L’inflation baisse mais les ménages français ne perçoivent pas encore son pic…

L’inflation française a reculé de 0,3 points en décembre pour terminer l’année à 5,9% après 6,3 % en novembre. En moyenne en 2022, la hausse des prix à la consommation aura finalement atteint 5,2 %, un record depuis 1985. La baisse de 3,6 % des prix de l’énergie en décembre permet néanmoins de terminer l’année sur une note réconfortante, laquelle entretient l’espoir que le pic d’inflation soit dépassé. C’est probable, compte-tenu de l’importance des effets de base énergétiques sur les perspectives 2023, même si dans le cas français subsiste un aléas de court terme lié à l’impact de la fin du bouclier tarifaire sur l’inflation des mois de janvier/février.

Le pic d’inflation, dépassé, ne résoudra cependant pas tous les problèmes. Les hausses de prix se cumulent et même ralentie, l’inflation à venir s’ajoutera à celle déjà comptabilisée. Les ménages français ne voient pas à ce stade d’amélioration et leur perspectives d’achat restent particulièrement déprimées.

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L’inflation allemande termine l’année 2022 sur une meilleure note

L’inflation allemande a terminé l’année 2022 à 8,6 %, après 10 % en novembre et un plus haut de 10,4 % en octobre. En moyenne l’économie allemande aura enregistré une hausse de ses prix à la consommation de 7,9 % sur l’ensemble de l’année 2022, un record depuis 1949. Les mesures gouvernementales ont néanmoins permis de clore l’année sur des résultats moins anxiogènes que jusqu’alors. Le bouclier tarifaire explique, en effet, la quasi-intégralité du reflux du mois de décembre et devrait continuer à porter ses fruits dans les mois à venir sur la partie énergétique de l’indice. Les perspectives de forte décrue de l’inflation au premier semestre 2023 s’en trouvent renforcées. Reste la partie sous-jacente de l’inflation qui semble ne pas avoir beaucoup évolué en décembre, voire s’être légèrement tendue, au-delà de 5 % et prendra, selon toute vraisemblance, plus de temps à refluer.

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Après la BCE, les PMI jettent un peu plus d’huile sur le feu des taux européens

Les soupçons d’amélioration du contexte conjoncturel ont été confirmés ce matin avec la publication des résultats préliminaires des enquêtes PMI pour la zone euro dont l’indice composite pour l’ensemble de la région reprend un point, de 47,8 en novembre à 48,8. Le rebond de 2,6 points de l’indice allemand, tiré à la fois par l’industrie et les services, explique l’essentiel de résultat. Le constat est nettement plus mitigé en France, où les pertes dans les services l’emportent sur le frémissement du manufacturier au point de faire flancher l’indicateur synthétique de sept dixièmes, à 48 points. Dans l’ensemble, le PMI composite préliminaire pour la zone euro ressort néanmoins en hausse d’un point, à 48,8, son plus haut niveau depuis août.

Voilà de quoi conforter le diagnostic sur la conjoncture régionale et souligner l’influence positive de la dissipation des craintes extrêmes et des initiatives budgétaires récentes, en Allemagne notamment. Une bonne nouvelle s’il en est qui n’incite cependant pas à penser qu’elle sera du goût de la BCE dans son combat contre l’inflation. Les tensions sur les taux s’accentuent ce matin et les bourses encaissent le coup, en zone euro. C’est également le cas au Royaume-Uni, où le rebond du PMI des services à 50 points réduit les craintes de récession qui ont jusque-là retenu la BoE, malgré des signaux contraires en provenance des ventes de détail (-0,4 % entre octobre et novembre). Le Dax tirera-t-il, malgré tout, mieux son épingle du jeu que jusqu’alors, en particulier par rapport au CAC ? Le PMI allemand dépasse pour la première fois le français depuis février, c’est en général un signal…

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Pivot, sans plus de la part de la FED, qui entretient l’ambiguïté

Comme largement anticipé, la FED annonce une hausse d’un demi-point de ses taux directeurs, marquant par là même une inflexion de sa politique monétaire après quatre mouvements de ¾ de points entre juin et novembre. Elle confirme également de nouvelles remontées des Fed Funds l’an prochain, d’au moins 75 points de base, avant une décrue graduelle en 2024 et 2025. Rien de bien surprenant, donc, dans sa communication, conforme aux indications de J. Powell de ces derniers temps. Le scénario agressif agité par certains des membres du FOMC ces dernières semaines, lesquels évoquaient un possible pic des taux à 6 %, voire 7 %, n’est pas, non plus, sur la table : les Fed Funds n’excèderaient pas 5,1 % fin 2023 selon la projection médiane (Dots) et les niveaux les plus élevés se limitent à 5,75 % pour 2 des 19 participants. Difficile de voir là une posture en quoi que ce soit agressive compte-tenu de ce qui a été fait cette année et du niveau de l’inflation en présence : encore 7,1 % en novembre.

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Le scoop d’une possible reprise!

En cette fin d’année 2022 toute particulière où, il y a peu, la route vers une récession mondiale semblait toute tracée, les marchés soufflent un air chaud, et voilà qu’ils parviennent, presque, à nous faire oublier les éléments d’intense stress qui nous ont accompagnés ces dix derniers mois.

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La consommation américaine, l’arbre qui cache -mal- la forêt

Comme on pouvait le présager après les données de ventes de détail, la consommation des ménages américains a progressé de 0,5 % en octobre, sa plus forte hausse en termes réels depuis janvier. Avec un acquis de déjà 0,8 % pour le dernier trimestre, voilà qui est en phase avec une croissance tirée par les dépenses des ménages.  Par ailleurs, l’inflation PCE, bien que toujours élevée, confirme son ralentissement. Jusque-là tout roule, donc… Croissance préservée et pivot possible de la FED comme rappelé hier par J. Powell.  Sauf que l’histoire ne s’arrête pas là. L’ISM s’est à nouveau replié en novembre, au point de retomber en zone de contraction, à 49  dans l’industrie manufacturière. La reprise de la consommation, pourtant, portée par les achats d’automobiles (+8,9%) ne laissait pas attendre cela ! Quant au rapport de l’ADP hier, il valide bel et bien le ralentissement du marché de l’emploi, suggéré ces dernières semaines par les inscriptions hebdomadaires au chômage. Alors l’économie américaine est-elle aussi résiliente ? Contrairement aux Français ou aux Allemands, les Américains ont largement rogné sur leur épargne pour financer leurs achats récents. Leur taux d’épargne est ainsi retombé à 2,3 % de leur revenu, un plus bas depuis 2005. Une situation tenable tant que le recours au crédit est possible, ce qui pourrait être de plus en plus compromis avec une détérioration des perspectives que suggèrent tout à la fois la chute de l’ISM, le premier recul des profits trimestriels des sociétés publié hier, le retournement immobilier et le ralentissement effectif des créations d’emplois selon l’ADP…

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Les bourses européennes surfent sur la dissipation des craintes extrêmes ; cela peut-il durer ?

A quelques jours de la fin novembre, les indices européens semblent bien partis pour enregistrer une nouvelle progression mensuelle exceptionnelle après, déjà, la pochette surprise du mois d’octobre. Les pertes, qui s’étalaient à la fin septembre entre 15 % et 25 % depuis le début de l’année été considérablement réduites et 2022 ne sera donc pas l’annus horribilis redoutée il y a peu, mais juste un cru médiocre comme il en a été de nombreux dans la région ces dernières années.

Plus encore, les indices régionaux semblent bien partis pour faire mieux que les américains, lesquels bien que mieux orientés ces dernières semaines, sont sanctionnés par les déconvenues des valeurs technologiques et, plus généralement, les cycliques.

Alors, les marchés européens pourraient-il se montrer plus résistants que généralement envisagé ? Un certain nombre d’indices incitent à le penser, parmi lesquels la résilience de la croissance économique aux vents contraires de ces derniers mois et, plus récemment, la dissipation des craintes sur le front énergétique dont, semble-t-il, les indicateurs économiques avancés commencent à profiter… Quels seraient alors les raisons de la retenue ?

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