Marchés émergents : de l’attraction aux risques, selon trois scénarios

L’engouement des investisseurs pour les marchés émergents ne s’est pas démenti ces derniers temps. Depuis le début de l’année, l’indice MSCI de ces pays s’est adjugé une progression de 11 % en dollar, à comparer à une stagnation du S&P500 et une hausse de 6 % du Stoxx 600 (5 % en euro). Après un démarrage en trombe au mois de janvier, au cours duquel l’indice a progressé de plus de 8 %, la performance est plus normée depuis le début février mais conserve un rythme soutenu, d’autant plus remarquable que S&P500 et Nasdaq sont en repli marqué.

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Chute de croissance, accélération des prix… et autant de doutes sur les données US

Que les données américaines surprennent, est peu dire. Au dernier trimestre 2025, la croissance du PIB n’aurait finalement pas dépassé 1,4 % en rythme annualisé, loin des estimations de la Fed d’Atlanta, qui ont évolué entre 3 % et 5 % au fil des publications économiques. La contraction des dépenses publiques liée au Shutdown expliquerait pour une large part cette déconvenue, en même temps qu’une nouvelle baisse des investissements immobiliers, la quatrième successive, qu’un repli des exportations et des dépenses de consommation ralenties, à 2,4 % r.a., après 3,5 %. Les investissements non-résidentiels réconfortent quelque peu mais leur contribution à la croissance du PIB s’étiole en comparaison de la première moitié de l’année dernière…

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Grandeur et démesure des capex – suite

C’était le thème de notre présentation du 11 décembre dernier, au cours de laquelle nous avions tenté de mettre en lumière les effets favorables des perspectives d’investissement sur les prévisions de croissance mondiale et les risques, simultanément assortis, de tensions sur les conditions de financement, les prix des matières premières et l’emploi, liés à un essor par trop rapide des capex dans les nouvelles technologies, IA en tout premier lieu.
Ces questions animent depuis le début de l’année les réflexions des économistes et les tendances de marchés, à juste titre, devenus de plus en plus sensibles à un sujet, bien placé pour dominer les développements économiques et financiers en 2026. Où en sommes-nous ? Que retirer des tendances en cours en matière de perspectives économiques et de stratégie d’investissement ?

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L’IA pour le meilleur et pour le pire

Guerre commerciale ou shutdown, l’économie américaine résiste. Au troisième trimestre, le PIB pourrait avoir de nouveau augmenté à un rythme annualisé de plus de 3,5 % selon les estimations de la Fed d’Atlanta. Avec une croissance chétive des créations d’emplois, de seulement 0,5 % en équivalent annualisé au cours de la même période, les gains de productivité devraient avoir été, une nouvelle fois, spectaculaires. L’origine de ces succès ? Une seule et unique réponse : la tech, encore la tech et toujours la tech.
L’accélération du développement des technologies de l’information autour de l’IA explique l’essentiel de ces résultats, en effet, que ce soit en matière de croissance du PIB, de productivité et de profits ou, même, de commerce extérieur. Avant même le lancement des programmes exceptionnels des géants du secteur, les dépenses d’équipement à destination de la technologie ont représenté plus de 90 % de la croissance annuelle des investissements productifs américains des trois derniers trimestres.
En Europe, pour la première fois, l’espoir de voir les effets de l’essor des nouvelles technologies dans les résultats économiques pointe son nez. Interrogée durant sa dernière conférence de presse sur l’origine des révisions à la hausse des prévisions de croissance de la BCE, sa présidente, C. Lagarde, a suggéré que les développements de l’investissement autour de l’IA pourraient en être la cause. En France, où la résilience de l’activité a largement surpris depuis le début de l’été, les enquêtes de l’INSEE renvoient quelques signaux concordants, là où on les attendait le moins : les commandes au secteur de l’informatique et de l’électronique ont constitué la première, pour ne pas dire l’unique, source d’amélioration des carnets de commandes à l’exportation de ces tout derniers mois !

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Perspectives 2026 : grandeur et démesure des capex

Les promesses d’investissement pharaoniques des entreprises de l’innovation viennent s’ajouter aux programmes de développement énergétiques et militaires, déjà, de grande ampleur à travers le monde.

Bonne nouvelle s’il en est, après des années de disette d’investissement et de productivité, nous interrogeons, néanmoins, les limites que posent ces développements sur l’évolution des conditions de financement et les risques associés pour les perspectives macroéconomiques et financières de 2026

  • Notre scénario de croissance révisé en légère hausse
  • Le mix capex, réforme fiscale et matières premières accentue les tensions à la hausse des taux longs dès le printemps

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