Après un hiver particulièrement froid au cours duquel la consommation britannique a été bridée, les températures se sont normalisées outre-Manche, provoquant un rattrapage des dépenses en avril et mai, mois au cours desquels la croissance des ventes de détail s’est redressée de respectivement 1,9 % puis 1,3 % en volume. Mark Carney, qui avait été contraint de ravaler son chapeau début mai à la suite des déceptions de début d’année, n’a pas attendu très longtemps pour reprendre son bâton de banquier central : rassuré sur l’état de santé de l’économie britannique il s’est engagé une nouvelle fois sur la voie périlleuse d’une quasi promesse de remontée des taux directeurs qui, selon toute évidence, prendrait place en août.
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Analyse de la conjoncture internationale au fil de l’eau.
Mark Carney encore une fois pris à rebours par les chiffres d’inflation
L’inflation au Royaume-Uni en juin est restée stable à 2.4% en g.a. C’est en deçà de nos attentes ainsi que de celles du consensus et de la Banque d’Angleterre qui, dans ses dernières minutes de politique monétaire, pointait un risque d’accélération sur les prochains mois. La surprise à la baisse est venue de l’inflation sous-jacente qui a ralenti de 2.1% à 1.9%, son plus bas niveau depuis plus d’un an.
L’inflation RPI est ressortie en ligne avec nos attentes à 3.3% en g.a mais en deçà de celles du consensus.
Preview Inflation Royaume-Uni – Rebond temporaire
Dans son dernier rapport d’inflation, la banque d’Angleterre anticipe une décélération graduelle de l’inflation sur les prochains trimestres. Nous validons ce scénario même si en juin celle-ci devrait afficher un rebond temporaire. Nous anticipons un indice CPI et RPI à 2.6% et 3.4% en g.a. après respectivement 2.4% et 3.3% en mai. Par rapport au consensus, nos estimations sont en ligne, avec toutefois, un biais légèrement à la baisse sur l’indice RPI.
Comme partout, l’énergie et l’alimentation poussent l’inflation à la hausse en juin
Comme pour la Zone Euro et les Etats-Unis, l’énergie sera le principal facteur d’accélération de l’inflation. Dans le cas du Royaume-Uni, ce facteur est accentué par l’annonce de hausses des tarifs de plusieurs entreprises énergétiques. Lire la suite…
Postview Inflation américaine: En ligne avec les attentes
L’inflation aux Etats-Unis en juin a accéléré à 2.9% en g.a. après 2.8% en mai. L’inflation sous-jacente s’est aussi tendue à 2.3% en g.a. contre 2.2% le mois précédent. Ces chiffres sont en ligne avec nos attentes et celles du consensus.
Comme attendu, les prix de l’énergie et de l’alimentation ont continué de se tendre.
• Du côté de l’énergie, si les prix du gasoil sont stables sur le mois, l’impact des effets de base se traduit par une hausse en glissement annuel de 12%, contre 11.6% le mois précédent. Pour le mois de juillet, il est à craindre que ce facteur ne se reproduise : les effets de base restent positifs et les prix du gasoil se tendent depuis le début du mois.
PREVIEW INFLATION US – Le risque reste à la hausse
L’inflation aux Etats-Unis devrait toucher les 3%, voire légèrement au-dessus, d’ici les deux prochains mois. Pour le chiffre du mois de juin publié cette semaine, nous anticipons une hausse à 2.9% en g.a., après 2.8% en mai.
L’énergie et l’alimentation continuent de pousser à la hausse
Les prix de l’énergie et, dans une moindre mesure, ceux de l’alimentation devraient être les principaux facteurs de hausse.
• Du côté de l’énergie, malgré la baisse des prix du pétrole et celle concomitante des prix de l’essence depuis un mois, les effets de base contribueront à mécaniquement pousser le glissement annuel à la hausse. Ainsi, malgré notre anticipation d’un recul des prix de l’essence de l’ordre de 1% m/m en juin, le glissement annuel devrait se tendre vers 12%. Ces effets de base continueront de jouer en juillet. Lire la suite…
Le ZEW allemand définitivement dans des zones à risques pour les perspectives allemandes
L’indicateur ZEW du climat des affaires en Allemagne, selon les analystes financiers, n’a pas trouvé de quoi se stabiliser ce mois-ci, malgré le léger aplanissement des relations commerciales avec les Etats-Unis et les statistiques réconfortantes de commandes et de production récemment publiées. En juillet les deux composantes sur les perspectives et les conditions courantes ont, de nouveau, fortement baissé, faisant refluer l’indice synthétique de plus de huit points, à 23,9, un plus bas depuis juillet 2016.

Le rapport sur l’emploi américain fait flancher les taux longs et le dollar
Minutes du FOMC – Sans convictions suffisantes, des minutes finalement plus ‘dovish’ qu’attendu
Lors de sa conférence de presse post FOMC, le 14 juin, Jérôme Powell, le président de la Fed a commencé son allocution par les mots suivants : ‘le principal point à retenir est que l’économie se porte très bien’. Assortie d’une révision à la hausse de ses projections de la FED en faveur de quatre hausse des taux, plutôt que trois, cette année, d’un relèvement de ses prévisions de croissance et d’inflation et d’une promesse de RDV toutes les six semaines, au terme de chacun des FOMC, à partir de janvier, le message semblait des plus clairs : la FED était confiante et s’apprêtait à durcir le ton, envisageant de passer en mode restrictif en programmant une remontée de ses taux au-dessus de leur neutralité (cf « FOMC-RDV toutes les six semaines »).