T-Bonds or S&P, which of these markets has got it wrong?

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Improving economic indicators, ongoing accommodative monetary policy from the Fed and the bountiful reporting season have propelled U.S. equity indices to new highs in recent days: the S&P has added gains of 6% in the last three months making for a YTD gain of 18% and has even flirted with the 2,000 point level. The confidence backing up these trends is, however, a far cry from the signals the bond markets are sending us. Since the end of April, the yield on 10-year T-bonds has fallen to below 2.50%, i.e. 25 basis points less than mid-April levels and 50bps off from where it started the year. Such distortions between equity and bond markets are tough to reconcile over the duration and will end up being corrected. It is merely a question of when and to what extent. The response will come from economic changes in the coming months. So what should the market being taking a very hard look at?

T-Bonds ou S&P lequel de ces deux marchés se trompe ?

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L’amélioration des indicateurs économiques, le maintien d’un cap résolument accommodant de la part de la Fed et la bonne récolte de résultats des entreprises ont propulsé les indices actions américains vers de nouveaux records ces derniers jours, l’indice S&P cumulant une augmentation de 6 % au cours des trois derniers mois (18 % sur un an) pour dorénavant flirter avec un niveau de 2000 points. La confiance dont témoignent ces tendances est pourtant bien éloignée de ce que nous renvoient les marchés obligataires. Ainsi, depuis la fin avril, le rendement des T-Bonds à 10 ans a nettement reflué pour retrouver un niveau inférieur à 2,50 % ces derniers jours, inférieur de 25 points de base à ceux de mi-avril et de 50 pb à ceux du début de l’année. De telles distorsions entre les marchés d’actions et les marchés obligataires sont difficilement conciliables dans la durée et finiront par être corrigées, toute la question étant de savoir quand et comment.
La réponse viendra des évolutions économiques des prochains mois, que faut-il dès lors observer de très près ?

U.S. Real Estate, Does It Still Matter?

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The U.S. housing recovery, considered a slam dunk by the vast majority of economists since spring 2012, has sputtered since summer 2013. Even though most economic indicators have been pointed higher in recent months, real estate has been the odd man out. Housing starts have been wildly unstable from one month to the next and are hardly increasing at all. At less than 900,000 housing units in June, they are on par with end-2012 and still a long way away from returning to their long-term average, while many observers predicted they would do so by the end of this year.
How worried should we be? What would happen if activity in this sector failed to return to normal levels during the current cycle? What weight will the Fed give to these disappointments in its decision-making process?

Immobilier américain, quelle importance ?

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Considérée comme acquise par la grande majorité des économistes depuis le printemps 2012, la reprise immobilière américaine fait faux bond depuis l’été 2013. Alors que la plupart des indicateurs économiques se sont favorablement réorientés ces derniers mois, l’immobilier manque toujours à l’appel. Très instables d’un mois à l’autre, les mises en chantier ne progressent guère, en effet : à moins de 900 000 unités en juin elles affichent un niveau comparable à celui de la fin 2012, toujours très éloigné de leur moyenne de long terme que beaucoup imaginaient pouvoir retrouver dès cette année.

À quel point s’en inquiéter ? Quelles seraient les implications d’une absence de normalisation de l’activité dans ce secteur sur le cycle en cours ? Comment la Fed peut-elle pondérer ces déceptions dans sa prise de décision ? 

Now What Do We Do?

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The raft of data coming out of the euro area in recent weeks has been more and more mediocre and has erased all doubts: the strategy for extricating the economy from the crisis in the past few years has been a failure. None of the mechanisms born of resulting from decisions made by European leaders have delivered results or are about to:
-the structural policies aimed at improving competitiveness have failed, because global trade is tanking
-as proof: Germany’s export outlook is sputtering and the ability of the euro area’s biggest economy to act as the region’s growth driver (i.e. its “appointed” role) is going up in smoke;
-fiscal austerity’s only effect, under such conditions, is to fuel deflationary pressures and are counter-productive in controlling public debt levels.

These failures hardly come as a surprise. Like many of our peers, we have been decrying these shortcomings but did we really need to spell them out before hoping to make a convincing enough argument to effect the urgent change in the direction of European economic policy? With the situation becoming increasingly dire, where should, at present, our fears and hopes lie?

Et maintenant, que fait-on?

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La rafale de données toutes plus médiocres les unes que les autres sur la zone euro ces dernières semaines ne laisse guère de place au doute : la stratégie de sortie de crise de ces dernières années est un échec. Aucun des mécanismes implicitement attendus des choix faits par les dirigeants européens n’est aujourd’hui au rendez-vous ou en passe de l’être :

  • les politiques structurelles de compétitivité échouent, pour cause, le commerce mondial est à l’arrêt ;
  • dès lors, les perspectives à l’exportation de l’Allemagne piétinent et la capacité de la première économie de la zone euro à jouer le rôle de locomotive qui lui était attitré s’évapore ;
  • la restriction budgétaire a, dans de telles conditions, pour seul effet d’alimenter les pressions déflationnistes qui elles-mêmes nuisent aux effets recherchés, à savoir : la maîtrise des dettes publiques.

Ces échecs ne sont guère surprenants. Nous les avions, comme beaucoup, annoncés mais encore fallait-il que la démonstration en soit faite pour espérer parvenir à convaincre de la nécessité de changer le cap de la politique économique européenne. Celle-là maintenant criante, que pouvons-nous espérer ou redouter aujourd’hui ?

À défaut de QE, la BCE passe aux « minutes »

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A défaut de QE, la BCE passe aux « minutes »

La BCE a besoin de temps pour compléter son dispositif de mesures contre la déflation. Mais ne nous y trompons pas, elle procèdera à pas comptés. L’espacement de ses réunions sur un rythme de six semaines plutôt que mensuel et l’innovation qui consiste en la publication de minutes semblent ainsi n’avoir qu’une seule justification : éviter de laisser se créer trop d’attentes sur ses actions à venir. Voilà en substance ce qui est ressorti du Comité mensuel de politique monétaire cette semaine. En d’autres termes, pas de révolution sous le ciel européen : l’horloge de la BCE fonctionne toujours au ralenti et a minima.

États-Unis, après l’emploi, l’inflation en ligne de mire

Après avoir détaillé les indicateurs qu’elle allait suivre pour mieux appréhender les évolutions du marché de l’emploi, la Fed ne devrait plus tarder à détailler ceux qu’elle compte privilégier en matière d’inflation. Avec un taux de chômage dorénavant à 6,1 % de la population active et une amélioration soutenue des créations d’emploi ces derniers mois, c’est en effet sur son diagnostic inflationniste que portera sa communication dans les prochains mois et ses décisions éventuelles sur le timing de hausse de ses taux d’intérêt.

No QE, so we’ll have to settle for the minutes…

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The ECB says it needs time to beef up its anti-deflation measures. Let’s not kid ourselves, the bank is in no hurry. There seems to be but one justification for its move to space out its meetings from every four to every six weeks and the innovation that consists of publishing its minutes: deflate ballooning expectations of future intervention.
This, in reality, was the only take-away from the ECB’s monthly monetary policy meeting held this week. In other words, there is no revolution under the European skies: the pace of change is still in slow motion and lacking in ambition.