Après le flop de la BCE, à quelle branche se rattraper ?

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Trop tardives, insuffisantes ou tout simplement peu crédibles, les annonces de la BCE ont fait un flop. Censées pour de nombreux observateurs faire chuter l’euro, doper les bourses, en particulier les valeurs bancaires et les cycliques, et faire remonter le niveau des taux longs par leurs effets bénéfiques sur les perspectives de la zone euro, les mesures prises par la BCE n’ont pas convaincu : les bourses piétinent, les valeurs bancaires s’essoufflent, les rendements obligataires allemands n’ont quasiment pas bougé et l’euro oscille sur les niveaux qui étaient les siens avant les annonces du 6 juin… Bien sûr, la partie n’est pas forcément perdue mais force est de constater que c’est ailleurs qu’elle se jouera, à savoir : aux États-Unis, en Chine, voire en Irak, ce dernier point constituant, à l’heure où nous écrivons, le risque immédiat le plus préoccupant. Que l’on se tourne d’un côté ou de l’autre, les facteurs réconfortants manquent définitivement à l’appel.

After the ECB’s big flop, is there a life raft to cling to?

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Too little too late or simply lacking credibility, the ECB’s announcement was a flop. While for many observers, the measures were supposed to drive the euro down, give stock markets a shot in the arm (particularly banking and cyclical stocks) and increase the level of long rates by brightening the euro area outlook, by all accounts, they failed to win over the markets. The stock markets are stumbling, bank stocks sagging, bund yields have hardly budged and the euro is about where it was prior to the June 6th announcement. Of course, all is not lost but it seems that we’ll have to look elsewhere: the US, China or even Iraq, which, at the time of publication, was the most pressing concern. Everywhere markets look, the rosier scenario is simply not materializing.

Le vieillissement démographique de l’Asie est-il compatible avec ses ambitions financières ?

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L’Asie est-elle sur la voie de devenir le principal centre financier mondial ?

La tentation est naturellement grande de le penser. Avec plus de la moitié de la population mondiale et un potentiel de croissance économique à moyen terme qui, selon le FMI, serait deux fois plus élevé que celui de la moyenne planétaire, une telle évolution n’aurait rien de véritablement surprenant. La région concentre déjà quasiment un cinquième du produit intérieur brut mondial et une proportion d’ailleurs encore plus élevée des transactions financières planétaires ; la capitalisation de ses entreprises cotées est déjà équivalente à celle de l’ensemble de la zone euro ; enfin, avec un taux d’épargne structurellement élevé, l’Asie émergente recèle également la plus grande ressource potentielle de formation d’épargne au monde.

À taux d’épargne inchangé, ce sont trois à quatre trillions de dollars d’épargne supplémentaire que les pays d’Asie émergente pourraient procurer d’ici 2020, soit 45 % à 60 % de l’augmentation du stock d’épargne mondiale envisageable à cette échéance. L’Asie dispose donc, tout au moins sur le papier, d’atouts considérables pour mener à bien le développement de son système financier, de sorte que compte-tenu de sa taille, les estimations sur ce que pourraient représenter les marchés de capitaux asiatiques d’ici vingt ou trente ans sont le plus souvent sidérantes

Ground Zero

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Will the raft of measures announced by the ECB be enough to restore growth in the euro area? The answer will depend on the following three factors:

– The effective size of the package,

– The ability of demand for credit to be stimulated,

– The return of a more favorable international economic context, which provides an outlet for improved competitiveness that has been at the origin of deflationary risk.

The markets have been circumspect with regard to these measures because none of these factors are guaranteed to materialize at this point.

Ground Zero

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La panoplie des mesures annoncées par la BCE sera-t-elle suffisante pour évacuer le risque de déflation et restaurer la croissance en zone euro ? La réponse tient en trois points :

  • L’ampleur effective de ce paquet de mesures,
  • La capacité de réveil de la demande de crédit,
  • Le retour d’un environnement international plus porteur à même de donner aux efforts compétitifs en partie à l’origine du risque déflationniste tout leur sens.

Aucun de ces critères n’étant à ce stade garanti, les marchés ne pouvaient accueillir ces mesures qu’avec réserve. 

Draghi, renard, cigale ou tortue ?

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Que retiendra l’histoire de l’actuel Président de la BCE : son côté rusé et flatteur, qui jusqu’à présent lui permit de contenter les marchés sans ne rien faire ; son côté cigale, se reposant essentiellement sur le labeur de son amie, la Fed ; ou la force tranquille de la tortue qui, sans la démesure de certains apparemment plus agiles, parvient toutefois à ses fins ? Un début de réponse pourrait venir de ce qui nous sera annoncé aujourd’hui, mais gare à l’usure.

U.S. jobs, the markets can’t see straight

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When it was announced that U.S. weekly jobless claims fell again, it immediately overshadowed the much less positive 1% fall in Q1 GDP. A drop in unemployment claims continues to be seen as a signal that the job market and, along with it, consumption are improving. This lends credence to the idea that the GDP drop in the first quarter was a mere blip on the radar and did not reflect the reality of the American situation: The idea being to look ahead and not back. We have a considerably different interpretation of this data; our take on the jobs figures is significantly less upbeat. Here are two reasons to not take for granted the markets’ renewed optimism in recent days.