Décevant, le rapport sur l’emploi américain voit ses effets court-circuités par l’accord de l’OPEP

Les déceptions en provenance du rapport sur l’emploi américain du mois de novembre n’ont pas eu le temps d’avoir les effets sur les marchés des taux. Entre-temps, l’accord intervenu entre les pays producteurs de pétrole en faveur d’une baisse de la production a fait s’envoler les cours du brut et, dans leur sillage, les taux d’intérêt à long terme américains. L’ensemble aboutit à une situation assez incohérente où la médiocrité des données américaines est suivie d’un redressement des rendements et d’une repentification des courbes des taux, seule la faiblesse du dollar permettant de réconcilier l’ensemble, avec, en prime, une singulière accélération de la hausse des cours de l’or. Il serait surprenant que les tendances observées sur les marchés obligataires en cette fin de semaine aillent très loin avant de s’inverser à nouveau.

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Regain de tensions sur les taux américains après un trop bon rapport sur l’emploi

C’est toute l’ambiguïté des situations de fin de cycle : il est nécessaire que les chiffres soient bons pour entretenir les perspectives de croissance décentes, sans trop, pour ne pas attiser les tensions sur les taux d’intérêt ni peser sur les perspectives bénéficiaires des entreprises. Vu sous cet angle, le rapport du mois d’octobre est sans doute trop bon pour prévenir une remontée persistante des taux d’intérêt réels.

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Les vacances de Monsieur Trump

Le président américain n’a pas chômé durant ces semaines estivales, semblant prendre un malin plaisir à jongler avec les nerfs de ses partenaires-concurrents auxquels il attribue tour à tour le rôle d’ami de toujours ou de pire ennemi. Guerre commerciale et pétrolière, guerre de l’espace, cyber-attaques, ventes d’armes ; la panoplie est sans limite, simultanément alimentée par des objectifs économiques et géostratégiques l’amenant sur tous les fronts, à l’égard des plus grandes puissances comme des moins importantes (Philippines, récemment). « America First » fait trembler la planète économique sans un jour de répit et la stratégie marque des points ! L’opinion des ménages américains sur les conditions économiques courantes a retrouvé des niveaux records, seulement égalés à la fin des années quatre-vingt-dix ; idem pour les PME dont la confiance caracole sur des plus hauts de trente-cinq ans.

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Un peu plus d’emplois et de salaires aux Etats-Unis, beaucoup plus de risques obligataires

 

C’est le propre des situations de bulles que de créer des mouvements de panique ponctuels dont la plupart ne durent pas, jusqu’au jour où…. C’est bien cette dernière crainte que suscitent les évolutions de ces derniers jours où se profilent les risques d’emballement susceptibles de faire dérailler la machine de marchés internationaux trop huilés par les liquidités pléthoriques déversées par les banques centrales depuis dix ans.

Dans un tel contexte, le rapport sur l’emploi américain du mois de janvier trouve une résonance particulière. À ce titre, il n’est pas le meilleur. Avec des créations d’emplois en légère accélération, de 200 000 en janvier, après 160 000 en décembre, mais, surtout, une accélération de la hausse annuelle des salaires à 2,9 %, la plus soutenue depuis juin 2009, ce rapport apporte plutôt de l’eau au moulin à la correction des marchés obligataires américains.

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À 0,4 % l’an, la croissance des salaires réels américains ne tolèrera pas une inflation beaucoup plus soutenue

L’inflation sous-jacente américaine s’est très légèrement redressée en octobre, à 1,8 % au lieu de 1,7 % en septembre malgré le repli du taux d’inflation totale sous l’effet de la baisse des prix de l’énergie au cours du mois sous revue.

Malgré ce léger raffermissement, difficile de trouver dans les données d’aujourd’hui l’illustration d’un changement notable. Les composantes les plus cycliques de l’évolution des prix restent largement inertes, conformes ou inférieures à ce qu’elles ont fait en moyenne ces quatre dernières années, à l’exception près des prix des loyers.

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Emploi américain – verdict le mois prochain

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Avec 287 000 créations nettes d’emplois en juin, le rapport officiel évacue les risques immédiats de détérioration accélérée de la conjoncture américaine mais n’apporte que peu d’informations solides sur les développements effectivement en cours.

Les chiffres du mois de mai ayant été revus à la baisse, à 11 000 au lieu de 38 000 initialement, l’instabilité de ces deux derniers mois oblige à la prudence. Sans doute a-t-on une meilleure appréciation en lissant ces données qui ressortent ainsi à 114 000 créations mensuelles au cours des trois derniers mois ou 147 000 au cours des six derniers, soit, quelle que soit la mesure, une décélération significative par rapport à l’année dernière ainsi qu’illustré par la baisse du taux de variation annuelle à 1,7 % au lieu de 2,1 % en moyenne en 2015.

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Si ces données sont incontestablement bienvenues, elles sont probablement insuffisantes pour insuffler un changement de la politique de la FED ou de ses intentions immédiates et mériteront d’être validées.

L’accélération des salaires est davantage en mesure de semer le trouble parmi les membres du board les plus préoccupés par le risque d’une FED en retard sur le cycle.

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