Zoom arrière Mai 2018 – Chauds-froids de printemps

Les bons résultats des sociétés du premier trimestre et le regain de vigueur du dollar ont réussi à prendre l’ascendant sur les déceptions conjoncturelles, l’extrême dégradation du contexte géopolitique international et les effets redoutés de l’envolée des cours du pétrole en ce début de printemps. Entre le début avril et la mi-mai, les bourses du monde développé ont enregistré de vives progressions, particulièrement marquées en Europe et au Japon, avec des hausses de plus de 6 % de l’Eurostoxx et du Nikkei, voire de plus de 9 % pour le Footsie 100, une fois écartées les anticipations de hausse des taux de la Banque d’Angleterre.

À l’écart, les marchés émergents ont essuyé les plâtres de la remontée rapide des taux d’intérêt américains et du dollar, sur fond de tensions géopolitiques croissantes consécutives aux frappes en Syrie du 4 avril et à l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, le 8 mai. Prises à revers par des sorties massives de capitaux, les plus grandes devises pétrolières ont le plus souvent décroché, le rouble perdant plus de 7 % de sa valeur dès lendemain des frappes et le real brésilien enregistrant des pertes comparables, bien que plus lissées dans le temps. Dans le même temps, le peso argentin subissait une crise violente et la lire turque sombrait sous le poids de la montée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Après une parenthèse début mai, au cours de laquelle, l’absence de tensions inflationnistes aux Etats-Unis a permis de faire retomber les craintes de remontées trop rapides des taux directeurs de la FED et, dans leur sillage, le cours du dollar, l’intensification des tensions géopolitiques a repris le pas sur les marchés internationaux.

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Les marchés saluent les succès diplomatiques de D. Trump ! À moins que ce ne soit le rétropédalage des banquiers centraux…

C’est sans doute le propre d’un environnement dans lequel continuent à abonder les liquidités, les marchés sont résilients !

En dépit des déceptions économiques, mondiales, des menaces sur les perspectives de croissance provoquées par l’envolée des cours du pétrole et de la montée des risques géopolitiques sur la scène internationale, les marchés d’actions mondiaux ont repris des couleurs depuis le début du mois, avec, au cours des huit derniers jours, une progression de 3,5 % du S&P 500 américain, de 2,4 % pour l’indice MSCI monde et une poursuite sur leur lancée du CAC et du Footsie. Le contexte voudrait que l’on observe ce mouvement avec la plus grande circonspection mais le bon sens n’est pas toujours le meilleur conseiller en matière boursière, notamment en régime de QE. Lire la suite…

La facture pétrolière mondiale franchit sa moyenne de long terme avec le retrait des Etats-Unis de l’accord iranien…

L’annonce d’un retrait effectif des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien constitue une rupture sur la scène géopolitique internationale aux conséquences assez largement incertaines à plus ou moins long terme. Sur le plan économique, toutefois, la remontée des cours du pétrole est déjà une réalité dont les conséquences ne devraient pas tarder à être observées.

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BMG Avril 2018 – Activité morose, inflation en hausse selon notre baromètre mensuel

Notre indicateur d’activité se stabilise en territoire légèrement négatif à -0,3 en avril, comme la plupart de ses composantes. Après plus d’un an de progression notre baromètre de l’investissement bascule également, à -0,2, sous l’effet d’une baisse générale, particulièrement forte en zone euro. Notre indicateur d’inflation se redresse nettement en avril après plusieurs mois de stabilité ou de repli, à 1,1, son plus haut niveau depuis novembre.

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The devil is in the details of the US employment report

Too much job creation risked putting more upward pressure on interest rates; too little risked undermining confidence in US growth. In either case, the risk that US stock markets would react negatively to this month’s employment report were significant. With stock market indices just barely above their end-March low points and with 10-year interest rate seemingly ready to break through the 3% barrier, the importance of this month’s employment report was greater than usual.

As usually happens in this type of situation, everyone sees what he or she wants to see. One or two additional data points, such as April inflation or oil prices, are probably needed to tip the scales in one direction or the other over the next few days. But one thing is certain: it’s getting complicated.

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Rapport sur l’emploi américain : le diable est dans les détails

Trop généreuses, les créations d’emplois risquaient d’attiser les tensions à la hausse des taux d’intérêt ; trop faibles elles risquaient de saper la confiance à l’égard de la croissance américaine. Dans les deux cas, les risques d’une réaction négative du marché boursier américain au rapport sur l’emploi de ce mois-ci étaient significatifs. à un moment où les indices boursiers sont à deux doigts de pouvoir casser les points bas de la fin mars et où les taux d’intérêt à 10 ans semblent prêts à s’envoler au-delà de la limite des 3 %, les enjeux du rapport sur l’emploi de ce mois-ci allaient bien au-delà de son importance habituelle.

Finalement, comme c’est souvent le cas dans ce type de situation, chacun trouve dans ce rapport ce qu’il y cherche et sans doute faudra-t-il une ou deux informations complémentaires (l’inflation d’avril ? surenchère pétrolière ?) pour faire basculer la balance dans un sens ou dans l’autre dans les jours à venir. Pour autant, la conclusion est sûre : les choses se compliquent.

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