Activité résiliente, regain d’inflation et amélioration des profits en Chine

En Chine, les indicateurs du climat des affaires se sont améliorés en mars pour chacun des grands secteurs d’activité, industrie manufacturière en tête, avec une progression de l’indice synthétique à 50,4 points, son plus haut niveau depuis un an. Les retours en provenance de la construction sont également en amélioration, de même que ceux des services. Si les détails dans ce dernier cas sont moins flatteurs, avec des replis des commandes, des perspectives et de l’emploi qui rendent quelque peu suspecte la hausse de l’indice synthétique, ceux en provenance de l’industrie sont plus convaincants, portés par une amélioration des commandes cohérente avec les données de commerce extérieur du mois de février. A ce stade, le conflit en Iran n’a donc pas d’effets patents sur l’industrie chinoise .

Les changements sont plus notables en matière de prix au sujet desquels industriels et professionnels du tertiaire témoignent d’un regain de tensions généralisé. Déjà enclenché avant l’envolée des prix internationaux des hydrocarbures, la tendance s’est nettement accélérée en mars sous la double impulsion d’une hausse des prix des entrants et des prix de vente. L’opinion sur les prix à la production de l’enquête PMI du NBS a retrouvé en mars son plus haut niveau depuis le printemps 2022.

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La menace pétrolière de retour

En l’absence de croissance économique et de sous-jacents d’inflation suffisamment solides, tout choc de prix extérieur constitue une menace pour la croissance. La remontée des cours du pétrole mettra longtemps à transparaître sur la mesure de l’inflation, compte-tenu du rôle d’amortisseur joué par les effets de base, mais le renchérissement de la facture pétrolière a toutes les chances de mordre sans tarder sur le pouvoir d’achat des consommateurs et sur les résultats des entreprises. à en juger par la faiblesse des indicateurs du climat des affaires et par les difficultés persistantes de l’industrie mondiale, les développements récents sur le marché pétrolier constituent un risque significatif pour la conjoncture internationale.

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Productivité, la partie n’est pas gagnée, au contraire des anticipations

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La faible croissance de la productivité qui caractérise les années récentes finira-t-elle par laisser place à un rebond structurel, à même de prolonger le cycle présent et d’alimenter la croissance des prochaines années ? C’est bel et bien ce que prédit le consensus, à grand renfort des scénarios de moyen-long termes développés par l’OCDE, le FMI ou autres organismes, tous prometteurs d’un essor considérable de la productivité de l’économie mondiale. Les arguments à l’origine de ces prévisions sont bien connus : abondance des profits des sociétés, révolution scientifique et technologique et gisements de croissance des pays émergents en constituent le fer de lance. L’ensemble permet d’entretenir des anticipations de croissance plus qu’honorables pour l’économie mondiale à horizon 2025 et au-delà et alimente les anticipations sur lesquelles se fondent, pour une large part, la valorisation actuelle des marchés d’actions.

Qu’en est-il au juste ?