La Chine face à son déclin démographique

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Réunis en plénum dans le but de définir les grandes orientations économiques de la Chine pour les prochaines années, les dirigeants chinois n’ont probablement pas inscrit à l’agenda de leur Congrès la question démographique. Et pourtant, s’il est un défi économique auquel la Chine sera inévitablement confrontée dans les toutes prochaines années c’est bien, devant tous les autres, à celui du vieillissement accéléré de sa population. Les projections de l’ONU, référence en la matière, sont à ce titre sans appel. D’ici à 2040, l’âge médian de la population chinoise devrait augmenter de plus de onze années, pour atteindre 46 ans, le nombre de Chinois en âge de travailler s’éroderait de 10 %, celui des jeunes adultes de 15 à 44 ans se réduirait de 200 millions et celui des plus de 65 ans augmenterait d’autant ; la proportion d’actifs pour deux séniors chuterait ainsi de dix-huit actuellement, à cinq en 2040. Le vieillissement de la Chine est parti pour être particulièrement rapide, à bien des égards, plus rapide, même, que celui du Vieux Continent.

Les conséquences du vieillissement des populations sont assez mal connues et les recherches sur le sujet concernant surtout les pays développés ne sont guère juxtaposables au cas de la Chine. Que cette absence de référence n’empêche pas, toutefois, de prendre la mesure de ce que nous annoncent les tendances démographiques des vingt-cinq prochaines années. Après avoir façonné les principales étapes du développement économique chinois, la génération des baby-boomers de l’ère post révolution des années 1950 à 1975 emportera avec elle l’essentiel de ce qu’elle a procuré durant sa jeunesse à l’Empire du Milieu, et qui en a fait l’extraordinaire essor depuis quatre décennies : une ressource pléthorique en main d’œuvre, d’abord, une ressource tout aussi inédite d’épargne, ensuite.

Moniteur de la croissance en zone euro : en attendant la locomotive allemande

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La situation économique donne des signes encourageants en zone euro. Le regain de confiance se propage peu à peu à un nombre croissant de secteurs d’activité et de pays, l’activité industrielle se raffermit et l’indicateur du climat des affaires de la Commission Européenne suggère un retour de la croissance annuelle du PIB avant la fin de l’année.

Manque toutefois à ce tableau une véritable amélioration sur le front extérieur. Non seulement, en effet, la croissance des exportations vers le reste du monde stationne mais, plus inhabituel en période de reprise, celle du commerce intra régional continue à se contracter. Difficile dans de telles conditions de faire preuve d’une confiance solide dans l’avenir. En l’absence d’amélioration sur le front extérieur, les lendemains européens risquent fort de déchanter. Or, le risque est bel et bien celui d’une inertie durable des échanges.

Fiscal Cliff, Sequester, Shutdown: What Next?

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The latest showdown in Washington raises a whole host of questions and conjectures about what will come after the agreement struck yesterday by the U.S. Senate. A closer look at the most crucial issues involved is therefore in order.

From Political Farce to Economic Instability

Viewing the federal government shutdown of the past two weeks as political farce may help mitigate the gnawing anxiety over how large a threat it represented to the world economy. In fact, however, this most recent tug-of-war has thrown a new quandary into bold relief: the economy is increasingly at the mercy of politics at its very worst. In other words, our economic future may be shaped by partisan wrangling, even of the most ludicrous variety. This is not just an umpteenth American specialty, either. It is a tendency inherent in the lingering crisis that has bedeviled the advanced economies for over five years now, and it introduces a new kind of risk—unpredictable, uncontrollable risk with the potential to wreak havoc. While the too-big-to-fail syndrome may still look like it can shield us from the disaster scenario—federal government default—we would be well-advised to brace ourselves in this new phase for serial drama over the issue of U.S. sovereign debt and fiscal policy.

Plenty of room for more political strife. 

How much fiscal tightening in 2014? 

When will the downgrade occur?

What rates? What policy from the Fed?

What does it all mean for growth? 

« Cliff », « sequestre » et autres « shutdown »… et maintenant ?

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L’épisode que nous venons de traverser ces dernières semaines aux États-Unis inspire bien des réflexions et interrogations sur ce qui peut suivre l’adoption de l’accord obtenu au Sénat dans la journée d’hier. Nous revenons ici sur les points les plus importants.

De la farce politique à l’instabilité économique

Si reléguer le « shutdown » au rang de farce politique a pu servir d’antidote à l’anxiété provoquée par la réalité des risques que faisait encourir la situation américaine à l’économie mondiale ces deux dernières semaines, il y a dans cet épisode la révélation d’un nouvel état de fait : l’exposition croissante de l’économique au combat politique dans sa plus vile expression ; autant dire, l’exposition de l’économique à ce qui peut devenir, dans certains cas extrêmes, grotesque. Loin d’être un privilège américain, cette tendance, inhérente à la situation de crise trop durable que traverse le monde développé depuis plus de cinq ans, introduit un nouveau type de risques, du domaine de l’imprévisible et de l’incontrôlable, source, indéniable, d’instabilité. Dès lors, si le « too big to fail » semble encore pouvoir être considéré comme un bouclier protecteur du scénario du pire, à savoir celui du défaut de l’État américain, la période qui s’ouvre a tout lieu d’être celle de rebondissements à répétition sur la question de la dette et de la politique budgétaire américaine.

Débat politique : encore du grain à moudre.

À combien s’élèvera la restriction en 2014 ?

À quand l’abaissement de la note souveraine ?

Quel taux de financement, qu’attendre de la Fed ?

Impact sur la croissance ?

Scenario 2013-2014: The Financial Crisis, Act III…and Epilogue?

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New round of central bank liquidity injections worldwide

  • The U.S. economy can’t do without Fed support
  • The euro area is out of recession, but bank sector and sovereign issues remain
  • The Fed, BoJ, BoE and ECB continue to nurse ailing economies

Continued low interest rates are not enough to dispel emerging risks

  • The momentum driving global trade has been undermined for the foreseeable future
  • China can no longer act as the global engine of growth
  • Foreign exchange rate adjustments appear inevitable

Is inflation, end-point of the financial crisis, around the corner? 

  • New round of liquidity injections, currency crises, geopolitical tension, labor unrest…
  • … Inflation remains the most likely scenario, but the path ahead is unclear

Scénario 2013-2014 : Crise financière, Acte III…et épilogue (?)

Malgré la reprise européenne et le léger mieux enregistré sur le front du climat de confiance à l’échelle mondiale durant l’été, c’est à une révision à la baisse qu’aboutit l’actualisation de notre scénario de croissance mondiale 2013-2014.

Il y a principalement deux origines à ce résultat :

  • La première tient à notre analyse de la situation américaine, à savoir, celle d’une économie toujours affaiblie par les ruptures apparues avec la crise financière.
  • La seconde tient à la montée des risques des économies émergentes, en particulier des plus grandes d’entre elles.

De ce scénario, découlent cinq conclusions majeures :

  1. Un nouveau round mondial d’injections de liquidités.
  2. Le maintien de taux à long terme sur de très faibles niveaux.
  3. Une dépréciation du taux billet vert vis-à-vis des grandes devises.
  4. Un risque d’instabilité croissant sur les marchés émergents.
  5. Le coût de la politique de changes de la Chine risque de devenir de moins en moins supportable.

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A Fresh Round of Central Bank Action Coming Up in 2014

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If we’re correct in assuming the Federal Reserve is not about to start scaling back its asset purchases, worldwide liquidity injections should hit a new high next year. Whereas the aggregate balance sheet of the four leading central banks showed little change in the first half of 2013, we can expect widespread central bank activism over the next few quarters:

  • At a rate of 85 billion dollars a month, the Fed’s asset purchases should amount to 1.02 trillion dollars a year.
  • The Bank of Japan will be adding anywhere from 600 to 718 billion dollars to its balance sheet as it strives to meet its target of expanding Japan’s monetary base by between 60 and 70 trillion yen a year (making it some 40 percent larger than at the beginning of 2013).
  • The Bank of England will be buying 610 billion dollars’ worth of Gilts in connection with its objective to purchase 375 billion pounds of assets via its Asset Purchase Facility.
  • The ECB’s probable upcoming LTRO is likely, in our estimate, to provide Europe’s banks with between 250 and 500 billion euros, or 350 to 750 billion dollars.

The “Big Four” should thus be injecting a cool 1.6 to 2.5 trillion dollars into the system in annual terms (at a pace of 135 to 208 billion a month). This should continue, if not throughout 2014, then at least through the early part of the year. In the low-case scenario, that would equal 10 percent of American GDP; in the high-case scenario, it would equal almost the entire size of France’s economy in 2012! But whether the ECB follows suit or not, the annual flow of fresh liquidity should return to the highs seen in 2011 and 2012—and for the ECB’s LTROs, could even set a post-2008-crisis record.