Le réconfort procuré par l’annonce d’un rebond de 0,4 % du PIB français du troisième trimestre n’a pas duré longtemps. Si la croissance, en France, s’est incontestablement mieux tenue au troisième trimestre, offrant notamment de bonnes surprises sur le front de l’investissement des entreprises, la transformation de cet essai en amélioration pérenne risque de trouver bien des embûches sur son chemin à en juger par la confiscation du soutien représenté par le secteur automobile au cours de la période et par la mauvaise tournure de la conjoncture européenne dans son ensemble.
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PIB Américain : une bien mauvaise récolte pour Donald Trump et de quoi embarrasser la FED
La Fed d’Atlanta nous avait prévenus, la croissance du troisième trimestre serait faite au moins pour moitié de l’augmentation des stocks des entreprises. Ces derniers sont effectivement au rendez-vous des données officielles, avec une contribution à la croissance fidèle aux attentes, de 2,1 points. Manque le reste ! Avec une croissance de 3,5 % r.a. au troisième trimestre, le PIB américain n’a progressé que de 1 % en termes réels hors stocks. Force est de constater que la méthode Trump peine à porter ses fruits là où elle était attendue : investissements et exportations ne sont pas au RDV quand la reflation se fait toujours attendre avec un déflateur du PIB en hausse de 1,4 % seulement en rythme annualisé, qui aura peut-être le mérite de faire retomber les taux longs…

BCE preview – plus « dovish » mais sans plus
Depuis la réunion de septembre, les chiffres d’activité en Zone Euro sont ressortis plus faibles qu’attendu tandis que l’inflation sous-jacente ne montre toujours pas de signe d’amélioration. Ceci devrait forcer M. Draghi à adopter un ton plus prudent sans toutefois remettre profondément en cause la stratégie de la BCE. Son président optera sans doute pour repousser à décembre l’annonce d’éventuels ajustements, face à des différences de vues vraisemblablement persistantes au sein du conseil.
Nette détérioration de la conjoncture chinoise au 3ème trimestre
Sans réelle surprise, compte-tenu des indicateurs récents, la situation économique chinoise s’est nettement dégradée au troisième trimestre.
Durant cette période, le PIB réel aurait augmenté de 1,6 %, après 1,7% au deuxième trimestre (chiffre initialement annoncé à 1.8 %). En glissement annuel, ce résultat se traduit par une croissance 6,5 %, après 6,7 %, contre 6,6 % prévu par le consensus de marché. Il s’agit du résultat le plus faible depuis 2009 où la croissance avait atteint 6,2 %.

Dangereux excès de zèle de la Commission Européenne
Italie, Belgique, Espagne, France… la liste des pays dans le viseur de la Commission européenne faute de suivre leur feuille de route budgétaire pour 2019 s’allonge de jour en jour, à un moment critique où les risques de contagion de la crise italienne s’amplifient au fur et à mesure des déceptions sur la conjoncture et l’inflation et à l’approche de la fin supposée du programme d’achats d’actifs de la BCE.
Postview Inflation américaine : La Fed peut prendre tout son temps
L’inflation aux Etats-Unis en septembre a poursuivi sa décélération à 2,3 % en g.a. après 2.7% en août et un point haut à 2,9 % en juillet. Dans le même temps, l’inflation sous-jacente est restée stable à 2.2% en g.a. Deux chiffres en deçà des attentes du consensus (respectivement à 2,4 % et 2,3 %) qui donnent des marges de manœuvre à la Fed pour, si elle le souhaite, temporiser sa politique monétaire et calmer la nervosité des marchés financiers.

Italie, périlleux bras de fer entre la BCE et les marchés
Un écart d’un point de PIB par rapport aux engagements ; soyons sérieux, rien ne justifie que les annonces du gouvernement italien provoquent un vent de panique sur les marchés et valeurs bancaires. À moins que les marchés ne profitent de cette occasion pour tester la BCE et peut-être, au-delà, l’équilibre des forces au niveau de la Commission européenne en ces temps troublés de veilles d’échéances cruciales concernant la future gouvernance européenne. À ce jeu-là, la partie pourrait se compliquer davantage avant de trouver la voie d’un compromis.
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FOMC – Donald Trump semble avoir déjà pris place au board de la FED !
Comme attendu, la FED a relevé d’un quart de point son taux directeur à 2,25 %. Jusque-là pas de scoop. Plus surprenants sont les changements apportés à son communiqué et à ses prévisions :
- La FED a retiré de son communiqué l’appréciation selon laquelle la politique serait accommodante ; en d’autres termes, le niveau des taux directeurs serait proche de celui correspondant à la neutralité de la politique monétaire. La hausse des Fed Funds pourrait donc approcher son terme, sous réserve que l’inflation n’impose pas de passer en mode restrictif. On note à ce titre que ses prévisions de taux d’intérêt ne sont pas modifiées.