Lent déconfinement pour l’industrie allemande

Déconfinement oblige, le mois de mai est franchement meilleur qu’avril, avec une hausse de 10 % des commandes et de la production manufacturières en Allemagne. Reste que ce rebond est loin de combler la chute des deux derniers mois et que le recul par rapport à mai 2019 est de 29 % pour les commandes et de 20 % pour la production. Une simple question de temps, avant que les effets de la crise ne se résorbent, presque automatiquement ? Pas si sûr, au vu des obstacles qui se présentent sur la voie de la reprise.

 

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L’énigme immobilière : entre surenchère, taux bas, solvabilité, mobilité, CO2

Quel sera in fine l’impact du coronavirus sur les marchés immobiliers ? La réponse à la question fait encore largement débat. Entre les plus optimistes qui voient dans les perspectives du maintien durable de très bas niveaux des taux d’intérêt l’assurance d’un effet favorable et les plus pessimistes pour lesquels la détérioration de la solvabilité constitue un facteur de risque pour des biens trop souvent surévalués, le diagnostic est incertain. Les critères qui, en définitive, emporteront la mise se sont incontestablement complexifiés avec la crise du coronavirus et, avant de conclure à un impact positif ou négatif selon l’issue économique de la crise, ce sont surtout d’importantes distorsions qui semblent se profiler : entre l’immobilier professionnel et celui du logement, entre les cœurs de villes et les régions, entre l’ancien et le neuf, entre les pays, selon la dépendance plus ou moins grande à la clientèle et aux investisseurs étrangers et les contraintes environnementales…

 

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Emploi américain : pas de scoop, de la spec !

Chaque statistique économique semble offrir une nouvelle occasion spéculative à des marchés qui ne prennent pas la peine de remettre en perspective les données post-confinement, forcément meilleures que celles d’avril ou même de mai. Les créations d’emplois salariés ont donc atteint un niveau mirobolant de 4,8 millions aux États-Unis en juin, après avoir déjà enregistré une hausse record de 2,7 millions en mai. Qu’importe que 14 millions d’emplois manquent à l’appel depuis février, les marchés achètent la nouvelle, qui plus est, avec un chiffre meilleur qu’anticipé.

 

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Consommation des ménages français, plusieurs niveaux de lecture

Tout d’abord, il y a le chiffre brut, en hausse de 37 % en mai par rapport à avril, un record absolu, mais peu surprenant au vu du déconfinement et bien peu significatif au regard du niveau affiché, inférieur de 8 % à celui de mai 2019. Ensuite, il y a la tendance pour le ou les mois à venir : sur ce plan, les enquêtes INSEE incitent plutôt à un optimisme mesuré. Enfin, il s’agit de replacer ces indicateurs dans la perspective des tendances futures de l’économie française, en particulier des évolutions du marché de l’emploi. Sur ce point, l’incertitude est au zénith. Au total, rarement le diction « une hirondelle ne fait pas le printemps » n’aura été aussi approprié qu’à la situation présente.

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Après les PMI, retour sur terre avec les enquêtes INSEE et IFO

C’est une douche froide après l’enthousiasme suscité hier par la publication des PMI sur les marchés boursiers. Les résultats des enquêtes nationales de l’INSEE en France et de l’IFO en Allemagne ne soufflent pas le même air, en effet. Si ces deux sources confirment l’amélioration incontestable de la situation par rapport à ces derniers mois, les niveaux des indicateurs synthétiques de climat des affaires et, surtout, le détail de ces enquêtes ne renvoient assurément pas le même message. De part et d’autre du Rhin, les perspectives des chefs d’entreprises s’améliorent, c’est indéniable. On aimerait cependant retrouver du côté de leurs commandes des évolutions plus en phase avec ce mouvement. Or, tel n’est guère le cas, comme illustré par le graphique ci-dessous dans l’industrie française dans lequel on peine à trouver une quelconque hausse significative de l’opinion sur les ordres depuis leurs points bas d’avril.

 

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Selon les PMI, la France a renoué avec la croissance en juin, pas l’Allemagne

La reprise de l’activité se confirme un peu partout à en juger par les premiers résultats des enquêtes PMI publiées ce matin. Mais la situation sur le front de la demande reste très fragile et peu porteuse, notamment à l’exportation. Cette situation entraîne de grands écarts selon les pays. Au Japon et en Allemagne, la reprise est incontestablement plus lourde qu’en France, seule économie à avoir renoué, à ce stade, avec la croissance, à en juger par le PMI composite remonté à 51,3 contre 45,8 Outre Rhin et 37,9 au Japon.

 

 

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Les indicateurs américains sont meilleurs que prévu mais n’informent pas sur la suite

Meilleures que généralement attendu, les statistiques américaines publiées aujourd’hui tombent à pic pour offrir aux marchés le coup de pouce dont ils avaient besoin pour se remettre des turbulences de la fin de la semaine dernière. Ventes au détail, production industrielle, indice NAHB de confiance des constructeurs, ont tous marqué une nette amélioration par rapport au mois d’avril. Tout comme les effets du confinement étaient très difficiles à anticiper, ceux de sa fin créent une volatilité telle qu’il est difficile d’en tirer beaucoup de conclusions sur ce que ces indicateurs nous enseignent au-delà du seul constat que la situation s’améliore. On retiendra néanmoins de ces données :

Qu’elles devraient autoriser une révision à la hausse des estimations du PIB du deuxième trimestre, que les derniers chiffrages de la FED d’Atlanta voyaient toujours en repli de 48,5 %…

Que les bonnes surprises viennent avant tout des ventes de détail, lesquelles affichent une progression de 17,7 % mensuelle en mai, proportionnelle à leurs chutes passées.

Que rien dans ces données du mois de mai, ne nous indique quoi que ce soit sur le futur de l’économie américaine, à savoir : de quoi sera faite la reprise et combien de temps il faudra pour effacer les pertes occasionnées en début d’année par le coronavirus, sur l’emploi notamment.

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Que reste-t-il pour prévenir une accélération à la baisse du dollar ?

Chutera, chutera pas ? L’inquiétude monte au sujet d’une éventuelle correction à la baisse du dollar américain et cela n’est pas bon signe pour l’évolution des perspectives économiques mondiales. Car, avec le dollar c’est un peu comme avec le bâtiment, « quand il va, tout va » sur les marchés financiers, ce qui explique la tendance à plébisciter un dollar fort, notamment par rapport aux devises du monde développé. Sauf que plus rien ne va plus chez l’Oncle Sam et que la résistance déjà exceptionnelle du billet vert à la détérioration des fondamentaux qui habituellement président à l’évolution du taux de change a du plomb dans l’aile. Mauvaise gestion de la crise sanitaire, dislocation sociale, mise en doute des perspectives structurelles de croissance s’ajoutent à des déficits abyssaux et à une expansion monétaire de moins en moins compatibles avec un taux de change réel à ses plus hauts niveaux depuis près de vingt ans. Alors, c’est parti ? La réponse semble pour l’essentiel dans la capacité de la gouvernance européenne à rassurer sur l’avenir de la monnaie unique. Sans ce préalable, le repli du dollar se limitera sans doute à quelques rares devises peu influentes sur le front économique mondial.

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