Les bourses, le pétrole et les taux dans les starting-blocks après la pluie de bonnes nouvelles

Nous y voilà, enfin ; le Brexit se précise et Chine et États-Unis auraient trouvé un compromis pour échapper à la hausse des droits de douanes américains à partir de dimanche. Après avoir monopolisé l’attention tout au long de l’année écoulée, les deux principaux sujets d’inquiétude pourraient donc être mis de côté. Le Royaume-Uni devrait, en effet, sortir de l’UE le 31 janvier et entamer des négociations sans doute compliquées avec l’UE mais le risque de prolongation de la période d’incertitude politique, voire d’un éventuel nouveau référendum, est évacué. Côté américain, nul ne croit véritablement à la fin de la guerre commerciale mais les développements de ces derniers jours semblent confirmer que D. Trump ne veut pas polluer sa campagne électorale avec ce sujet de préoccupation pour les ménages et entreprises américaines. Exit donc, le risque d’escalade commerciale d’ici novembre 2020. Les bourses saluent comme il se doit ces bonnes nouvelles et les marchés dans leur ensemble sont tentés de porter aux nues le scénario de reflation qui va implicitement de pair… et sans lequel le boom des actions de ces dernières semaines restait fondamentalement bancal.

Sauf pirouette de dernier moment de D. Trump, la voie semble toute tracée pour une embardée des cours du pétrole comme, probablement, de la plupart des matières premières et, simultanément, une envolée des taux d’intérêt futurs…. Reste à savoir si la situation économique répondra favorablement à ces attentes. C’est tout l’enjeu du scénario 2020, qui divise la communauté des économistes des marchés, à savoir : l’amorce d’une reprise durable ou un faux départ de fin de cycle ? De la réponse à cette question dépendra la capacité à absorber des hausses de prix des matières premières et des taux d’intérêt que pourrait provoquer l’élimination des deux principales sources d’inquiétude.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

J. Powell dope les anticipations de baisse des taux, fait bondir l’euro, le yen et l’or…

La FED semble être passée d’une posture du « wait & see » à celle du « WAIT, WAIT, WAIT » ! Selon le scénario médian privilégié par le FOMC, les taux directeurs conserveraient leur niveau actuel de 1,6 % jusqu’en décembre de l’année prochaine, avant de monter d’un quart de point en 2021 et encore d’un quart de point en 2022, afin de terminer leur course à 2,1 % dans trois ans ! En d’autres termes, la FED ne voit plus de risque d’inflation. En dépit de perspectives de maintien du taux de chômage autour de ses niveaux présents, dans une fourchette de 3,5 % à 3,7 % d’ici fin 2022, sa prévision d’inflation reste inchangée, à 1,9 % l’an prochain puis 2 % en 2021 et 2022. Dans de telles conditions, pas de place pour des hausses de ses taux directeurs dont la projection a été revue en baisse de 2,4 % à 2,1 % d’ici fin 2022 par rapport aux projections de septembre.

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

J. Powell dope les anticipations de baisse des taux, fait bondir l’euro, le yen et l’or…

La FED semble être passée d’une posture du « wait & see » à celle du « WAIT, WAIT, WAIT » ! Selon le scénario médian privilégié par le FOMC, les taux directeurs conserveraient leur niveau actuel de 1,6 % jusqu’en décembre de l’année prochaine, avant de monter d’un quart de point en 2021 et encore d’un quart de point en 2022, afin de terminer leur course à 2,1 % dans trois ans ! En d’autres termes, la FED ne voit plus de risque d’inflation. En dépit de perspectives de maintien du taux de chômage autour de ses niveaux présents, dans une fourchette de 3,5 % à 3,7 % d’ici fin 2022, sa prévision d’inflation reste inchangée, à 1,9 % l’an prochain puis 2 % en 2021 et 2022. Dans de telles conditions, pas de place pour des hausses de ses taux directeurs dont la projection a été revue en baisse de 2,4 % à 2,1 % d’ici fin 2022 par rapport aux projections de septembre.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Les banques centrales dans l’inconfort

FED et BCE se réunissent cette semaine et délivreront leur verdict ce soir pour la première et demain pour la seconde. Aucun changement de politique monétaire n’est attendu mais les incertitudes sont élevées sur ce que pourraient laisser suggérer les détails de leur communication pour les perspectives 2020. Ni la FED ni la BCE ne jouent une partition facile. Si toutes deux ne doutent pas de la nécessité de maintenir des conditions monétaires accommodantes, voire très accommodantes dans le cas de la BCE, aucune ne semble confortable avec l’excès d’appétit pour le risque provoqué par leur action récente, sur fond de très faibles progrès en matière d’anticipations de long terme d’inflation.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’industrie française en quête de moteur

Une fois les effets du Brexit dissipés, que reste-t-il pour stimuler l’activité hexagonale ? Pas grand-chose, au vu des chiffres de production d’octobre, dont la hausse, de 0,4 % pour l’industrie et de 0,5 % pour le seul manufacturier, n’est due qu’à l’effacement des pertes automobiles du mois dernier et à une industrie pharmaceutique dont la bonne santé reste une intrigue. Les deux mois consécutifs d’amélioration de l’activité industrielle n’ont pu, cependant, compenser la chute d’août et la production des trois derniers mois a baissé de 1,2 % par rapport aux trois mois précédents. Sur un an, la situation n’est guère meilleure : en repli de 0,2 % pour l’ensemble industriel et en hausse de 0,5 % pour le secteur manufacturier.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’envolée du DAX prend le pas sur le sentiment des analystes, le ZEW rebondit

Le ZEW continue à prendre ses distances par rapport aux données économiques allemandes avec une nouvelle progression de l’indice des perspectives dorénavant franchement en territoire positif, à 10,7 points en décembre, et une inflexion de l’indicateur sur la situation courante qui, bien que toujours très négatif, repasse de ?24,7 à -19,9. Surprenant résultat, au vu des retours récents sur la situation allemande, qui ne semble cependant pas pouvoir être pris pour argent comptant à en juger sur les sous-composantes de cette enquête, en l’occurrence une très forte influence de l’environnement financier récent sur le sentiment des analystes.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Emploi américain : gare à l’excès de confiance à la veille du FOMC

Allez, soyons franc ; nous ne sommes probablement pas les seuls à nous interroger sur la véracité de ce rapport sur l’emploi américain du mois de novembre ? 266 K créations de postes, c’est quand même beaucoup, même avec une lecture des plus conciliantes sur les tendances de la conjoncture américaine, compte-tenu de ce que nous ont renvoyé les indicateurs les plus récents. Qui sait si ce chiffre résistera même à la révision de la prochaine livraison ou à celles, plus tardives, que réalise régulièrement le BLS dont l’exercice en cours annonce déjà un coup de rabot de 501 K créations de postes pour les estimations à mars 2019 ?

Quoiqu’il en soit du scepticisme bien légitime à l’égard de cette publication, un point est sûr : ce rapport arrive à point nommé pour des marchés impatients d’aller plus loin dans les développements d’un scénario de reflation qui commençait à prendre l’eau. Il faut donc s’attendre à des réactions à la hauteur avant que n’intervienne un facteur contrariant, lequel pourrait toutefois ne pas tarder avec la tenue du FOMC mercredi prochain et l’approche de la date butoir du 15 décembre de relèvement les droits de douanes en cas d’échec des négociations commerciales avec la Chine.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre