Bonne récolte de PMI manufacturiers en août. Dont acte, attendons la suite.

Les PMI manufacturiers délivrés ces derniers jours sont d’un bon cru. Sauf rares exceptions, les résultats du mois d’août ont été en amélioration, voire en très nette amélioration, accentuant ainsi le message du mois de juillet. Depuis le début de l’été, les progressions de l’indicateur ont le plus souvent été exceptionnelles, majoritairement comprises entre 7 et 15 points depuis juin, quand elles ne dépassent pas allègrement les 20 points au Brésil, en Indonésie et en Inde. Quatre pays sortent néanmoins du lot : le Mexique, le Vietnam et la Malaisie dans lesquels les PMI restent sous la ligne de flottaison et la Chine qui, bien qu’ayant franchi le niveau des 50 points, n’a enregistré qu’une très modeste hausse de son indicateur, de 2,4 points, depuis le début de l’été. Quelles conclusions retirer de ces indices ?

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

INSEE, IFO et PMI : les politiques de soutien domestique payent mais ne suffisent pas

La publication de l’enquête INSEE a clôt ce matin la série des principaux indicateurs régionaux du climat des affaires entamée la semaine dernière avec les PMI. Les résultats sont assez dissonants entre ces différentes sources. Si les PMI ont largement déçu, avec de lourdes baisses dans l’industrie française et les services allemands, les enquêtes nationales ont, à l’inverse, plutôt agréablement surpris. L’IFO allemand a regagné un peu plus de terrain, grâce à une amélioration plus notable du sentiment sur les conditions courantes. En France, le climat des affaires ressort en progression de presque sept points, grâce notamment à un bond de 10,5 points de sa composante industrielle. Dès lors qui croire, les PMI, ou les enquêtes nationales ?

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Tour d’horizon des données récentes : ça se gâte sur la scène internationale

Une situation sanitaire toujours délicate et les échanges mondiaux paralysés par les vagues successives de coronavirus : les indicateurs économiques demeurent déprimés. Au niveau global, la mobilité reste réduite dans la plupart des pays, avec même, en Espagne et aux Etats-Unis, un léger recul observé à la suite de la résurgence du coronavirus. Aux quatre coins du monde, les indicateurs confirment le diagnostic d’une reprise, il ne pouvait pas en être autrement après la paralysie d’avril, mais soulignent surtout le profil d’une reprise lente, voire par à-coups, avec un risque évident de « double-dip » temporaire du côté américain.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Vive les vacances ! L’hôtellerie et la restauration revivent mais l’industrie est à la peine

Regardons pour une fois la moitié pleine du verre. Dans le cas de la France, c’est bien du côté du regain d’activité dans les services qu’elle se trouve, en particulier dans l’hôtellerie et la restauration, secteur dans lequel l’enquête INSEE du mois de juillet enregistre sa plus forte hausse du climat des affaires avec un indicateur en progression de 69,9 en juin à 91,7, à comparer à un indice de 27 en mai.
Le constat n’est pas le même dans l’industrie qui souffre toujours d’une exceptionnelle anémie de ses commandes malgré le regain des perspectives de production.
Or, sans rétablissement d’un contexte industriel plus porteur, l’amélioration dans les services risque de tirer la patte une fois les vacances passées…

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Le symbole envoyé par l’UE est fort mais le compte n’y est pas encore pour une relance

Face aux risques auxquels sont exposés les économies et l’avenir européen, la signature de l’accord de l’UE-27 de ce jour est indiscutablement un événement réconfortant doté d’une valeur hautement symbolique : la concrétisation d’une possible cohésion que l’on désespérait de voir aboutir après près de dix ans d’attente. Vient ensuite le temps du décompte et du nécessaire travail d’estimation de l’enveloppe dédiée aux défis provoqués par la crise sanitaire. Il en résulte un sentiment de déception qu’alimente le risque évident du possible gâchis d’une initiative historique faute d’une concentration suffisante des efforts envisagés !

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’assurance de M. Lagarde donne des ailes à l’euro

Rien n’était attendu de la part de la BCE ce mois-ci et rien n’a été annoncé, sinon le maintien des programmes de rachats d’actifs déjà existants. Pour autant, contrairement à sa précédente conférence du 4 juin, la présidente, C. Lagarde, avait plutôt de bonnes nouvelles à apporter.

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Poussive reprise chinoise

L’image d’une reprise « en aile d’oiseau » proposée par le gouverneur de la Banque de France la semaine dernière est, à ce stade, la plus proche de ce que suggèrent les indicateurs de nombreux pays de ces derniers jours. Un détail d’importance, cependant, comme illustré par la plupart des données chinoises du mois de juin publiées ce matin, le replat de l’aile d’oiseau semble déjà se profiler, ce qui est incontestablement plus précoce que le scénario proposé par M. Villeroy de Galhau. En cause, sans aucun doute, les difficultés à éradiquer l’épidémie de Covid-19 qui pèsent tout à la fois sur l’activité exportatrice et sur la demande domestique chinoise, laquelle répond bien mollement aux mesures de soutien du gouvernement.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’industrie française marque quelques points

La production industrielle française a progressé de 19,6 % entre avril et mai et de 22 % pour l’industrie manufacturière, soit une récupération presque intégrale des chutes de respectivement 20,6 % et 22,3 % du mois d’avril. Reste que les gros retards du début d’année sont loin d’être comblés et qu’en moyenne au cours des trois derniers mois, les pertes manufacturières sont toujours de 26 %. La France ne fait donc guère mieux que l’Allemagne où la production n’a augmenté que de 10 % en mai malgré ce meilleur résultat mensuel. L’écart par rapport à mai 2019 est de -25 %, contre -24 % outre-Rhin. Le plus faible niveau des stocks et la moindre dépendance à la demande internationale pourraient néanmoins offrir à l’industrie française un terrain plus favorable qu’outre-Rhin dans les mois à venir.

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre