Les Français ont le moral mais leur porte-monnaie reste fermé !

Bien loin du creux de décembre dernier, les chiffres de confiance des ménages français publiés en début de semaine étaient particulièrement bons, avec une hausse de l’indicateur synthétique de deux points, à 106, un plus haut depuis juin 2017. Hors période électorale, un tel niveau n’avait plus été atteint depuis le début du millénaire. Toutes les composantes, à l’exception de l’opportunité d’épargne, sont ressorties au-dessus de leur moyenne de long terme et la confiance dans la baisse du chômage n’a jamais été aussi forte depuis 27 mois. On aurait tort, à en juger par les données de consommation publiées ce matin, de crier victoire trop vite. En octobre, en effet, les achats des ménages hors composantes énergie et alimentaire, n’ont augmenté que de 0,3 % après avoir chuté de 1,1 % le mois précédent ; résultat, sur un an, leur hausse n’est pas supérieure à 0,9 %, ce qui, malgré tout, est meilleur que le résultat observé sur l’ensemble de leurs dépenses, en repli de 0,2 % au cours des douze derniers mois….

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Guerre de tranchée entre les taux et les actions

Si, nombreux voient dans le bas niveau persistant des taux d’intérêt la principale explication à la bonne tenue des actions, les distorsions observées entre ces deux marchés ces dernières semaines ne peuvent guère être considérées comme durables et le risque d’un changement abrupte de perception d’un marché ou de l’autre s’en trouve incontestablement accru. Les données publiées ce mercredi aux États-Unis, ajoutées à celles de la semaine dernière en provenance du marché immobilier, pourraient avoir constitué les premiers éléments déclencheurs d’un environnement plus propice à une hausse des taux futurs.

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L’économie allemande et le DAX : on cherche, on ne trouve pas…

Parmi les arguments avancés pour justifier le regain d’optimisme sur l’économie allemande et le DAX, trois sont régulièrement cités :

  • Les espoirs sur le commerce international
  • Ceux d’une politique budgétaire plus porteuse
  • Une moindre dépendance supposée de l’économie à son industrie, grâce à une résilience des services.

Nous avons investi chacun de ceux-ci sans arriver à des conclusions qui permettraient de mieux expliquer l’engouement des marchés, à l’égard des valeur allemandes, particulièrement des industrielles, et le caractère fantaisiste de la hausse du DAX par rapport aux fondamentaux de l’économie allemande.

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Climat des affaires en France : stand-by

Les indicateurs INSEE et Markit du climat des affaires en France sont tous deux stables en novembre, respectivement à 105 et à 52,7, des niveaux toujours plutôt corrects, notamment en comparaison de l’Allemagne. Si l’économie française résiste, elle ne montre pour l’instant aucun signe patent d’amélioration, à l’exception du secteur de l’immobilier dans lequel la baisse des taux d’intérêt semble effectivement porter ses fruits. La situation est stable dans de basses eaux dans les services tandis que les bons retours en provenance du PMI manufacturier jurent trop avec ceux de l’enquête INSEE pour ne pas inspirer la retenue. Il faudra assurément que la France fasse mieux pour que l’horizon se dégage.

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Pour l’immobilier américain, mieux vaut que les taux futurs ne suivent pas les actions…

Dans la configuration des marchés boursiers de ces dernières semaines, une question plus que les autres taraude les analystes : la hausse des taux futurs que devrait finir par entrainer celle des actions, si elle perdure, sera-t-elle supportable par les économies occidentales et les marchés ? De la réponse à cette question dépend dans une large mesure le confort des uns et des autres à l’égard du regain d’optimisme en présence des marchés d’actions qui, jusqu’à présent, n’a eu qu’un effet très modéré sur le niveau des taux futurs. L’analyse du marché immobilier américain offre quelques pistes de réflexion mais également quelques raisons de redouter une embardée des taux longs….

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Japon, c’est encore plus grave qu’imaginé !

La hausse des taxes à la consommation de 8 % à 10 % au Japon début octobre devait se traduire par une envolée des prix susceptible de fragiliser les consommateurs… Rien de cela. À en juger par les données de la région de Tokyo, la déflation est tellement prégnante que même une remontée des taxes ne filtre pas les rouages de la formation des prix : preuve s’il en est de la fragilité de la demande, les entreprises ont intégralement absorbé ce surcoût. Les perspectives de consommation en sont-elles meilleures ?

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Crépuscule au pays du Soleil-Levant

Après maints reports, l’augmentation de la taxe à la consommation de 8 % à 10 % est entrée en vigueur le 1er octobre au Japon. Vu les difficultés conjoncturelles auxquelles est d’ores et déjà confronté le pays, ce changement de fiscalité risque d’être fort coûteux pour la croissance future. Il a fallu près de cinq ans, en effet, pour effacer l’impact de la précédente hausse des taxes d’avril 2014 sur la consommation, malgré le soutien apporté à l’époque par le déploiement des Abenomics. Il fait dès lors peu de doutes, qu’au-delà de ses effets instantanés sur le chiffrage de l’inflation, cette hausse de la fiscalité viendra approfondir la déflation dans laquelle est enlisé le pays depuis près d’un quart de siècle. Face à ces perspectives qu’attendre des réponses de politique économique à venir ? Après avoir à peu près tout tenté, les options ne font pas florès. Côté monétaire, la BoJ est exsangue ; la monnaie hélicoptère pourrait finir par se révéler tentante mais n’est pas à l’agenda. Côté budgétaire, les marges sont a priori inexistantes, sauf peut-être s’il s’agit d’une cause stratégique, en l’occurrence militaire. Signe des temps que nous traversons, cette dernière semble prendre un peu plus de poids aujourd’hui…

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Un mauvais rapport sur l’emploi rassure les bourses ; vive la Fed ! Mais les T-notes doutent

Après les mauvaises nouvelles en provenance de l’économie américaine de ces derniers jours et le vif retour de volatilité qui s’en est suivi sur les bourses mondiales, d’aucuns auraient pu redouter qu’un mauvais rapport sur l’emploi crée plus d’inquiétude et attise les pressions baissières sur les marchés. Que nenni ! Le rapport est tellement mauvais qu’il rassure : la FED, c’est certain, viendra à la rescousse, semblent nous dirent les marchés d’actions. Contrairement à ce qu’avait indiqué J. Powell au sortir du dernier FOMC du 18 septembre, les anticipations d’une nouvelle baisse des taux des Fed Funds fin octobre se sont imposées ces derniers jours. Malgré le repli du taux de chômage de deux dixièmes à 3,5 % qui, en des temps plus anciens, aurait pu faire redouter une accentuation des tensions inflationnistes, la forte baisse du taux de croissance annuel des salaires à 2,9 % lui redonnerait la latitude que les tendances récentes de l’inflation lui avait confisquées…

La réaction des marchés obligataires n’est pas aussi enthousiaste, cependant. De fait, la chute du taux de chômage semble susciter plus de questions quant à la perspective d’une FED possiblement trop conciliante…

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