L’optimisme de la Fed fait passer la pilule du virage monétaire et dope le pétrole !

Le président de la FED a, finalement, passé l’examen du changement de cap monétaire avec brio, parvenant, à annoncer un doublement du rythme du tapering et de possibles hausses imminentes des Fed Funds, tout en rassurant les marchés ! La recette ? Une appréciation des plus optimistes sur les perspectives de croissance américaine, lesquelles ont d’ailleurs été révisées à la hausse, de 3,8 % à 4 % pour 2022. Quant au taux de chômage, il est, dixit, d’ores et déjà proche du plein emploi. Sa baisse à venir permet donc d’envisager des remontées de taux d’intérêt, qui, selon les projections du FOMC, seraient au nombre de trois l’an prochain, pour terminer l’année dans la fourchette de 75 à 100 points de base, au-dessus, même, des anticipations de marchés.

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Emploi américain, ça se complique pour la FED et ça rappelle de plus en plus 2018…

Mauvaise surprise sur le front de l’emploi américain en nombre avec 210 K créations de postes seulement. Il s’agit du plus mauvais résultat mensuel depuis le début de l’année, malgré un déficit d’emplois de près de 4 millions par rapport à février 2020. Si, jusqu’à présent, le président de la FED s’est montré assez hermétique aux risques associés à la résurgence de l’épidémie, cette déception est un sérieux rappel à l’ordre, susceptible de le faire douter de sa nouvelle posture. Sauf qu’à force de changer d’avis, le président de la FED risque bel bien d’y perdre son latin ou d’apparaître comme une girouette, d’autant que la nouvelle baisse du taux de chômage de 4,6 % à 4,2 % en un mois, risque fort de servir le discours des faucons…

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Les déceptions s’accumulent en Asie : les matières premières accusent le coup, enfin!

Les problèmes se sont accumulés pour l’Asie depuis le début de l’été : épidémie, pénuries, commerce mondial, immobilier… Après un mois d’août calamiteux, les indicateurs du climat des affaires sont généralement remontés, laissant la possibilité d’envisager que le pire soit dépassé, malgré les menaces issues de la crise du géant immobilier chinois Evergrande. Les toutes dernières informations, en provenance de la Chine, du Japon ou de l’Asie du Sud-Est, mettent à jour des difficultés de moins en moins passagères. Les marchés des matières premières pourraient commencer à y être plus sensibles au moment où, par ailleurs, les injections de liquidités des banques centrales se réduisent.

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Inflation américaine, fini de jouer !

Voilà qui tombe mal quelques jours après le discours rassurant de J. Powell au sujet du risque d’inflation. En octobre, l’indice des prix à la consommation, bien supérieur aux anticipations, a augmenté de 6,2 % au cours des douze derniers mois, à raison d’une hausse mensuelle (corrigée des variations saisonnières) de presque 1 %, la plus forte depuis la fin des années 2000. De fait, les explications qui prévalaient jusqu’ici, et permettaient à la Fed de garder une posture rassurante, sont de moins en moins recevables. La composante énergétique explique, certes, toujours une part importante de l’inflation mais les éléments considérés comme temporaires, tels les prix des véhicules d’occasion, persistent, tandis que de plus en plus de secteurs, jusqu’ici plutôt à l’écart, participent maintenant du mouvement général de hausse des prix. Ces éléments cumulés poussent l’inflation vers des niveaux qui appelleront vraisemblablement une réponse plus agressive que celle envisagée jusqu’ici par J. Powell avec pour conséquence d’aplatir un peu plus les courbes de taux d’intérêt et de donner un peu plus de soutien aux cours de l’or.

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L’emploi américain : les questions qui taraudent les anticipations de taux

Après la surprise provoquée par J. Powell cette semaine, nul doute que le rapport sur l’emploi du mois d’octobre publié aujourd’hui a une teneur particulière, risquant, à l’évidence, de mettre le président de la FED sur la sellette. Dans cette perspective, trois tendances semblent pouvoir être privilégiées par l’analyse.
Le nombre des créations d’emplois, lequel s’améliore et suggère qu’au rythme de ces quatre derniers mois, l’économie américaine pourrait renouer avec son niveau d’emploi de février 2020 d’ici août… On comprend mieux les anticipations des marchés sur le timing des hausses de taux à venir.
Les indicateurs de tensions éventuelles sur le front salarial. Ceux-ci sont très discutables. Si le nombre de démissionnaires remonte un peu, leur proportion est loin d’être anormale au regard d’un certain nombre de critères.
Enfin les taux de chômage et de participation. Le premier, en repli à 4,6 % en octobre, ne laisse a priori pas beaucoup de marge à la FED tandis que le second, s’il s’agit d’obtenir une économie plus inclusive pour combattre les forces déflationnistes sous-jacentes, laisse beaucoup plus de place pour le maintien d’un axe accommodant.
Ce rapport sur l’emploi ne sert pas la cause de J. Powell à l’égard des anticipations trop précoces de hausses de taux mais ne crée pas non plus de pressions particulières susceptibles de démontrer que la Fed puisse être « derrière la courbe ». Les marchés attendront sans doute les données d’inflation de la semaine prochaine pour prendre position.

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Powell casse les anticipations de marché sur ses taux et repentifie la courbe

L’exigence de résultats économiques pour envisager de remonter les taux directeurs est beaucoup plus haute que celle requise pour un tapering. C’est dans cette affirmation du président de la FED, J. Powell, que se trouve l’essentiel ; à savoir, l’absence de changement de position officielle s’agissant des taux des Fed funds. En dépit de l’amorce du tapering, largement anticipée, cela donne un caractère incontestablement ‘dovish’ à sa communication par rapport à l’évolution récente des anticipations de marchés et à la redirection amorcée ces dernières semaines par la plupart des autres banques centrales du monde développé, BCE exceptée. Témoin de cette ‘bonne surprise’, les anticipations de hausses des taux se replient en même temps que la courbe des taux se repentifie, au contraire de ce qu’elle avait fait ces derniers temps au fur et à mesure de la remontée des anticipations de hausse des taux.

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Les ISM rassurent sur l’activité mais interrogent toujours sur l’emploi et les prix

Si l’on ne s’en tient qu’aux indicateurs synthétiques, les données ISM sont particulièrement bonnes. L’indice manufacturier se maintient à 60,8 après 61,1, tandis que celui des services atteint 66,7, un record. Si les ISM faisaient la croissance, celle-ci n’aurait cependant pas été aussi faible au troisième trimestre. Ces chiffres n’annoncent donc pas une amélioration  mirobolante de la conjoncture.  Les détails sectoriels sur l’activité restent bien orientés dans la très grande majorité des secteurs, malgré la baisse de l’opinion sur les nouvelles commandes industrielles. En revanche, ceux sur l’emploi et les prix continuent de poser question.

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Trop laborieuse, la reprise américaine pèse sur les perspectives

Meilleure que l’estimation de la Fed d’Atlanta, la croissance du troisième trimestre de l’économie américaine n’en est pas moins décevante pour une période censée être celle d’une réouverture de l’économie après le stress sanitaire du printemps. Le PIB réel n’a augmenté que de 2 % en rythme annualisé, soit de 0,5 % selon la norme internationale et s’est même très légèrement contracté hors stocks. Si l’économie américaine a retrouvé au deuxième trimestre son niveau de PIB d’avant crise, elle est encore loin d’avoir renoué avec la tendance qui prévalait entre 2016 et 2019 et encore plus loin de celle d’avant la crise de 2008…

 

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