IFO : l’Allemagne en récession

Sans surprise, et dans la foulée du ZEW, les chiffres IFO de climat des affaires connaissent leur plus lourde chute depuis 2005. L’indicateur global passe ainsi de 96 à 87,7. Plus encore que l’indicateur de situation courante, qui ne perd « que » 5 points, à 93,8, c’est le recul des perspectives qui frappe : -11 points à 82, 3 points seulement au-dessus du plus bas de décembre 2008. En revanche, les détails sectoriels nous montrent quelques disparités, avec des services qui dévissent franchement.

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Covid-19 : un premier dépistage macro

Comme enflés à l’hélium par les liquidités, les marchés boursiers ont jusqu’à présent superbement ignoré le choc du coronavirus. Le cap de l’exubérance de la fin d’année dernière a été d’autant plus facile à garder que nous n’avons, à ce stade, que très peu d’illustrations des effets de cette épidémie. Ce n’est qu’à partir du début du mois de février, en effet, que la paralysie de l’économie chinoise a véritablement gagné du terrain. Il faudra donc attendre encore quelques jours ou semaines pour être en mesure d’évaluer l’impact de cette crise sanitaire d’envergure. Le réveil risque d’être brutal.

À quoi se préparer, quels sont les rouages de transmission de ce choc avant tout chinois sur l’activité internationale, les principales sources d’incertitudes ou d’interrogations liées au conséquences de cette épidémie ? Nous dressons ici un premier dépistage.

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ZEW : deux pas en avant, un pas en arrière

Le ZEW hésite : sans effacer les hausses du mois dernier, les indicateurs des perspectives et des conditions courantes rechutent en février, à 8,7 et -15,7 respectivement. La moyenne des deux composantes, à -3,5 après 8,6, n’aura passé qu’un petit mois en zone positive. L’inquiétude liée au coronavirus explique pour une bonne part ce décrochage exacerbé par la rechute des ventes automobiles en début d’année.

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Le Japon en bonne voie pour une année de récession en 2020

C’était à prévoir au vu du choc provoqué par la hausse des taxes à la consommation du 1er octobre, le PIB japonais a fortement reculé au quatrième trimestre pour se contracter de 1,6 % par rapport au trimestre précédent et de 0,4 % sur un an. Si 2019 sauve les meubles avec une croissance annuelle de 0,8 %, la détérioration de la situation économique est particulièrement marquée en fin d’année. Avec un acquis de -1 % pour 2020 et une première moitié d’année forcément impactée par le Coronavirus, il sera assurément difficile à l’économie nippone de redresser la barre ; il faudrait, en effet, une hausse du PIB de 0,4 % au cours de chacun des trimestres de cette année pour revenir à zéro en moyenne. Sauf forte révision à la hausse de cette première estimation du PIB du quatrième trimestre, ce qui est assez coutumier au Japon, 2020 pourrait ainsi marquer la première année de récession du PIB depuis 2009.

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La croissance française trébuche fin 2019 et plombe les perspectives pour 2020

Les grèves ont manifestement amputé la croissance française dans des proportions supérieures aux attentes au quatrième trimestre, expliquant une bonne part du repli de 0,1 % du PIB réel au dernier trimestre, à en juger par le détail sectoriel des données de l’INSEE. Pas sûr cependant que le rattrapage soit au RDV en ce début d’année compte-tenu de la prolongation du conflit social sur le dossier des retraites, auquel il faudra vraisemblablement ajouter les effets de l’épidémie de coronavirus sur la conjoncture mondiale. Bref, la croissance française déçoit et tel risque d’être encore le cas un moment. En moyenne, l’économie française a cru de 1,2 % en 2019, conformément à nos prévisions, elle affiche en revanche une progression nettement inférieure en glissement annuel (T4 2019/T4 2018), de seulement 0,8 %, de sorte que la base de départ pour 2020 n’est pas des plus favorables : avec un acquis de moins de 0,2 %, une croissance moyenne de 0,2 % par trimestre, identique à celle de l’année dernière, permettrait à peine d’atteindre 0,7 % de croissance en moyenne cette année…

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Un quatrième trimestre bien peu inspirant aux États-Unis

Sans surprise, la croissance américaine est ressortie à 2,1 % en rythme annualisé au dernier trimestre de l’année dernière, un chiffre conforme aux attentes et quasiment identique à ceux des deux précédents. Sur le détail peu à dire : consommation de biens ramollie, dépenses de services un peu plus solides, frémissement de l’investissement immobilier mais nouvelle contraction de l’investissement productif, l’ensemble compensé par une chute des importations de 8,7 % r.a. qui permet aux exportations nettes de compenser l’impact négatif de la baisse des stocks… Bref, il ne se passe pas grand-chose de palpitant dans la première économie mondiale où, un peu comme dans un jeu de chasse-taupe, les soutiens à la croissance vont et viennent au fil des trimestres parvenant à maintenir un équilibre fragile autour d’une moyenne de 2 % sans qu’aucune tendance ne se profile véritablement.

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L’or remonte après l’accord USA-Chine…

Dubitatifs, est sans aucun doute le qualificatif le plus approprié à la réaction des marchés à la signature de la phase I de l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine. Si les indices boursiers américains donnent le sentiment de continuer à « acheter » la bonne nouvelle supposée, les marchés de taux et de matières premières semblent avoir fait plus de cas des faibles chiffres des prix à la production américains qu’à cette nouvelle du jour. Contrairement au scénario de reflation privilégié il y a quelques semaines à la perspective de cette trêve entre les deux premières économies mondiales, c’est un repli des taux futurs et des cours du pétrole qui ont simultanément marqué la séance de ce mercredi, qui plus est, couronnée par une remontée des cours de l’or de 0,8 %, à 1556,6 USD, à deux doigts de ses plus hauts récents de la semaine dernière.

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La FED bientôt à la rescousse de l’emploi américain ?

Le rapport sur l’emploi américain du mois de décembre déçoit, avec 145 K créations de postes au lieu de 164K généralement attendus et des révisions en baisse de 14 K des deux mois précédents. Les pertes d’emplois manufacturiers, miniers et, dans une moindre mesure, des transports et du stockage ont participé à ce résultat. Mais c’est surtout du côté des services professionnels que proviennent les mauvaises surprises, avec 10 K créations de postes seulement contre 36 K en moyenne au cours des six mois précédents. A l’inverse le rebond de plus de 40 K emplois dans le commerce de détail est une bonne nouvelle de taille que l’on est tenté d’attribuer aux effets positifs de l’ajournement de hausses de tarifs prévues pour le 15 décembre. Voilà bien longtemps, en l’occurrence quasiment trois ans, que le secteur n’avait pas enregistré une telle amélioration.

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