Nette détérioration des perspectives à l’exportation du ZEW allemand

L’indice ZEW du climat des affaires poursuit sa correction à la baisse en Allemagne en mars sous l’influence d’un nouveau repli des anticipations, retombées à 5,1, leur plus bas niveau depuis l’automne 2016. L’indice des conditions courantes, pour sa part, plafonne à deux doigts de ses records historiques. Pour autant, cette dernière information importe moins que la première. L’évolution de l’indice des perspectives du ZEW est généralement un indicateur très fiable des tendances à venir, notamment par rapport à l’IFO.

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L’inflation aux abonnés absents. Jay Powell risque-t-il de mettre le feu aux poudres ?

L’inflation, c’était sûr, ferait son retour. Non seulement l’activité économique s’améliorait rapidement sur fond de remontée des cours du pétrole mais la politique de Donald Trump, à coup de vaste réforme de la fiscalité et de protectionnisme, ne tarderait pas à attiser les effets inflationnistes de la chute du dollar. De trois hausses de taux directeurs prévues par la FED jusqu’alors, les marchés n’hésitaient pas à envisager un, voire deux crans de plus. Fin février, la probabilité d’un relèvement des fed funds à 2,25 %-2,50 % d’ici la fin de l’année était de 25 % sur les marchés à terme américains ; les taux à 30 ans, qui avaient franchi un mois plus tôt le niveau de 3 %, s’élevaient à 3,20 % pour la première fois depuis l’été 2015 et la courbe des taux, en phase de repentification, redonnait de la latitude la FED. Moins de trois semaines plus tard, le paysage semble avoir bien changé et les perspectives qui prévalaient alors s’éloignent de plus en plus. Après avoir laissé entendre que le relèvement des taux directeurs de la FED pourrait se faire plus vite que prévu, Jay Powell va-t-il franchir le pas cette semaine et annoncer un changement du scénario de la FED ?

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The kind of US employment report we like!

The reflation scenario that markets have been hoping for since mid-December is very sensitive. It needs just enough growth but not too much inflation, because this would run the risk of a sudden change in monetary policy. And the high valuations prevailing on the world’s stock and bond markets would probably not survive such a change. Last month’s employment report was rather negative in this regard, with a relatively mediocre rate of new job creation accompanied by an acceleration in wages. Although modest, this movement toward higher wages convinced many market observers that there was an increased risk that the Fed would raise its rates quicker than expected (for more on this topic, please see Slightly more jobs and wages in the USA, but much more risk for the bond market, dated February 2).

Today’s report was much better, maybe even good enough to suggest the dawn of a more virtuous phase of the US business cycle.

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Le marché de l’emploi américain, comme on l’aime !

Le scénario de reflation tel qu’espéré par les marchés depuis la mi-décembre est hautement susceptible. Il lui faut suffisamment de croissance mais pas trop d’inflation afin d’échapper au risque d’un changement de cap monétaire précipité que le haut niveau de valorisation des actions et obligations mondiales rendrait probablement insupportable. Le rapport sur l’emploi du mois dernier était à ce titre plutôt négatif, avec un rythme de créations d’emplois relativement médiocre accompagné d’une accélération des salaires qui, bien que modeste, avait convaincu bon nombre d’observateurs d’un risque accru de remontée plus rapide des taux d’intérêt de la FED (voir à ce sujet Un peu plus d’emplois et de salaires, beaucoup plus de risque obligataire, du 2 février).

Celui d’aujourd’hui est autrement meilleur, potentiellement à même de suggérer l’amorce d’une nouvelle donne plus vertueuse du cycle américain.

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Beaucoup d’emplois, moins de salaires…Le rapport sur l’emploi de février devrait requinquer le dollar

C’est, a priori, le meilleur rapport que l’on pouvait escompter avec une solide vigueur des créations d’emplois en février (313K) et un mois de janvier révisé à la hausse (239K) sans stress d’inflation salariale :

  • la croissance annuelle des salaires est revue à la baisse 2,8 % en janvier et ressort à 2,6 % en février
  • le taux de chômage est stable à 4,1 % grâce à une remontée du taux de participation.

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A la tête de la BCE, les colombes conservent la main et ne concèdent que des ajustements cosmétiques

La question était : la BCE supprimera-t-elle de son communiqué son biais accommodant exprimé dans la formulation introduite en 2016 selon laquelle « si les perspectives deviennent moins favorables, ou si les conditions financières ne permettent plus de nouvelles avancées vers un ajustement durable de l’évolution de l’inflation, nous sommes prêts à accroître le volume et/ou à allonger la durée du programme d’achats d’actifs (asset purchase programme, APP) » au-delà du mois de septembre.

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SAVE THE DATE – 20/03/18

A l’occasion de la mise à jour de notre scénario, nous avons le plaisir de vous convier à notre présentation petit-déjeuner trimestrielle :

Sans relais des politiques publiques, dix années de politiques quantitatives des banques centrales ont abouti à une situation où l’inflation des prix d’actifs constitue la principale limite à celle des biens et des salaires.

Pour quelles perspectives ?

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Zoom arrière Février 2018 – Une page se tourne sur les marchés financiers

La remontée des taux d’intérêt a fini par rattraper les indices actions, faisant du mois de février le plus mauvais depuis janvier 2016 avec un repli du MSCI monde de 4,3 % consécutif à la baisse généralisée des marchés obligataires en début de mois et à une envolée de la volatilité. Après une première jambe de repli en début de mois, la confiance n’est pas parvenue à reprendre le dessus et, malgré une tentative de récupération, février s’est terminé dans un contexte de fébrilité renouvelé des marchés. Au-delà des craintes de remontée trop rapide de l’inflation et des taux d’intérêt, l’annonce par le Président américain de sa volonté d’appliquer de fortes hausses des droits de douanes sur les importations américaines d’acier a lourdement sanctionné les valeurs concernées et ravivé les inquiétudes de guerre commerciale.

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