Malgré le repli de l’inflation allemande, les tensions sur les prix restent intenses

L’inflation espagnole passe le cap symbolique des 10 % en juin, avec une hausse annuelle des prix à la consommation de 10,2 % selon les données non harmonisées, contre 8,7 % en mai. A contrario, l’Allemagne qui bénéficie des réductions de taxes sur l’énergie et des prix ferroviaires a vu son inflation refluer de 7,9 % en mai à 7,6 % en juin, un repli somme toute limité au regard des mesures adoptées. Les rares bonnes nouvelles sur le front de l’inflation en zone euro viennent donc des enquêtes de la Commission, qui tendent à confirmer le repli timoré des anticipations déjà constatées en mai…

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Recul inattendu des perspectives de prix dans l’industrie française en avril

Peu d’évolution du climat des affaires en France ce mois-ci. L’indice synthétique de l’INSEE se replie d’un point, à 106,  un résultat plutôt réconfortant au vu de craintes suscitées par les conséquences du  conflit russo-ukrainien. Les grands indicateurs sectoriels des services et de l’industrie restent stables, voire progressent légèrement, à l’exception du gros point noir en provenance du commerce de détail et la réparation automobile qui semble être la principale victime de la chute de pouvoir d’achat. Malgré tout, l’indicateur synthétique de retournement conjoncturel repasse en zone positive. C’est néanmoins d’ailleurs que nous vient l’information la plus surprenante, en l’occurrence des perspectives de prix. En nette hausse dans les services, celles-ci sont en revanche en repli dans la plupart des secteurs industriels, en dépit de l’envolée des prix des matières premières et des difficultés redoutées des difficultés d’approvisionnement. Un résultat intrigant après, déjà, une surprise du même ordre dans les données du CPI américain de mars, susceptible s’il se confirmait, d’atténuer les craintes montantes au sujet de l’inflation… À suivre

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La croissance sauvée au premier trimestre, selon l’IFO et l’INSEE

Après les bons PMI, les enquêtes mensuelles de l’IFO pour l’Allemagne et de l’INSEE, pour la France accélèrent avec des hausses respectives de 3 et 5 points pour leurs indicateurs composites. Les économies continuent d’évoluer au gré des restrictions, dont la réduction récente permet aux prestataires de services de retrouver de l’optimisme. Les évolutions sont un peu moins nettes dans l’industrie, avec même une faible baisse de l’indice français. Quant au contexte inflationniste, les perspectives de prix campent sur de hauts niveaux.

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Perspectives de prix toujours plus élevées en zone euro

Les enquêtes de la Commission européenne ont réservé quelques surprises par rapport à celles publiées par l’INSEE, l’IFO ou Markit (PMI). La situation en Allemagne apparaît, en particulier, nettement plus favorable, tandis que celle de la France semble, à l’inverse, beaucoup plus fragile. Pour autant ce type de distorsions est assez fréquent à l’occasion des phases de retournement conjoncturel et le plus souvent lié à un certain retard de la Commission. S’il est un point néanmoins où les résultats convergent c’est sur celui des prix, au sujet desquels, pour le coup, les enquêtes pointent toutes vers de fortes hausses encore à venir. Ces tensions persistantes représentent, de loin, le principal danger pour la zone euro que ce soit pour la croissance ou la politique monétaire à venir. On se souvient que la BCE avait, dans un contexte similaire, jugé bon de relever ses taux directeurs en juillet 2008 ! Une telle réponse n’est naturellement pas envisageable aujourd’hui. On peut néanmoins légitimement supposer que Mme Lagarde ait de plus en plus de mal à contenir les faucons de la BCE ce qui pourrait se solder par une réduction plus marquée que généralement anticipée de ses achats d’actifs ou de nouvelles annonces à venir en ce sens, quand, par ailleurs, les anticipations d’inflation ne cessent de se tendre en zone euro alors qu’elles se stabilisent aux Etats-Unis.

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