Quel soutien l’industrie peut-elle encore apporter à l’économie française ?

Contrairement à l’Allemagne, la France n’est plus véritablement, depuis longtemps, un pays industriel. Reste qu’il ne s’agit pas non plus d’un poste négligeable et qu’il représente 13 % de la valeur ajoutée nationale. Après la crise de 2008, la production industrielle ne s’est jamais vraiment remise de sa forte baisse et a, globalement, plafonné sur des niveaux d’activité inférieurs de 10 % à ceux début du millénaire. En sera-t-il de même après le Covid ? Pour l’heure, en effet, la production manufacturière accuse toujours un retard d’environ 7 % sur ses niveaux de début 2019. Autrement dit, le phénomène semble encore se répéter et souligne davantage le tableau d’une industrie déliquescente qui se dessine depuis vingt ans. La baisse de 1,6 % constatée en juillet est, par ailleurs, loin  de démentir cette tendance. Or, alors que l’horizon conjoncturel devient de plus en plus menaçant, un « coup de pouce », même ponctuel, du secteur secondaire serait le bienvenu. Les enquêtes en provenance de l’aéronautique peuvent le laisser espérer, mais méritent d’être largement nuancées.

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L’impossible retour à la normale de la production industrielle française

La production industrielle française se replie de 0,9 % en février, avec une baisse de 0,5 % de sa composante manufacturière. Ce reflux intervient après une hausse de respectivement 1,8 % et 2,2 %. Du détail de ces chiffres il faut retenir :

  • Le reflux de la production pharmaceutique, -15 % après une accélération à +20 %, qui explique à lui seul une bonne part de la hausse de janvier et de la baisse de février. Ce contrecoup n’a, en effet, pas pu être compensé par le regain d’activité observé dans le textile, l’informatique ou l’électroménager.
  • Des tendances plus profondes qui concernent principalement l’industrie automobile, en baisse de presque 6 % pour le deuxième mois consécutif. Ce secteur affiche un retard de quasiment 30 % par rapport à la situation d’avant crise sanitaire. Les autres matériels de transport, en particulier l’aéronautique, très touché par la baisse de la mobilité internationale, sont, dans l’ensemble, logés à la même enseigne.

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Industrie française, attention surprises !

Avec une progression de 2,1 %, la production industrielle française du mois de mai a encore très agréablement surpris. Ce résultat est avant tout celui d’une très bonne performance inattendue de l’industrie manufacturière, en progression de 1,6 % en mai. Contrairement à l’habitude ce n’est pas de l’automobile que proviennent ces surprises mais de domaines traditionnellement beaucoup moins influents de la vie industrielle française : pharmacie, chimie, autres équipements de transport, qui incitent a priori à minimiser la portée de ces bons chiffres. D’aubaines en aubaines, la situation de l’industrie finit pourtant par prendre une tournure définitivement plus encourageante.

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France-Allemagne, la production industrielle dans un mouchoir de poche

Les données publiées ce matin sur la production industrielle du mois d’octobre en France et en Allemagne semblent, en première lecture, contrastées, avec un rebond de 1,2 % de l’indice français contre un repli de 0,5 %de l’allemand. On aurait tort d’en tirer des conclusions hâtives. Non seulement, les évolutions respectives de l’activité industrielle entre la France et l’Allemagne évoluent très peu ces cinq dernières années mais la bonne nouvelle du rebond français est largement nuancée par la chute du mois de septembre. L’ensemble suggère, au mieux, une très faible croissance pour le quatrième trimestre dans chacune de ces deux économies.

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L’industrie française rate la marche en septembre, la croissance du 4ème trimestre s’enclenche mal…

-1,8 %. Assurément le chiffre n’est pas bon, marquant, comme nous y avaient préparés les résultats d’enquêtes récentes, une rupture brutale avec les bons résultats de l’activité industrielle de cet été. D’autant qu’aucun secteur ne relève l’autre. La chute de la production manufacturière de 2,1 % est le résultat de baisses très significatives des branches les plus influentes de l’industrie française : -3,5 % pour les biens d’équipement, -1,4 % pour l’agro-alimentaire, -3,6 % pour les équipements de transports, après une correction de 3,1 % déjà en août, les entreprises du secteur étant contraintes d’ajuster leurs stocks après les avoir généreusement garni avant l’introduction des nouvelles normes antipollution européennes en septembre.

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L’industrie française tient ses promesses !

Après les mauvais chiffres d’hier en Allemagne, les données publiées par l’INSEE ce matin réconfortent. En octobre, la production industrielle a progressé de 1,9 %, soutenue par une vigoureuse augmentation de la production manufacturière de 2,7 % sur le mois qui, ajoutée à la hausse de 0,6 % en septembre, se solde par une hausse de 3,3 % sur deux mois, ce qui n’était pas arrivé depuis janvier 2011.

Plusieurs secteurs participent de cette embellie parmi lesquels, en premier lieu : l’industrie du transport, celle des biens d’équipement informatique et de la chimie, dont les progressions annuelles oscillent dorénavant entre 15 % et 20 % l’an.

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