Données du jour : le rebond du PMI chinois n’évacue pas les craintes de récession

Les anticipations de croissance ont de plus en plus de plomb dans l’aile et les données économiques du jour n’ont pas rassuré malgré des nouvelles plutôt réconfortantes en provenance de Chine ce matin. Au Japon, la chute de 7 % de la production industrielle en mai a refroidi tandis que les données de consommation en Europe restent médiocres. Aux Etats-Unis, la consommation de ménages est ressortie en baisse de 0,4 % en mai, les deux mois précédents ayant été revu en nette baisse. Selon la FED d’Atlanta, l’ensemble devrait finalement conduire à une contraction de 1 % du PIB au deuxième trimestre… Après un regain de tensions en début de semaine, les marchés de taux se reprennent : aux Etats-Unis, le rendement des T-Notes retombe à 3 % et celui du Bund de même échéance chute à moins de 1,35 % après avoir dépassé les 1,8 % en milieu de mois. Sur le marché pétrolier, les cours ont du mal à se maintenir au-dessus de 110$ le baril de Brent…

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Malgré le repli de l’inflation allemande, les tensions sur les prix restent intenses

L’inflation espagnole passe le cap symbolique des 10 % en juin, avec une hausse annuelle des prix à la consommation de 10,2 % selon les données non harmonisées, contre 8,7 % en mai. A contrario, l’Allemagne qui bénéficie des réductions de taxes sur l’énergie et des prix ferroviaires a vu son inflation refluer de 7,9 % en mai à 7,6 % en juin, un repli somme toute limité au regard des mesures adoptées. Les rares bonnes nouvelles sur le front de l’inflation en zone euro viennent donc des enquêtes de la Commission, qui tendent à confirmer le repli timoré des anticipations déjà constatées en mai…

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La récession rôde aux Etats-Unis

Les jours se répètent et se ressemblent du côté des indicateurs conjoncturels. Cette fois-ci, ce sont les climats des affaires des Fed de Richmond et de Dallas ainsi que les indicateurs de confiance des ménages du Conference Board qui virent de bord en juin et s’enfoncent à des niveaux rarement observés en dehors des périodes de récession. La FED d’Atlanta qui avait pu revoir de 0% à 0,25 % son estimation pour la croissance du deuxième trimestre la semaine dernière ne devrait pas tarder à faire marche arrière ; un prélude à ce qui attend vraisemblablement la FED avec des perspectives de plus en plus mauvaises sur le front de l’emploi.

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Les ménages broient du noir, les entreprises devraient suivre sous peu

Les indicateurs de confiance des ménages n’en finissent pas de baisser. En France, celui de l’INSEE perd trois points en juin, à 82, tandis qu’en Allemagne, le GfK recule d’un peu plus d’un point, à -27,4. Dans les deux cas, il s’agit de niveaux inférieurs à ceux constatés durant la première vague de covid, qui avait pourtant paralysé l’économie. Après le Michigan américain, au plus bas depuis sa création, les données européennes s’ajoutent à une longue liste d’indicateurs profondément déprimés qui accréditent de plus en plus le risque d’une contraction de l’activité économique dans les pays industrialisés.

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Rien ne va plus sur les PMI américains

Comme en zone euro, les PMI américains se replient fortement, de 2,4 point pour le composite, à 51,2, soit plus bas encore qu’en France ou en Allemagne. Dans le détail, l’indice des services passe de 53,4 à 51,6, tandis que le manufacturier perd 4,6 points, de 57 à 52,4, un plus bas depuis juillet 2020.

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Nouvelle alerte sur la conjoncture américaine avec les ventes de détail

Les ventes de détail à prix courants ont baissé de 0,3 % aux Etats-Unis le mois dernier, alors même que les prix à la consommation progressaient de 1 % en mai. Autant dire qu’en termes réels, il s’agit bien d’un recul des achats.  Quant aux ventes d’avril, initialement publiées en hausse de 0,9 %, elles ont été révisées à 0,7 %. Après la chute de 12% des immatriculations automobiles et l’effondrement de la confiance des ménages, à un plus bas niveau depuis 1950, selon l’université du Michigan, ces données, ainsi que l’indice manufacturier de la Fed de New-York , toujours en territoire négatif à -1,2, confirment le diagnostic d’un très net ralentissement conjoncturel, voire d’une récession.

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La BoJ n’a probablement pas le choix que de tenter de contrer la chute du yen

Le président de la BoJ a affirmé vouloir poursuivre son soutien monétaire et, à première vue, il y a de quoi. En effet, le Japon n’est pas confronté au dilemme croissance/inflation dans les mêmes termes que les autres pays développés. La hausse annuelle de ses prix à la consommation ne dépasse pas 2,5 % à ce stade, au lieu de plus de 8 % aux Etats-Unis, en Zone euro ou au Royaume-Uni. Le PIB du pays, impacté avant-même la crise du covid par la hausse de la TVA d’octobre 2019, est encore inférieur de 1 % à son niveau du premier trimestre 2020 et de 3 % relativement au premier trimestre 2019. Si l’on ajoute à cela son repli de 0,1 % en début d’année et les effets redoutés du blocage de l’économie chinoise, une stratégie de soutien à la croissance plutôt que de lutte contre l’inflation est assez défendable. Faire cavalier seul dans un monde global est cependant bien peu aisé. Le creusement des écarts de taux d’intérêt du Japon avec le reste du monde a largement pesé sur le yen ces derniers mois….

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Les secteurs domestiques continuent de s’enfoncer en Allemagne, selon le ZEW

Les deux principaux indicateurs de l’enquête du ZEW allemand auprès des analystes évoluent peu. Les indices des conditions courantes et des perspectives gagnent respectivement 9 et 6 points, ce qui est peu au regard des variations de ces indices. Toujours très inférieurs à leurs niveaux d’il y a trois mois, les deux indicateurs persistent en territoire franchement négatif, à environ -28, ce qui tend, plutôt, à confirmer le risque imminent de récession.

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