nouvelles contrariantes d’Asie.

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