Industrie mondiale, la récession gagne du terrain

À en juger par les PMI de juin, la situation industrielle mondiale continue à s’aggraver. En baisse quasi-généralisée, avec des plus bas en série, les indicateurs témoignent de difficultés persistantes face au ralentissement des échanges, aux évolutions de la conjoncture et aux aléas géopolitiques. La zone euro n’arrive toujours pas à sortir la tête de l’eau tandis que le Royaume-Uni est à son tour frappé par un brutal atterrissage de son climat des affaires. Aux États-Unis, le PMI s’est stabilisé  après, toutefois, une baisse rapide ces derniers mois, alors que la chute des commandes signalée par l’ISM interroge sur la suite. En Asie, la Chine replonge, la Corée bascule brutalement et le PMI japonais ainsi que l’enquête Tankan envoient de biens mauvais signaux…

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L’enquête INSEE ne raconte pas la même histoire que celle des PMI…

En juin, l’indicateur composite du climat des affaires de l’INSEE se maintient à 106. L’évolution est moins spectaculaire que les PMI publiés vendredi, mais le niveau reste somme toute décent en comparaison, par exemple, des indicateurs allemands. Les composantes manufacturières de l’enquête ne sont cependant pas du même tonneau. A l’inverse du PMI qui avait marqué un net rebond, l’indicateur INSEE rebaisse sous le coup d’une brutale détérioration des commandes à l’exportation adressées à l’industrie française. La résilience de l’économie au contexte international serait-elle, déjà, en train de s’éroder ?

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Le risque de récession, confirmé par l’IFO en Allemagne

Dans la foulée du ZEW, l’indice IFO de climat des affaires baisse encore en juin, à 97,4, soit un plus bas de près de 5 ans. Si ce nouveau recul n’est pas une surprise en soi, compte-tenu de la mauvaise santé industrielle, les chiffres de ce mois nous informent que les services, jusqu’ici plus ou moins épargnés, se situent sur une pente glissante. Cette contagion du secteur manufacturier à l’ensemble de l’économie, avec des effets sur les perspectives d’emploi déjà visibles en mai, accroît le risque de récession à horizon du second semestre de cette année, comme signalé par l’indicateur de changement de régime cyclique de l’IFO, qui n’a plus retrouvé la zone d’expansion depuis 9 mois.

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J. Powell sur un siège éjectable, peut-il éviter de préparer le terrain à une baisse des taux ?

Selon une information Bloomberg, la Maison Blanche aurait étudié la possibilité de rétrograder J. Powell. Dans de telles conditions, on imagine aisément l’inconfort du président de la FED au terme du FOMC de ces deux derniers jours. Ces conditions ne sont assurément pas les meilleures pour gérer comme il se devrait une situation complexe et, pour le moins, risquée. J. Powell voudra-t-il marquer l’indépendance de l’institution dont il a la charge ou préfèrera-t-il prendre le risque de donner l’impression qu’il cède aux doubles pressions du marché et du président D. Trump ? Pas facile de trouver une option gagnant-gagnant de ces deux options…

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M. Draghi se ravise, « les taux peuvent baisser » ! L’euro se replie… Les banques aussi…

Le président de la BCE dont la communication avait été pour le moins ambiguë à la suite du dernier comité de politique monétaire, semble avoir révisé sa copie. Apparu un brin « hawkish », le 6 juin, avec notamment une révision à la hausse de ses prévisions de croissance et d’inflation pour cette année, le message de la BCE avait ouvert la voie à une remontée des cours de l’euro qui, face au changement de posture de la FED, risquait de se transformer en boulevard en faveur d’une hausse de la monnaie européenne. Les propos d’aujourd’hui viennent corriger le tir mais fragilisent par là-même un peu plus le secteur bancaire.

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ZEW allemand – récession en ligne de mire

Les chiffres de l’enquête ZEW de juin enregistrent une nouvelle et forte détérioration des perspectives, à -21,1 après -2,1, qui fait passer l’indicateur composite dans les négatifs pour la première fois depuis octobre 2014, malgré une stabilisation de l’opinion sur les conditions courantes à bas niveau. Voilà qui est loin de rassurer sur la capacité de l’économie allemande à se ressaisir. À en juger par les très mauvais chiffres des secteurs-clés de l’industrie exportatrice, c’est en l’occurrence un vrai risque de récession qui se profile à l’horizon du second semestre de cette année.

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La consommation reste molle et l’inflation retombe en France  

La hausse de la confiance des ménages français ne se traduit pas encore par une plus grande vigueur de leurs dépenses, en hausse de seulement 0,2 % en avril hors énergie. Au cours du mois écoulé, achats d’énergie et alimentaires ont, en effet, concentré l’essentiel de la dépense. Par ailleurs, après un rebond en avril, le taux d’inflation retombe brutalement, de 1,3 % à 1 %, son plus bas niveau depuis septembre 2017… Après l’effet Pascal du mois dernier, le repli des prix des services suggère un net tassement du taux l’inflation sous-jacente, laquelle, après une remontée ponctuelle à 0,7 % le mois dernier semble bien partie pour ressortir en deçà de ses plus bas des derniers mois, sous 0,5 % l’an… Un ensemble, au total, bien moyen.

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