Les sous-jacents du marché américain de l’ère Trump à rude épreuve face au Covid-19

La performance sectorielle des marchés américains est restée relativement constante depuis l’élection de D. Trump en novembre 2016. Parmi les grands gagnants : les nouvelles technologies, la santé et la consommation discrétionnaire se détachent assez distinctement des autres secteurs boursiers, sans parler des plus sanctionnés qu’ont été l’énergie, les financières et les industrielles. La crise du Covid 19 n’a pas particulièrement modifié la donne depuis ses débuts. Les valeurs technologiques, plutôt bénéficiaires des effets de la pandémie, ont continué à surfer sur les mauvaises nouvelles conjoncturelles, la santé a plutôt tiré son épingle du jeu des espoirs portés par la recherche de remèdes ou vaccins contre le Covid-19 et les valeurs de consommation discrétionnaires ont été épargnées dans un contexte de baisse des taux d’intérêt et de mesures de soutien exceptionnelles aux ménages américains. En somme, la vie a poursuivi son cours sur des marchés dopés aux liquidités, très peu soucieux de la réalité économique. Les données calamiteuses du mois d’avril, sur fond de regain de tensions commerciales entre D. Trump et Xi Jinping, pourraient finir par rebattre les cartes.

Vous devez vous connecter pour voir le contenu.SVP . Pas encore abonné ? Vous abonner

Le voile se lève sur la situation américaine fin 2018 : difficile réconciliation avec les NFP

Les perturbations liées au shutdown ont considérablement réduit la visibilité sur la réalité de la situation économique américaine depuis la fin de l’année dernière. Les principales données, jusque-là, disponibles -résultats d’enquêtes PMI et ISM ainsi que les chiffres d’emploi- ayant été plutôt sympathiques ont largement entretenu l’idée d’une poursuite d’une croissance robuste, malgré la fermeture partielle de l’administration fédérale entre le 22 décembre et le 25 janvier. Les statistiques de ventes de détail publiées aujourd’hui, mettent à mal ce diagnostic quand les premières tendances de janvier ne sont pas, non plus, des plus encourageantes.

Lire la suite…