L’inflation cyclique absente du radar, l’envolée des cours du pétrole fait baisser les taux

En mars, le taux d’inflation américain s’est redressé de 2,1 % à 2,4 %, rejoignant son niveau les plus élevé depuis mars 2017. Hors alimentation et énergie, la hausse est également notable, de 1,8 % en février à 2,1 %. On ne retrouve guère, toutefois, derrière ces résultats d’éléments susceptibles d’illustrer un quelconque changement de régime inflationniste par rapport aux tendances récentes.

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Emplois et salaires américains : mais où sont passés les bénéfices présumés de la réforme fiscale ?

Si le rapport sur l’emploi du mois dernier avait ouvert la voie à quelques espoirs, celui de mars, les balaye. Non seulement les créations de postes ont été très faibles, à 103 K, contre près de 200 K attendu, et celles des deux premiers mois de l’année rabotées de 50 K en moyenne, mais la croissance des salaires donne de moins en moins de signes de redressement. À l’exception de la finance, la dynamique salariale est le plus souvent en repli par rapport à l’an dernier ou stationne à des niveaux inférieurs à la moyenne nationale qui, de fait, ne donne guère de signe d’amélioration. Ainsi, à 1,7 % l’an en mars, la croissance des salaires du secteur manufacturier est moitié moindre qu’à la mi-2016 ; dans les loisirs et l’hôtellerie, troisième plus gros pourvoyeur d’emplois avec plus de 10 % des postes, elle est de moins de 3 % aujourd’hui contre 4,5 % en milieu d’année dernière… Si ces résultats restent difficiles à expliquer, ils sont assurément éloignés des anticipations et ne pourront guère être ignorés très longtemps des marchés, ni d’une administration tentée par des tarifs protectionnistes…

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La production allemande chute, sans surprise !

Comme redouté, la situation conjoncturelle de l’Allemagne se détériore nettement en ce début d’année . En février, la production a enregistré un repli de 1,6 % par rapport au mois précédent, après une quasi-stagnation en janvier. Les conditions climatiques ayant sollicité un fort rebond de la production d’énergie, les résultats dans les autres secteurs sont plus mauvais encore. L’indice de référence de la production hors construction se replie quant à lui pour le troisième mois consécutif, enregistrant ainsi sa cinquième baisse en six mois…

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Les commandes allemandes, un signe additionnel du coup de mou conjoncturel outre-Rhin

Les indicateurs sur la conjoncture allemande ne sont pas à la fête ces derniers temps. Après le tassement des indicateurs de confiance -ZEW, IFO, PMI-, les commandes adressées à l’industrie allemande en février ne sont pas du meilleur cru. Au-delà de la très forte instabilité des derniers chiffres (successivement +2.6 % en décembre, -3.5 % en janvier et +0,3 % en février) qui se transforment en +1.1 %, -0,4 %, -1,7 % hors éléments principaux, se profile une détérioration de moins en moins discutable des tendances de l’activité outre-Rhin.

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Confusion du côté de la Fed

Davantage que sa décision, largement attendue, d’un relèvement de ses taux directeurs d’un quart de point, à 1,50-1,75 %, c’est sur ses perspectives qu’était attendue la Fed au terme du premier FOMC de la présidence de Jérôme Powell. Non seulement parce qu’un vaste flou règne autour des développements de l’économie américaine, soumise ces derniers temps à de multiples turbulences, mais également parce l’on attendait de cette première communication qu’elle éclaire sur l’orientation de la nouvelle équipe aux commandes de l’institution. Pas sûr que l’objectif ait été atteint, à en juger par les premières réactions de marché.

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BMG Mars 2018 – Notre baromètre global s’enfonce davantage en mars

Notre indicateur d’activité se dégrade davantage en mars, à -0,5 après un fort repli confirmé en février, à -0,4. L’environnement est moins négatif du côté de la production et du climat des affaires mais se détériore sur le front de la consommation et, plus encore, à l’exportation.

Coté investissement, le contexte devient moins porteur, notre indicateur synthétique retombant à zéro pour la première fois depuis mars 2017.

L’environnement sur le front de l’inflation se stabilise.

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Protectionnisme est-il forcément synonyme d’inflation ? La réponse ne coule pas de source

Les agressions du président américain à coup de sanctions protectionnistes de ces derniers jours sont généralement perçues comme une menace inflationniste de premier rang. Le raisonnement, ici, est assez logique : le relèvement des tarifs douaniers de biens non substituables, entrant dans le processus de production de secteurs-clés de l’économie ou directement consommés par les consommateurs américains, fera flamber les prix des biens concernés. Ajoutons à cela 1- le risque accru de baisse du dollar que suggère la détérioration à venir des comptes extérieurs américains, potentiellement exacerbée par des difficultés éventuelles de financement extérieur des Etats-Unis, 2- les effets de propagation que pourraient avoir les répliques du reste du monde aux annonces américaines ; et nous avons, en théorie, un cocktail inflationniste parfait. Comment, dès lors, expliquer que les anticipations d’inflation des marchés ne réagissent pas davantage à ces développements ?

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Nette détérioration des perspectives à l’exportation du ZEW allemand

L’indice ZEW du climat des affaires poursuit sa correction à la baisse en Allemagne en mars sous l’influence d’un nouveau repli des anticipations, retombées à 5,1, leur plus bas niveau depuis l’automne 2016. L’indice des conditions courantes, pour sa part, plafonne à deux doigts de ses records historiques. Pour autant, cette dernière information importe moins que la première. L’évolution de l’indice des perspectives du ZEW est généralement un indicateur très fiable des tendances à venir, notamment par rapport à l’IFO.

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