La gestion de la politique monétaire de la BCE pourrait connaitre de profondes mutations l’année prochaine. Non seulement Mario Draghi laissera son poste à un nouveau président mais le mandat de nombreux membres du directoire arrivera également à terme. Le rapport de force entre « colombes » et « faucons » pourrait en être bouleversé. Par ailleurs, après quatre ans, la BCE mettra fin à sa politique d’assouplissement quantitatif en décembre. L’attention va donc se porter sur la suite, à savoir la possibilité ou non de voir les taux d’intérêt remonter et la gestion de la stratégie de réinvestissement des actifs de son bilan arrivant à maturité.
Archives par catégories : Pays/régions
Les PME américaines enfin, plus promptes à investir. Les choses se compliquent pour J. Powell
Nous avons suffisamment souligné l’anomalie de ces derniers mois au cours desquels le moral des PME américaines culminait sans être accompagné d’une quelconque amélioration de leurs perspectives d’investissement pour ne pas manquer les conclusions de l’enquête NFIB de ce mois-ci. En Août, le moral des PME grimpe davantage pour atteindre un record historique. Élément nouveau toutefois, leur moral s’accompagne maintenant d’une nette hausse de leurs perspectives d’investissement, avec un retour sur leur plus haut niveau depuis 2006.

BCE, les risques basculent à la baisse
En juillet, malgré l’accumulation d’indicateurs avancés en demi-teinte, le discours de la BCE était resté résolument optimiste sur ses perspectives de croissance et d’inflation. Depuis, la détérioration s’est accentuée, pointant vers une révision à la baisse du scénario macroéconomique et légitimant, selon nous, le retour d’un discours plus accommodant.
Alerte des commandes allemandes sur la conjoncture mondiale
Fait rarissime en dehors des périodes de récession, les commandes allemandes ont de nouveau flanché en juillet, après une baisse importante de 3.9 % en juin. En période de croissance, des chutes de cet ordre sont en effet, le plus souvent, liées à des phénomènes exceptionnels ou saisonniers, généralement suivis d’une correction à la hausse le mois suivant. Cela explique que le consensus des économistes de marché prévoyait un rebond de 1,6 % des commandes ce mois-ci. Malheureusement, le contexte conjoncturel semble plus endommagé que généralement admis ; plutôt qu’un rattrapage, c’est une nouvelle contraction de 0,9 % du volume de leurs commandes dont font état les industriels allemands en juillet, lesquelles ressortent à nouveau en territoire négatif sur douze mois, à 0,9 %.

Italie, les PMIs compliquent l’équation budgétaire
Depuis le début de semaine, le gouvernement italien a multiplié les commentaires rassurants sur la préparation du budget 2019, indiquant que celui-ci resterait dans les clous des objectifs européens. Conséquence, les taux 10 ans italiens, qui avaient touché des points hauts depuis quatre ans au-dessus de 3,20 % fin août, ont réussi à se replier sous la barre des 3 % à 2,90 %. Toutefois, le ralentissement économique annoncé par la chute des indices PMIs vient sérieusement compliquer les perspectives sur le budget telles qu’annoncées par le gouvernement.

Les PMI, un risque à la baisse sur les prévisions de croissance de la BCE
Après 0,4 % au deuxième trimestre, les chiffres préliminaires de PMI pour le mois d’août en Zone Euro ne pointent pas vers une réaccélération du PIB sur le troisième trimestre. Une situation qui alimente un nouveau risque à la baisse pour les nouvelles prévisions de croissance de la BCE qui seront publiées lors de sa prochaine réunion le 13 septembre.
L’indice composite est en effet resté stable à 54,4 (après 54,3 en juillet), soit autour du niveau observé depuis la fin du premier trimestre. Dans le détail, l’indice manufacturier se tasse à 54,6 (après 55,1), touchant des plus bas depuis plus d’un an, tandis que l’indice des services progresse légèrement à 54,4 (après 54,2), restant autour des niveaux observés depuis plusieurs mois.
Turquie, la crise de trop
La complaisance des marchés est-elle sur le point de lâcher prise dans le sillage de la crise turque ? L’hypothèse est loin d’être fantaisiste à en juger par les réactions en chaine de ces derniers jours. Il faut dire que des couleuvres, les marchés en ont ravalé ces derniers mois et que la coupe est déjà bien garnie. Derrière la crise turque se cache non seulement une situation économique de plus en plus préoccupante du monde émergent dans son ensemble mais également la remise en cause d’un espoir que nombreux continuaient à alimenter jusqu’à récemment : celui d’une guerre commerciale qui n’aurait pas lieu.
Du combat des populismes aux crises des taux de changes ; l’euro, la livre turque et les autres
Les provocations de l’administration américaine n’ont guère cessé durant la période estivale. Portés par la bonne saison des résultats des sociétés américaines, les marchés ont été relativement insensibles à ces nouvelles jusqu’au début du mois. Le climat s’est toutefois sensiblement détérioré la semaine dernière au cours de laquelle la multiplication des tensions a eu des répercussions significatives sur les marchés des changes qui figurent aujourd’hui au cœur des risques de marchés.
L’euro en route vers la parité ?
La baisse de l’euro finira-t-elle par faire remonter le niveau des taux d’intérêt futurs et par redonner des couleurs au secteur bancaire ?
La chute de la livre turque : quel risque de diffusion ?
