N’a-t-on encore rien vu du potentiel de hausse des marchés d’actifs ?

Lorsque vient le temps de cette interrogation, c’est souvent le début de la fin. Pourtant comment l’éviter ? L’exubérance des marchés, déjà pointée du doigt avant la crise sanitaire, est plus spectaculaire encore après celle-ci. Tentaculaire, elle embrasse les actions, les marchés du crédit, de l’immobilier mondial, des matières premières, celui des crypto-monnaies et, pour certains, celui des obligations d’État, à l’origine du niveau anormalement bas des taux d’intérêt et de l’acronyme qui va de pair et permet de justifier tous les autres abus, TINA. Jamais, la valeur des actifs n’a semblé aussi déconnectée de la vie économique et du rendement qu’elle peut effectivement leur offrir.

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La confiance renvoyée par l’IFO et l’INSEE est nécessaire mais sera-t-elle suffisante ?

On entend souvent dire que la croissance économique est avant tout une question de confiance. La période qui s’ouvre devrait nous offrir une bonne occasion de tester ce dicton. Dans la foulée des PMI, les indicateurs nationaux de climat des affaires s’améliorent nettement, en effet, des deux côtés du Rhin ce mois-ci. L’indice composite de l’INSEE gagne 5 points pour s’établir à 113, son plus haut niveau depuis 2007, tandis que son corollaire allemand augmente de deux points et demi, à 101,8. De fait, la réouverture de l’économie des deux derniers mois a déclenché, outre un regain d’activité immédiat dans les services, une nette embellie des perspectives des entreprises.

Reste que les professionnels de l’industrie nous avaient déjà promis des lendemains enchanteurs qui, pour l’instant, ne sont pas au rendez-vous ; espérons que la perspicacité des chefs d’entreprises du tertiaire soit un peu mieux aiguisée face à un environnement de prix assez largement contrariant.

 

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Le Japon, moins impacté par la crise, peine maintenant à en sortir

Les PMI japonais publiés ce matin font état d’une baisse d’un point de l’indicateur composite, à 47,8, dans la foulée de l’indicateur manufacturier, tandis que celui des services, quoiqu’en légère hausse, se maintient en zone de contraction, à 47,2. Cette deuxième baisse en deux mois résulte principalement de difficultés sur le front de la demande, du fait des restrictions sanitaires, ou de difficultés au niveau des chaines d’approvisionnement. La Japon, jusque-là moins impacté que les autres vielles nations industrielles par les conséquences de la crise sanitaires, semble voir sa situation se retourner par rapport à l’Europe.

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L’euphorie des PMI se prolonge grâce aux services, reste à la traduire dans les faits

Les PMI en zone euro se maintiennent, voire progressent, à un très bon niveau, le composite accélérant, de 57,1 à 59,2. Il faut dire que juin est marqué par une nouvelle embellie notable des conditions sanitaires, qui demeurent le principal déterminant de la conjoncture économique. Conséquemment, l’enquête de Markit fait état d’une nouvelle amélioration, sur le front de la demande, notamment étrangère, et d’un climat de l’emploi toujours bien orienté, grâce à des perspectives d’activité favorables. Le seul point noir semble donc se situer, comme pour les mois précédents, sur le front des prix, avec, toujours des pénuries de matières premières, des tensions sur les coûts et les prix de vente.

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La reprise de l’industrie allemande en suspens

La production industrielle allemande a reflué de 0,3 % en avril, à raison de 0,6 % pour sa seule partie manufacturière. Malgré des effets de base stratosphériques qui propulsent l’évolution sur 12 mois à +34 %, ces données sont médiocres, avec un retard de 3 % par rapport aux niveaux d’avant crise, parmi les plus important du monde développé. Il est vrai que la situation sanitaire n’a pas aidé le secteur outre-Rhin, comme l’a montré hier le fort recul des commandes domestiques en avril. On attendait cependant un soutien un peu plus significatif à l’exportation, lequel manifestement n’a pas été au rendez-vous. La levée des restrictions sanitaires ces dernières semaines permettra probablement une nette reprise dans les mois à venir. Compenser plus d’un an de sous-régime ne se fait cependant pas du jour au lendemain, surtout pour une économie qui montrait déjà des signes évidents de faiblesse bien avant la pandémie.

 

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Il faut des effets de base spectaculaires pour voir une inflation européenne à 2 %

Nous y sommes, 2 % tout rond pour l’inflation en zone euro en mai…dont 1,2 point uniquement dû à l’énergie, c’est à dire principalement aux effets de base. La hausse des prix énergétiques de 13,1 % sur un an cache mal des chiffres particulièrement mornes ailleurs. Dans les services, l’inflation mensuelle atteint 0,2 % (non ajusté des variations saisonnières), pas vraiment compatible avec la hausse attendue de la réouverture de l’économie. Peut-être faut-il patienter encore un peu. Toujours est-il que, sur un an, la hausse de 1,1 % (après 0,9 %) campe sur de très bas niveaux assez semblables voire plutôt inférieurs à ceux d’avant la crise.  L’inflation sous-jacente se chiffre ainsi à 0,9 %. Avec une hausse annuelle de 0,7 %, les biens hors énergie et alimentaire marquent, pour le coup, un certain progrès par rapport à l’avant crise. Rien de très impressionnant, cependant. Enfin, les effets de base, cette fois négatifs, continuent de peser sur l’inflation alimentaire, qui stagne à 0,6 % sur un an.

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Douche froide sur la France

Si les ménages français ont retrouvé le moral, c’est sans doute qu’ils ont beaucoup épargné, parce qu’à l’évidence ils n’ont guère desserré les cordons de leur bourse. En avril, leurs achats de biens ont chuté de 8,3 %. Mois de reconfinement oblige, ce résultat n’en est pas moins une très mauvaise nouvelle par rapport aux anticipations du consensus de marché qui prévoyait une légère croissance. Seule consolation, le dernier confinement a eu un impact amorti par rapport aux deux précédents. Enfin, surtout grâce à l’énergie. Il faudra que mai et juin soient particulièrement robustes pour effacer ce mauvais point de départ du deuxième trimestre. Avril marque le quatrième mois de contraction des achats des ménages qui se situent aujourd’hui à un niveau inférieur de 10 % à celui de décembre 2019.

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