Les anticipations d’inflation sont jusqu’à présent restées insensibles aux menaces de guerre commerciale, continuant à pointer vers moins d’inflation à court et moyen terme pour l’ensemble des économies occidentales. Les différends commerciaux se muant progressivement en guerre des changes, c’est sans doute les évolutions des taux de change qui rebattront les cartes sur l’inflation. Force est de constater que le dollar et l’euro s’apprécient. Dès lors, l’hypothèse de repentification de la courbe de Phillips, sous-jacente au scénario de hausse de l’inflation de la BCE, paraît audacieuse (article: Inflation & courbe de Phillips, le pari optimiste de la BCE). Dans le cas des Etats-Unis, dollar et hausse des tarifs douaniers semblent former un jeu à somme nulle (article: Guerre commerciale : quel impact sur l’inflation américaine ?). À moins d’un possible choc fiscal comme en France (article: France : Hausse de TVA ?), le risque sur l’inflation reste à la baisse.
Archives par catégories : CONJONCTURE
Analyse de la conjoncture internationale au fil de l’eau.
Devoirs de vacances
Le président américain, D. Trump, s’occupant rigoureusement de tout – le commerce, les impôts, la Fed, le dollar, le pétrole, les fermiers, la Chine, la Russie, l’Allemagne…- nous en profitons pour nous éloigner quelques temps.
Nos publications régulières seront pour la plupart suspendues d’ici à la mi-août, période au cours de laquelle nous n’interviendrons qu’en cas de force majeure.
Nous avons progressé sur la mise en place de la nouvelle rubrique « Décryptages » de notre site, laquelle vous permet d’avoir les données/illustrations relatives aux principaux indicateurs économiques automatiquement mis à jour dès publication. Vous trouverez ci-dessous les liens (orange souligné) vers un certain nombre de ces pages (par ailleurs, accessibles directement à tous les abonnés).
PMI et IFO allemands moins mauvais que le ZEW mais toujours médiocres
Les principaux indicateurs du climat des affaires en Allemagne, maintenant publiés, autorisent une analyse plus fine des tendances conjoncturelles outre-Rhin. Premier constat : les indicateurs les plus prisés résistent mieux que ne le suggéraient les informations en provenance du ZEW ces deux derniers mois. Il s’agit d’une nouvelle importante compte-tenu des signaux préoccupants envoyés par ces dernières, quand bien même, le caractère précurseur du ZEW peut prendre un peu plus de temps avant de transparaître dans les autres enquêtes.
Au-delà, les révélations en provenance des PMI et de l’IFO sont globalement médiocres.
Dépréciation du yuan, quel risque sur l’inflation en zone Euro ?
Depuis mi-juin, l’euro s’est apprécié de plus de 6 % par rapport au yuan, flirtant avec la barre de 8 yuans pour 1 euro, soit peu ou prou ses points hauts de l’été dernier. Le yuan comptant pour 23 % du taux de change effectif de l’euro, la glissade de la devise chinoise contribue donc à elle seule à l’apprécier de 1.5 % sur cette période. Ajouté à cela, depuis mi-2016, un certain nombre de devises asiatiques ont cherché à réduire leur volatilité par rapport au yuan. C’est le cas du won coréen ou du dollar singapourien dont les variations avec la devise chinoise ont évolué dans un corridor de plus ou moins 2.5 %. Lire la suite…
Barbecue à consommer avec modération, sous réserve de voir les taux directeurs britanniques remonter
Après un hiver particulièrement froid au cours duquel la consommation britannique a été bridée, les températures se sont normalisées outre-Manche, provoquant un rattrapage des dépenses en avril et mai, mois au cours desquels la croissance des ventes de détail s’est redressée de respectivement 1,9 % puis 1,3 % en volume. Mark Carney, qui avait été contraint de ravaler son chapeau début mai à la suite des déceptions de début d’année, n’a pas attendu très longtemps pour reprendre son bâton de banquier central : rassuré sur l’état de santé de l’économie britannique il s’est engagé une nouvelle fois sur la voie périlleuse d’une quasi promesse de remontée des taux directeurs qui, selon toute évidence, prendrait place en août.
Mark Carney encore une fois pris à rebours par les chiffres d’inflation
L’inflation au Royaume-Uni en juin est restée stable à 2.4% en g.a. C’est en deçà de nos attentes ainsi que de celles du consensus et de la Banque d’Angleterre qui, dans ses dernières minutes de politique monétaire, pointait un risque d’accélération sur les prochains mois. La surprise à la baisse est venue de l’inflation sous-jacente qui a ralenti de 2.1% à 1.9%, son plus bas niveau depuis plus d’un an.
L’inflation RPI est ressortie en ligne avec nos attentes à 3.3% en g.a mais en deçà de celles du consensus.
Preview Inflation Royaume-Uni – Rebond temporaire
Dans son dernier rapport d’inflation, la banque d’Angleterre anticipe une décélération graduelle de l’inflation sur les prochains trimestres. Nous validons ce scénario même si en juin celle-ci devrait afficher un rebond temporaire. Nous anticipons un indice CPI et RPI à 2.6% et 3.4% en g.a. après respectivement 2.4% et 3.3% en mai. Par rapport au consensus, nos estimations sont en ligne, avec toutefois, un biais légèrement à la baisse sur l’indice RPI.
Comme partout, l’énergie et l’alimentation poussent l’inflation à la hausse en juin
Comme pour la Zone Euro et les Etats-Unis, l’énergie sera le principal facteur d’accélération de l’inflation. Dans le cas du Royaume-Uni, ce facteur est accentué par l’annonce de hausses des tarifs de plusieurs entreprises énergétiques. Lire la suite…
Postview Inflation américaine: En ligne avec les attentes
L’inflation aux Etats-Unis en juin a accéléré à 2.9% en g.a. après 2.8% en mai. L’inflation sous-jacente s’est aussi tendue à 2.3% en g.a. contre 2.2% le mois précédent. Ces chiffres sont en ligne avec nos attentes et celles du consensus.
Comme attendu, les prix de l’énergie et de l’alimentation ont continué de se tendre.
• Du côté de l’énergie, si les prix du gasoil sont stables sur le mois, l’impact des effets de base se traduit par une hausse en glissement annuel de 12%, contre 11.6% le mois précédent. Pour le mois de juillet, il est à craindre que ce facteur ne se reproduise : les effets de base restent positifs et les prix du gasoil se tendent depuis le début du mois.