Avec 7 % d’inflation américaine dans les services, le compte n’y est pas

Les données publiées aujourd’hui font état d’une première baisse de l’indice CPI corrigé des variations saisonnières depuis deux ans et demi, qui perd 0,1 % entre novembre et décembre. Les trois principales composantes de l’inflation annuelle baissent, en tout premier lieu l’énergie qui reflue de presque 6 points, mais aussi l’alimentaire dont les prix ont enregistré leur plus faible hausse depuis mars 2021, de 0,3 % néanmoins. L’indice sous-jacent, augmente de 0,3 %, ce qui suffit à faire refluer l’inflation hors énergie et alimentation à 5,7 % après 6 %. Sur douze mois, l’inflation totale a atteint un point bas depuis plus d’un an, à 6,5 % (-0,6 points).

Seul hic, l’inflation des services, censée être l’indicateur le plus fiable des tendances endogènes accélère de 6,8 % à 7 %, son plus haut niveau depuis 1982… Quand bien même ce résultat s’explique quasi-exclusivement par les loyers, c’est un sujet

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Coup de froid sur l’ISM non-manufacturier américain ; youpi, les taux baissent !!!

Avec un premier retour en zone « de contraction », à 49,6 et surtout sa troisième pire baisse du début de siècle, -6,9 points, l’indicateur ISM des services renvoie, pour sa part, un signal nettement récessif. Il tranche ainsi avec les données d’emploi publiées plus tôt et, plus largement, avec des anticipations de croissance du quatrième trimestre, généralement bien orientées. Les indicateurs conjoncturels américains continuent de se contredire les uns les autres et brouillent les pistes. Les marchés en profitent pour s’envoler : moins de croissance c’est moins de hausse des taux donc c’est tout bon pour les matières premières !

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Au menu : hausse des taux ou récession. Les PMI jouent avec les nerfs des marchés

Après la bonne surprise de ce matin, l’heure est à la grande déception aux Etats-Unis. La première a fait s’envoler les taux, la seconde remet au centre du jeu les risques de récession. Le PMI composite américain passe de 46,4 à 44,6, son plus bas niveau depuis août, sous l’effet d’une dégradation de ses deux composantes, services et industrie manufacturière. Si les baisses enregistrées il y a quelques mois étaient dues au contexte de hausses de prix, celle de décembre intervient en revanche dans un environnement de moins en moins inflationniste, selon l’enquête elle-même : « l’action de la Fed semble porter ses fruits sur les prix mais aussi sur l’activité ».  Jusque-là très contradictoires, les indicateurs américains soufflaient le chaud et le froid. Malgré les difficultés de l’immobilier, les autres secteurs gardaient la tête hors de l’eau… du moins jusqu’à hier. En effet, avant même les PMI, les ventes de détail  en termes nominaux et la production manufacturière de novembre avaient déjà reculé trous deux de 0,6 %. L’économie est-elle déjà en récession comme le suggère le niveau du PMI ? Le doute est encore permis. L’enquête n’est pas forcément imperméable au contexte de prix et après avoir dopé les résultats de l’an dernier, l’inflation pourrait aujourd’hui tirer les l’indicateur  vers le bas. Il faudra attendre l’ISM pour confirmer le diagnostic, lequel avait renvoyé un son de cloche bien différent des PMI le mois dernier.

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La consommation américaine, l’arbre qui cache -mal- la forêt

Comme on pouvait le présager après les données de ventes de détail, la consommation des ménages américains a progressé de 0,5 % en octobre, sa plus forte hausse en termes réels depuis janvier. Avec un acquis de déjà 0,8 % pour le dernier trimestre, voilà qui est en phase avec une croissance tirée par les dépenses des ménages.  Par ailleurs, l’inflation PCE, bien que toujours élevée, confirme son ralentissement. Jusque-là tout roule, donc… Croissance préservée et pivot possible de la FED comme rappelé hier par J. Powell.  Sauf que l’histoire ne s’arrête pas là. L’ISM s’est à nouveau replié en novembre, au point de retomber en zone de contraction, à 49  dans l’industrie manufacturière. La reprise de la consommation, pourtant, portée par les achats d’automobiles (+8,9%) ne laissait pas attendre cela ! Quant au rapport de l’ADP hier, il valide bel et bien le ralentissement du marché de l’emploi, suggéré ces dernières semaines par les inscriptions hebdomadaires au chômage. Alors l’économie américaine est-elle aussi résiliente ? Contrairement aux Français ou aux Allemands, les Américains ont largement rogné sur leur épargne pour financer leurs achats récents. Leur taux d’épargne est ainsi retombé à 2,3 % de leur revenu, un plus bas depuis 2005. Une situation tenable tant que le recours au crédit est possible, ce qui pourrait être de plus en plus compromis avec une détérioration des perspectives que suggèrent tout à la fois la chute de l’ISM, le premier recul des profits trimestriels des sociétés publié hier, le retournement immobilier et le ralentissement effectif des créations d’emplois selon l’ADP…

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Rien de neuf du côté des minutes à part le ralentissement des hausses de taux

Déjà annoncé par J. Powell à l’occasion de sa conférence de presse post-FOMC, les minutes précisent qu’une « majorité substantielle » de membres du FOMC soutient l’idée d’un ralentissement du rythme de hausse des taux directeurs. Sauf cette précision, le compte-rendu du dernier FOMC n’apporte aucune nouvelle. Comme l’avait fait le président de la FED, il souligne la détermination sans faille de la FED à revenir à son objectif de 2 % d’inflation, revient à maintes reprises sur l’absence de progrès patents en la matière et sur la probabilité que le cycle de hausse des taux dure plus longtemps qu’envisagé en septembre à la faveur d’un point haut des Fed Funds également plus élevé. Si les marchés semblent se satisfaire de ces maigres précisions, c’est sans doute parce que les données économiques de ces derniers jours sont très mitigées. La chute de deux points du PMI composite de novembre, à 46,3, publié plus tôt dans la journée, n’est naturellement pas des plus rassurantes pour la croissance à venir. A l’inverse, le rebond des ventes de détail et celui des ventes de logements neufs n’incitent pas à être alarmiste, quand les estimations de la FED d’Atlanta sur la croissance du 4ème trimestre sont encore de 4,25 %. À ce stade, acceptons l’évidence, ni la FED ni les marchés n’ont les moyens de prévoir combien de temps le cycle de hausse des taux se poursuivra ni s’il permettra de venir, effectivement, à bout de l’inflation, ce qui promet encore beaucoup d’instabilité sur les perspective de taux pour, au moins, le premier semestre 2023.

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Encore un peu de boulot pour casser la frénésie de crédit, M. Powell !

Dans la jungle des indicateurs économiques, les choix qu’aura à faire la FED dans les prochains mois seront, de toute évidence, bien délicats et les risques de ne pas prendre les bonnes décisions au bon moment proportionnellement élevés. Les données du jour donnent un aperçu des dilemmes auxquels elle risque de se confronter.

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