Surendettement, vieillissement, climat : une et une seule préconisation

La crise provoquée par l’épidémie de Covid-19 soulève une multitude d’interrogations sur ses effets et ses conséquences à court et moyen-long terme, au point parfois de donner l’impression de ne rien pouvoir anticiper ni prévoir. Ce n’est pas faux. Dire de quoi sera fait demain est à peu près impossible dans la situation présente et il faudra vraisemblablement un temps relativement long avant d’être en mesure de se faire une idée plus précise de la trajectoire de l’économie mondiale post-pandémie. Il serait néanmoins erroné de penser que les caractéristiques essentielles de ce qui façonnait les projections économiques de moyen-long terme avant la crise du covid-19 se soient évaporées avec cette dernière. En l’occurrence, tout l’inverse s’observe : le surendettement généralisé de ces deux dernières décennies va connaître une expansion considérable ; le vieillissement démographique ne va pas s’arrêter et ses conséquences seront d’autant plus ressenties que l’endettement sera élevé et la croissance rabotée par les conséquences de la crise sanitaire ; le processus de démondialisation, déjà largement amorcé, va s’accélérer ; les enjeux climatiques, qui posent depuis longtemps la question de la soutenabilité de notre modèle de croissance, n’ont pas fini de se rappeler à nous comme ils viennent de le faire à travers la pandémie de Covid-19 ; enfin, le creusement des inégalités, violemment accentué par la crise sanitaire, risque de l’être plus encore par chacun des phénomènes mentionnés ci-dessus. Les principales caractéristiques du monde de l’après pandémie sont effectivement les mêmes que celles du monde d’avant, en pire, et c’est en partant de ces constats que se précisent les pourtours des réponses les plus appropriées à la situation présente.

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Présentation Mars 2020: Covid 19, état des lieux et perspectives

Déferlante systémique:

  • Les chances d’un répit mondial avant la rentrée de septembre disparaissent
  • D’un choc d’offre chinois à un choc de demande internationale : une profonde récession industrielle, un tsunami dans les services
  • Un choc de 8 %-10 % du PIB mondial ? On peine à le croire, et pourtant…
  • Une crise financière proportionnelle à l’irrationnalité passée : TINA c’est fini
  • On s’en remet comment?
    La page de 30 années de mondialisation est en train de se tourner
    L’Europe survit-elle à la déferlante ?
    Déflation ou hyperinflation?

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Après la langue de bois de ces derniers mois, qu’attendre de la BCE ?

Depuis le début de l’été la BCE a fait preuve d’une rigidité dont on avait perdu l’habitude sous le règne de Mario Draghi, maintenant mordicus un scénario indéfendable et des  perspectives de remontée de ses taux directeurs d’ici la fin de l’année 2019, tout aussi indéfendables.

Aujourd’hui au pied du mur, qu’attendre de sa communication à l’occasion de son comité de politique monétaire de jeudi ?

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BCE, les risques basculent à la baisse

En juillet, malgré l’accumulation d’indicateurs avancés en demi-teinte, le discours de la BCE était resté résolument optimiste sur ses perspectives de croissance et d’inflation. Depuis, la détérioration s’est accentuée, pointant vers une révision à la baisse du scénario macroéconomique et légitimant, selon nous, le retour d’un discours plus accommodant.

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L’Allemagne décroche, la pelote se débine

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Climat des affaires, commandes, production… les signes précurseurs d’une rupture de tendance de la conjoncture allemande ne laissent plus de doute : l’Allemagne décroche.

Face à la surprise que semble constituer ce constat, nous revenons sur les principales raisons à l’origine de cette situation et tentons de répondre aux principales questions que soulève la forte révision à la baisse des perspectives de croissance de la première économie de la zone euro que nous sommes obligés d’envisager aujourd’hui :

  • Récession ou non en zone euro l’an prochain ?
  • Risque d’une nouvelle crise ?
  • Quelle porte de sortie ?