Peter Praet fait bouger les lignes au salon de actuaires : l’euro et les taux italiens répondent, les banques, non

Principal soutien au maintien d’une politique exceptionnellement accommodante de la BCE, l’économiste en chef, Peter Praet a joué un rôle déterminant dans la communication de la banque centrale européenne ces derniers mois, retenant les plus pressés de mettre un terme au programme de rachat d’actifs en prônant sans relâche la nécessité de maintenir les conditions en place pour consolider les chances de voir, à terme, l’inflation converger vers l’objectif officiel de 2 %. Son allocution de ce matin semble signaler un changement d’appréciation.

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Emploi américain : le rapport qui change la donne pour la FED

Après des résultats ambigus le mois dernier, à partir desquels chacun pouvait trouver midi à sa porte, le rapport sur l’emploi américain du mois de mai a le mérite de clarifier la situation. Non seulement les créations d’emplois retrouvent de la vigueur mais la croissance des salaires confirme la tendance à la normalisation de la courbe de Phillips. Dans un tel cas de figure, la FED n’a théoriquement guère le choix ; il lui faudra changer son fusil d’épaule. Une évolution que les prochains chiffres d’inflation, dopés par les effets pétroliers, devraient rendre d’autant plus naturelle dans un contexte, qui plus est, de raffermissement de l’activité.

Dès lors, quoi qu’il en soit des incertitudes et de la prudence suscitées par les tensions commerciales en cours, l’espace pour un possible retranchement de J. Powell semble dorénavant très limité. En d’autres termes le rapport sur l’emploi du mois de mai a toutes les chances de constituer un changement de donne aux conséquences vraisemblablement significatives pour les marchés.

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BMG Mai 2018 – La correction conjoncturelle marque le pas, l’inflation accélère

En mai, notre baromètre global se redresse légèrement, bien qu’en territoire encore légèrement négatif pour le 4ème mois consécutif, à -0,1. Malgré du mieux à l’exportation, la nette dégradation de l’environnement à l’investissement et des indices de consommation toujours médiocres pèsent sur notre indice. Notre indicateur d’inflation, revisé en baisse en avril regrimpe à 0,8 en mai sous le coup d’une accélération généralisée, Chine excepté.

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Italie – Vers une nouvelle crise existentielle de la monnaie unique

La crise politique italienne -ou nouvelle manifestation de la crise de la dette- fait partie de ces épisodes susceptibles d’ébranler les confiances en un rien de temps et de transformer en une crise existentielle de la monnaie unique une mauvaise donne politique chez un de ses partenaires, qui plus est parmi les pionniers de la construction européenne.

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Minutes du FOMC : Inflation ? Peut-être, mais pas sûr. Mieux vaut attendre de voir

Conformes au communiqué publié immédiatement après le FOMC des 1er et 2 mai, les minutes de ce dernier ne suggèrent aucune volonté de modifier le rythme prévu de remontée des taux directeurs.

Alors que l’appréciation de la FED sur la situation économique reste satisfaisante, bien que prenant acte du ralentissement de la consommation du début d’année, trois points de ce compte-rendu détaillé sont particulièrement marquants :

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Décidément pas bons les PMI du mois de mai

Les mauvaises nouvelles ont commencé au Japon ce matin avec un nouveau repli de l’indicateur manufacturier, de 1,3 points en mai, à 52,5, son plus faible niveau depuis août, à l’origine d’un fort repli des taux longs nippons. Elles se sont poursuivies en zone euro avec un nouveau repli du PMI manufacturier allemand de 1,3 point également, à un plus bas de quinze mois -quand bien même très supérieur au japonais-, de 56,8, inférieur de 6,5 points à son point haut de décembre. Dans un tel contexte, le léger rebond de l’indice français, peine à consoler, ceci d’autant que le PMI services, lui, s’effondre de 3,1 points, une correction de rare ampleur comparable à celles observées pour la dernière fois en 2012.

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Hausse du pétrole versus détérioration des fondamentaux américains, une partie serrée pour la paire euro-dollar

Après avoir perdu quasiment toute influence sur le cours de l’euro-dollar depuis de début de l’année dernière, les écarts de taux d’intérêt semblent avoir repris la main sur ce marché, dans le sillage de l’envolée des cours du brut. Ce regain de sensibilité, s’il persiste, pourrait avoir des conséquences radicales sur les taux de changes. À supposer, en effet, que le comportement de la paire euro-dollar se normalise par rapport à sa fonction de réaction de long terme, c’est un cours inférieur à la parité que suggèreraient les situations respectives actuelles des États-Unis et de la zone euro…

Reste cependant, que cette fonction de réaction a été largement démentie ces derniers temps, affaiblie par la détérioration des perspectives structurelles de l’économie américaine, de sorte que, nombreux économistes qui s’étaient fiés à ces modèles ont été pris à revers tout au long de l’année dernière. Alors, l’envolée des cours du pétrole aura-t-elle ce pouvoir de normaliser la situation et de conduire à une envolée du billet vert dont le corolaire serait un effondrement de l’euro ?

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