ZEW : deux pas en avant, un pas en arrière

Le ZEW hésite : sans effacer les hausses du mois dernier, les indicateurs des perspectives et des conditions courantes rechutent en février, à 8,7 et -15,7 respectivement. La moyenne des deux composantes, à -3,5 après 8,6, n’aura passé qu’un petit mois en zone positive. L’inquiétude liée au coronavirus explique pour une bonne part ce décrochage exacerbé par la rechute des ventes automobiles en début d’année.

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Le Japon en bonne voie pour une année de récession en 2020

C’était à prévoir au vu du choc provoqué par la hausse des taxes à la consommation du 1er octobre, le PIB japonais a fortement reculé au quatrième trimestre pour se contracter de 1,6 % par rapport au trimestre précédent et de 0,4 % sur un an. Si 2019 sauve les meubles avec une croissance annuelle de 0,8 %, la détérioration de la situation économique est particulièrement marquée en fin d’année. Avec un acquis de -1 % pour 2020 et une première moitié d’année forcément impactée par le Coronavirus, il sera assurément difficile à l’économie nippone de redresser la barre ; il faudrait, en effet, une hausse du PIB de 0,4 % au cours de chacun des trimestres de cette année pour revenir à zéro en moyenne. Sauf forte révision à la hausse de cette première estimation du PIB du quatrième trimestre, ce qui est assez coutumier au Japon, 2020 pourrait ainsi marquer la première année de récession du PIB depuis 2009.

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La croissance française trébuche fin 2019 et plombe les perspectives pour 2020

Les grèves ont manifestement amputé la croissance française dans des proportions supérieures aux attentes au quatrième trimestre, expliquant une bonne part du repli de 0,1 % du PIB réel au dernier trimestre, à en juger par le détail sectoriel des données de l’INSEE. Pas sûr cependant que le rattrapage soit au RDV en ce début d’année compte-tenu de la prolongation du conflit social sur le dossier des retraites, auquel il faudra vraisemblablement ajouter les effets de l’épidémie de coronavirus sur la conjoncture mondiale. Bref, la croissance française déçoit et tel risque d’être encore le cas un moment. En moyenne, l’économie française a cru de 1,2 % en 2019, conformément à nos prévisions, elle affiche en revanche une progression nettement inférieure en glissement annuel (T4 2019/T4 2018), de seulement 0,8 %, de sorte que la base de départ pour 2020 n’est pas des plus favorables : avec un acquis de moins de 0,2 %, une croissance moyenne de 0,2 % par trimestre, identique à celle de l’année dernière, permettrait à peine d’atteindre 0,7 % de croissance en moyenne cette année…

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Un quatrième trimestre bien peu inspirant aux États-Unis

Sans surprise, la croissance américaine est ressortie à 2,1 % en rythme annualisé au dernier trimestre de l’année dernière, un chiffre conforme aux attentes et quasiment identique à ceux des deux précédents. Sur le détail peu à dire : consommation de biens ramollie, dépenses de services un peu plus solides, frémissement de l’investissement immobilier mais nouvelle contraction de l’investissement productif, l’ensemble compensé par une chute des importations de 8,7 % r.a. qui permet aux exportations nettes de compenser l’impact négatif de la baisse des stocks… Bref, il ne se passe pas grand-chose de palpitant dans la première économie mondiale où, un peu comme dans un jeu de chasse-taupe, les soutiens à la croissance vont et viennent au fil des trimestres parvenant à maintenir un équilibre fragile autour d’une moyenne de 2 % sans qu’aucune tendance ne se profile véritablement.

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L’or remonte après l’accord USA-Chine…

Dubitatifs, est sans aucun doute le qualificatif le plus approprié à la réaction des marchés à la signature de la phase I de l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine. Si les indices boursiers américains donnent le sentiment de continuer à « acheter » la bonne nouvelle supposée, les marchés de taux et de matières premières semblent avoir fait plus de cas des faibles chiffres des prix à la production américains qu’à cette nouvelle du jour. Contrairement au scénario de reflation privilégié il y a quelques semaines à la perspective de cette trêve entre les deux premières économies mondiales, c’est un repli des taux futurs et des cours du pétrole qui ont simultanément marqué la séance de ce mercredi, qui plus est, couronnée par une remontée des cours de l’or de 0,8 %, à 1556,6 USD, à deux doigts de ses plus hauts récents de la semaine dernière.

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La FED bientôt à la rescousse de l’emploi américain ?

Le rapport sur l’emploi américain du mois de décembre déçoit, avec 145 K créations de postes au lieu de 164K généralement attendus et des révisions en baisse de 14 K des deux mois précédents. Les pertes d’emplois manufacturiers, miniers et, dans une moindre mesure, des transports et du stockage ont participé à ce résultat. Mais c’est surtout du côté des services professionnels que proviennent les mauvaises surprises, avec 10 K créations de postes seulement contre 36 K en moyenne au cours des six mois précédents. A l’inverse le rebond de plus de 40 K emplois dans le commerce de détail est une bonne nouvelle de taille que l’on est tenté d’attribuer aux effets positifs de l’ajournement de hausses de tarifs prévues pour le 15 décembre. Voilà bien longtemps, en l’occurrence quasiment trois ans, que le secteur n’avait pas enregistré une telle amélioration.

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L’envolée du DAX prend le pas sur le sentiment des analystes, le ZEW rebondit

Le ZEW continue à prendre ses distances par rapport aux données économiques allemandes avec une nouvelle progression de l’indice des perspectives dorénavant franchement en territoire positif, à 10,7 points en décembre, et une inflexion de l’indicateur sur la situation courante qui, bien que toujours très négatif, repasse de ?24,7 à -19,9. Surprenant résultat, au vu des retours récents sur la situation allemande, qui ne semble cependant pas pouvoir être pris pour argent comptant à en juger sur les sous-composantes de cette enquête, en l’occurrence une très forte influence de l’environnement financier récent sur le sentiment des analystes.

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Production allemande : creuse encore !

Mais où sont passées les (rares) nouvelles encourageantes de ces dernières semaines ? Pas dans la production industrielle en tout cas ! Comme préfiguré par les chiffres des commandes d’hier, la production industrielle allemande a poursuivi son déclin en octobre avec une baisse de 1,7 % sur un mois et de 5,3 % sur un an ; elle retrouve ainsi son niveau de la fin 2015. Le diagnostic n’est pas meilleur pour le seul secteur manufacturier, en recul de 1,6 % par rapport au mois de septembre, durant lequel elle s’était déjà contractée de 1,4 %, et de 6,2 % sur un an. Le secteur de la construction qui avait représenté un gros soutien à l’activité en début d’année continue également à perdre du terrain, avec un repli de 2,8 % après son sursaut passager en septembre.

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