Accélérations de l’histoire et failles européennes

Pandémie, crise climatique, résurgence de l’inflation, guerre russo-ukrainienne… Les crises d’ampleur inédite s’enchaînent depuis deux ans et préfigurent les pourtours d’un monde de plus en plus instable face auquel on ne peut que constater le désarroi de populations tellement peu préparées à ces bouleversements que les consciences peinent à en accepter la réalité.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie propulse l’Europe dans une situation de crise qui met au grand jour les failles de sa construction, que nombreux observateurs se sont lassés de rappeler : dépendance énergétique, inexistence diplomatique et militaire, souveraineté défaillante… Si nul ne sait dire, à ce stade, quelle sera l’issue de la crise russo-ukrainienne, on peut sans grand risque de se tromper avancer qu’il s’agit d’une nouvelle et complexe épreuve pour l’Europe, en première ligne d’un conflit qu’elle ne maîtrise pas et dont on ne peut que redouter qu’elle ressorte très affaiblie

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La croissance sauvée au premier trimestre, selon l’IFO et l’INSEE

Après les bons PMI, les enquêtes mensuelles de l’IFO pour l’Allemagne et de l’INSEE, pour la France accélèrent avec des hausses respectives de 3 et 5 points pour leurs indicateurs composites. Les économies continuent d’évoluer au gré des restrictions, dont la réduction récente permet aux prestataires de services de retrouver de l’optimisme. Les évolutions sont un peu moins nettes dans l’industrie, avec même une faible baisse de l’indice français. Quant au contexte inflationniste, les perspectives de prix campent sur de hauts niveaux.

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Aux Etats-Unis, les PMI s’améliorent, pas la confiance des consommateurs

Comme en Europe, le regain de la mobilité outre-Atlantique a dopé la confiance des directeurs d’achats. Le PMI composite américain gagne 5 points, à 56, sous l’effet d’un rebond plus net encore des services, à 56,7. L’indicateur manufacturier progresse, lui, de deux points, à 57,5. Aucun de ces indices n’a retrouvé son niveau de décembre dernier. Il s’agit, en somme, pour l’heure, d’une normalisation plus que d’une véritable accélération.

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En Europe, l’activité l’emporte sur les hausses de prix, selon les PMI de février

A l’exception du Japon, où les PMI chutent, les enquêtes de Markit, qui concernent pour l’heure principalement l’Europe, font état d’une forte hausse des climats des affaires. Ils atteignent ainsi des niveaux parmi les plus hauts depuis la reprise de la mi-2021, malgré un contexte de prix toujours tendu. Les résultats de ces enquêtes doivent, comme d’habitude, être relativisés : effets de base ou optimisme post restrictions, elles n’ont pas forcément été d’une grande aide pour prédire l’activité de ces deux dernières années. Toujours est-il qu’en tant que données avancées, les PMI fournissent quelques précieuses indications sur l’état de la conjoncture mondiale. En l’occurrence, bien que le contexte inflationniste européen continue de se détériorer, l’activité semble tenir bon et ne pas en subir, pour l’heure, les conséquences.

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Ce que l’on sait de l’inflation, ce que l’on pense pouvoir avancer et tout ce que l’on ignore

L’inflation, qui semblait avoir disparu de la planète économique au cours des dernières années d’avant la crise sanitaire, a effectué un retour tout aussi inattendu que fulgurant depuis le printemps 2021. Dans un premier temps considéré comme transitoire, le phénomène se prolonge et préoccupe de plus en plus. Et s’il s’agissait d’un changement durable, témoin des modifications structurelles qui accompagnent la sortie de crise sanitaire ? Les contraintes climatiques et les règlementations qu’elles imposent ont toutes les chances d’accroître le coût de la vie sur le long terme, en particulier celui de l’énergie. Par ailleurs, les politiques monétaires, partout très accommodantes, encore aujourd’hui, ne sont-elles pas de nature à réveiller l’inflation des biens et services, dès lors qu’elles sont jumelées de soutiens budgétaires exceptionnels ? Se pourrait-il, enfin, qu’après avoir ouvert si grands les robinets monétaires et budgétaires depuis deux ans, l’acceptation par les salariés des contraintes qui prévalaient ces dernières années sur leur pouvoir d’achat ait fini par voler en éclat, faute, également, de pouvoir encore compter sur le substitut qu’a représenté le crédit par le passé ? Les questions fusent et vont assurément plus vite que les réponses. Après avoir fait valoir la patience, les banques centrales s’emballent face à l’inflation qu’elles craignent voir se propager. Et si elles allaient trop vite en besogne, au risque de casser une reprise encore balbutiante ? Le débat est vif et les arguments ne manquent pas. Que sait-on au sujet de l’inflation et quels sont les points d’incertitude qui pourraient nous conduire vers tel scénario plutôt que tel autre ?

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Minutes de la FED, ventes de détail et production américaines

Réduction de son bilan à un rythme accéléré par rapport à 2017-2019 et hausse de ses taux plus rapide qu’à partir de 2015, ainsi se résument les principales précisions apportées par les minutes du dernier FOMC de la FED. Sur ces deux points ses prises de positions sont fermes et relativement « hawkish ». Toutefois la FED se garde de toute précision et soumet ses décisions à venir aux résultats économiques, qu’elle juge encore incertains, et aux développements des marchés financiers. Ces dernières nuances ont suffi pour rassurer. Quant aux données publiées plus tôt dans la journée, elles semblent montrer que la conjoncture s’est quelque peu redressée en janvier, au vu des premiers chiffres disponibles et malgré les conséquences de la crise sanitaire sur la mobilité, qui avaient notamment fait dévisser les climats des affaires.

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Le pic des tensions en amont de l’industrie est en voie d’être dépassé

Après les PPI américains d’hier, ceux de la Chine ce matin semblent confirmer un début d’un apaisement des tensions inflationnistes en amont du processus productif. Ces résultats corroborent le retournement du taux de croissance annuel des prix des métaux et plus généralement celui de l’ensemble des matières premières. S’il est sans doute encore tôt pour en tirer des conclusions sur les perspectives globales d’inflation, il s’agit d’un signal fort. L’industrie, qui a concentré les effets des pénuries d’approvisionnement et de la flambée des coûts du transport, a été, en effet, le déclencheur du dérapage des prix depuis le début de l’année dernière. Le retournement en cours devrait permettre de réduire sa contribution à l’inflation mondiale et redonner plus de crédibilité au scénario d’un tassement de cette dernière en 2022. Dès lors, le point haut des taux futurs ne devrait plus être très loin malgré l’emballement des perspectives de resserrement monétaire.

 

 

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