Nouvelle alerte sur la conjoncture américaine avec les ventes de détail

Les ventes de détail à prix courants ont baissé de 0,3 % aux Etats-Unis le mois dernier, alors même que les prix à la consommation progressaient de 1 % en mai. Autant dire qu’en termes réels, il s’agit bien d’un recul des achats.  Quant aux ventes d’avril, initialement publiées en hausse de 0,9 %, elles ont été révisées à 0,7 %. Après la chute de 12% des immatriculations automobiles et l’effondrement de la confiance des ménages, à un plus bas niveau depuis 1950, selon l’université du Michigan, ces données, ainsi que l’indice manufacturier de la Fed de New-York , toujours en territoire négatif à -1,2, confirment le diagnostic d’un très net ralentissement conjoncturel, voire d’une récession.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Les secteurs domestiques continuent de s’enfoncer en Allemagne, selon le ZEW

Les deux principaux indicateurs de l’enquête du ZEW allemand auprès des analystes évoluent peu. Les indices des conditions courantes et des perspectives gagnent respectivement 9 et 6 points, ce qui est peu au regard des variations de ces indices. Toujours très inférieurs à leurs niveaux d’il y a trois mois, les deux indicateurs persistent en territoire franchement négatif, à environ -28, ce qui tend, plutôt, à confirmer le risque imminent de récession.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Inflation américaine : difficile de faire pire après la BCE , la courbe des taux s’écrase

La pause d’avril n’aura pas duré : le rebond du pétrole, les hausses de prix alimentaires et la poursuite d’effets de second tour sur le sous-jacent portent la hausse mensuelle des prix en à 1 % en mai aux Etats-Unis. Le résultat gomme donc les effets de base baissiers sur le calcul de l’inflation annuelle, qui dépasse le précédent point haut de mars, à 8,6 % contre 8,5 %. Dans le détail, l’augmentation sur 12 mois des prix de l’énergie atteint 34,6 %, son plus fort niveau depuis septembre 2005. L’inflation alimentaire dépasse 10 % pour la première fois depuis plus de quarante ans. Seule l’inflation sous-jacente annuelle ralentit très légèrement, de deux dixièmes, à 6 %, en raison d’effets de base sur les biens, qui baissent de 1,3 points, à 8,5 %. Mais les services, eux, gagnent 0,3 points, à 5,7 %, notamment du fait des loyers en accélération à 5,5 % l’an au lieu de 5,1 % en mars.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Changement de cap radical de la BCE, « not a step but a journey »…Welcome on board !

La BCE n’a pas molli et confirme, non seulement, l’arrêt de ses achats d’actifs fin juin mais également son intention de relever le niveau de ses taux directeurs d’un quart de point en juillet et de procéder à une hausse en septembre dont l’ampleur sera définie en fonction de l’évolution du contexte inflationniste à ce moment-là, précisant que si les perspectives de moyen terme se détériorent davantage, il sera approprié de procéder à une hausse plus importante qu’un quart de point. Au-delà, compte-tenu de son scénario, la BCE considère que des hausses régulières de ses taux directeurs  seront nécessaires pour ramener l’inflation à son objectif de 2 %. Le changement de cap est donc bel et bien acté et comme le précise Mme Lagarde lors de sa conférence de presse : il ne s’agit pas seulement d’une marche franchie mais d’un voyage au long court durant lequel la BCE relèvera ses taux autant qu’il faudra pour ramener l’inflation là où son mandat la contraint. Les réponses des marchés ne se sont naturellement pas faites attendre, avec pour effet immédiat l’amplification des anticipations de hausses des taux qui se traduit par une réaction brutale des marchés de la dette en même temps qu’un rebond de l’euro.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Le rapport sur l’emploi n’offre pas à la FED de quoi dévier de sa trajectoire

… Tout du moins, pas dans l’immédiat. Trop abondantes les créations de postes et, qui plus est, revues à la hausse le mois précédent au lieu de la correction généralement attendue à la baisse. Fort heureusement, le taux de chômage reste inchangé, à 3,6 %, mais à raison de 390K créations de postes, après 436 K, il faudra très peu d’emplois en juillet pour qu’il ne rebaisse pas. La croissance des salaires est également moins vigoureuse et bien peu en phase avec les retours alarmistes des PME sur leurs difficultés de recrutement, lesquelles se seraient accentuées davantage à en juger par la remontée de leurs offres insatisfaites, selon les données publiées hier. La FED aura néanmoins du mal à effectuer la pirouette escomptée par les marchés dans de telles conditions. Les taux d’intérêt remontent donc dans la foulée du rapport et le risque d’aller un peu plus haut que leurs plus hauts récents s’accroissent. Les bourses, à nouveau happées par la menace monétaire, n’apprécient guère.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’inflation en zone euro : à ce rythme on va dans le mur !

Sans surprise, au vu des données de ces derniers jours, l’inflation a continué à gagner du terrain en zone euro pour ressortir à 8,1 % en mai, un nouveau record. La hausse des prix à la consommation s’est accélérée dans la totalité des pays de la région à l’unique exception des Pays-Bas. Les pays baltes, les plus exposés à la guerre russo-ukrainienne, sont aussi les plus touchés, puisque l’Estonie franchit la barre des 20 % et que la Lettonie enregistre la plus forte progression : +3,3 points, à 16,4 %.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Après les premières données d’inflation de mai, la BCE risque-t-elle la crise de nerfs ?

Les premières données d’inflation en zone euro confirment les craintes de tensions persistantes, avec une accélération de la hausse annuelle des prix à la consommation de 0,4 point à 8,7 % en Espagne, de 0,7 point en Belgique, à 9 %, et d’un demi-point en Allemagne, à 7,9 %. Si la remontée des prix de l’énergie courant mai explique dans une grande partie ces résultats, les composantes sous-jacentes échappent de moins en moins à la diffusion des hausses de tarifs.

Dans un tel contexte, la relative bonne tenue des climats des affaires de la Commission devrait plutôt encourager la BCE à agir vite et, peut-être, fort… plus fort que généralement escompté ? La question se pose et a de quoi attiser les tensions sur les taux d’intérêt futurs, au contraire du mouvement de repli entamé ces dernières semaines aux Etats-Unis, ainsi que l’euro, déjà quasiment revenu à 1,08$.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Ni l’IFO, l’INSEE ou les PMI ne sont en mesure de gêner la BCE

Dans le contexte particulièrement instable en présence, les indicateurs avancés de ce mois-ci apportent quelques nouvelles réconfortantes sur la zone euro. L’activité résiste mieux que prévu à en juger par les retours des enquêtes mensuelles de l’INSEE, de l’IFO et, plus généralement, des PMI. Synthèse de ces bonnes nouvelles, les indicateurs de retournement ont quitté la zone de récession dans laquelle ils étaient tombés en mars pour s’établir en zone neutre. Malgré des doutes persistants sur l’avenir, les retours des chefs d’entreprises sur la situation courante ou l’activité récente, sont portés par un net rattrapage de l’activité dans les services.

Sans être totalement évacués, les risques de récession sont donc franchement tempérés ; un diagnostic particulièrement sensible alors même que la BCE s’apprête à concrétiser son changement de cap monétaire. La voie se dégage clairement pour les remontées de taux directeurs que Mme Lagarde nous annonce pour l’été.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre