BMG avril 2022 –Notre baromètre en stand-by

Rien de bien palpitant ce mois-ci. Notre baromètre économique global d’avril stagne à -0,1, après une révision de mars initialement publié à -0,3, en zone neutre, bien que sous la ligne de flottaison depuis janvier. L’indice d’investissement remonte en zone neutre et constitue la seule amélioration. La consommation et des exportations reculent respectivement en zone négative et neutre. Notre baromètre d’inflation se replie nettement, de 1,1 à 0,5 avec une relative homogéneité entre les régions.

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Stagnation ou récession : la croissance de l’UEM rattrapée par la guerre et l’inflation

La croissance du PIB de la zone euro (0,2 %) a finalement été sauvée des eaux par l’Espagne et l’Allemagne, deux pays dans lesquels le PIB a réussi à progresser, bien que mollement, de 0,3 % et 0,2 % respectivement. La France, pour sa part affiche un zéro pointé, au lieu des 0,3 % escomptés par l’INSEE, et l’Italie flanche de 0,2 %. Voilà un bien mauvais départ, avant même les pleins effets redoutés de la crise ukrainienne au deuxième trimestre. Manifestement, le rattrapage escompté de la fin des restrictions sanitaires n’a pas porté ses fruits, en France la valeur ajoutée des services a même reflué malgré le rebond du tourisme. La flambée des prix explique l’essentiel de ces déceptions, avec une envolée de l’inflation de 5 % en décembre à 7,4 % en mars en zone euro, en accélération à 7,5 % en avril, du fait, surtout de l’alimentation et de ses composantes sous-jacentes hors énergie, alimentation, alcool et tabac. Voilà de quoi inciter la BCE à plus d’impatience pour relever le niveau de ses taux d’intérêt ! Décidément, rien ne va dans la bonne direction. Même la chute de l’euro, dont on aurait pu se réjouir pour notre compétitivité, devient un poison face au risque d’inflation additionnelle qu’elle entraine.

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La confiance des consommateurs met à mal la « résilience » européenne

Les indicateurs de climat des affaires d’avril étaient, généralement, rassurants : faibles baisses voire léger rebond, ils ne montraient, en tout cas, pas d’amplification majeure des conséquences de la guerre en Ukraine entrevues en mars. Même la confiance des ménages mesurée par la commission européenne avait regagné un tout petit peu de terrain. La nouvelle baisse des données de l’INSEE en France et du Gfk en Allemagne vient tout remettre en question, en raison de niveaux de confiance mesurés au plus bas depuis la première vague de covid, au moins. Dans le cas de l’Hexagone, l’indicateur total atteint ainsi 88 (-2 points) contre 89 en novembre 2020, 91 en mai de la même année et 87 au moment de la crise des gilets jaunes.

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La production américaine garde le rythme en mars

Le premier trimestre aura été celui d’une progression régulière de la production industrielle américaine, avec une hausse de 0,9 % en mars, comme en février. Par rapport aux trois mois précédents, la hausse observée est d’un peu plus de 2 %. Pour sa seule composante manufacturière, elle décélère légèrement, de 1,2 % en février à 0,9 % en mars. Toujours est-il que les évolutions internationales n’ont pour l’heure pas beaucoup de conséquences sur l’activité industrielle, qui affiche ses plus hauts volumes de production depuis presque 15 ans.

Contrairement à l’Europe, la majorité des secteurs a retrouvé ses niveaux d’avant crise voire les a, parfois largement, dépassés. De même, entre mars et février, seule la production de métaux primaires a légèrement reculé. A noter, enfin, la très forte hausse de la production automobile, de presque 8 %, qui atteint son plus haut niveau depuis janvier 2021.

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Ventes peu lisibles mais confiance en hausse aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, les ventes de détail à prix courants progressent, en mars, pour le deuxième mois consécutif, de 0,5 % après 0,8 %, et retrouvent la tendance haussière initiée à la mi 2021, uniquement contrariée par la forte baisse de janvier. Cette satisfaction passée, on rappellera que ces données ne sont pas corrigées de la hausse des prix et révèlent surtout l’accélération de ces derniers. La consommation des ménages à prix constant n’a été que de 0,2 % en février et la hausse des prix de 1,2 % en mars risque bien d’avoir absorbé , encore une fois, tout ou partie de celle des achats nominaux.

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Présentation trimestrielle de Mars: Covid, inflation, Ukraine, les ruptures s’accélèrent

De la pandémie à la sidération de la guerre, l’économie mondiale est propulsée vers l’inconnue d’un nouvel ordre mondial aux contours incertains ; l’Europe impréparée, de nouveau, aux premières loges d’un conflit dont les enjeux la dépassent. Au-delà de l’incertitude immédiate que provoque le conflit russo-ukrainien, l’accès aux ressources s’érige comme une priorité fondamentale face à laquelle le politique reprend la main sur l’économique. La géopolitique mondiale et, par-delà, l’ordre économique né de l’ouverture des frontières des quatre décennies écoulées, semblent déjà relégués à l’histoire. Même en cas de résolution rapide du conflit, on peut prédire que la mobilité des biens, des personnes et du capital, ne sera plus, demain, celle d’avant le 24 février 2022.

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L’inflation américaine, entrainée par l’énergie, légers mouvements ailleurs

Première constatation à la lecture des chiffres d’inflation aux Etats-Unis : celle-ci augmente encore en mars, sans surprise, à +8,5 %, soit 0,6 point de plus qu’en février. Parmi les postes considérés, en revanche, l’inflation sous-jacente reste, à peu près, la même qu’en février, à 6,5 % contre 6,4 %, avec, même, un léger ralentissement pour les biens. C’est de l’alimentaire, qui gagne encore un point  à 8,8 % et surtout de l’énergie, qui passe de 25,6 % à 32 %, que provient donc la nouvelle accélération constatée le mois dernier. Cette dernière, qui est un peu moins forte que prévu, a par ailleurs permis un reflux des rendements des obligations d’état outre-Atlantique.

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ZEW, crédit bancaire, prix de gros : les difficultés allemandes s’accentuent

Les résultats de l’enquête ZEW continuent de se dégrader en avril, avec un recul de deux points des perspectives, à -41, et une baisse de presque dix points de l’indicateur sur la situation courante, à -30,8. Déjà en zone de récession le mois précédent, la moyenne de ces deux indicateurs y reste, donc, en avril. Quant au détail sectoriel, il dresse le tableau d’une conjoncture très fortement impactée dans l’ensemble de l’industrie, automobile en tête mais de moins en moins isolée. Les secteurs plus domestiques, comme la banque, l’assurance ou le commerce de détail, limitent, pour l’heure, la casse.

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