L’inflation allemande se poursuit sur un rythme élevé

Sur un an, les prix à la consommation allemands ont encore accéléré, avec une hausse de 5,1 % (5,5 % selon les chiffres harmonisés) après 4,9 %. Malgré la fin des effets de base sur la TVA en janvier, l’inflation se rapproche donc de ses niveaux de la fin d’année dernière quand elle avait atteint 5,3 %.

Les évolutions de prix dans les services restent contenues, à +2,8 %, après 2,9 % en janvier. En revanche, on observe tout à la fois, une accélération dans l’énergie (+2 points à 22,5 %) et dans l’alimentaire (+0,3 point à 5,3 %). Selon nos estimations l’inflation des biens hors énergie et alimentaire auraient progressé d’environ 3,3 % contre 2,9 % le mois précédent.

Au mois le mois, la hausse de l’indice des prix reste en décalage avec les mois de février des années précédentes : à 0,9 % cette année, contre 0,7 % en février 2021 et environ 0,5 % en moyenne entre 2015 et 2019.

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La croissance sauvée au premier trimestre, selon l’IFO et l’INSEE

Après les bons PMI, les enquêtes mensuelles de l’IFO pour l’Allemagne et de l’INSEE, pour la France accélèrent avec des hausses respectives de 3 et 5 points pour leurs indicateurs composites. Les économies continuent d’évoluer au gré des restrictions, dont la réduction récente permet aux prestataires de services de retrouver de l’optimisme. Les évolutions sont un peu moins nettes dans l’industrie, avec même une faible baisse de l’indice français. Quant au contexte inflationniste, les perspectives de prix campent sur de hauts niveaux.

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Aux Etats-Unis, les PMI s’améliorent, pas la confiance des consommateurs

Comme en Europe, le regain de la mobilité outre-Atlantique a dopé la confiance des directeurs d’achats. Le PMI composite américain gagne 5 points, à 56, sous l’effet d’un rebond plus net encore des services, à 56,7. L’indicateur manufacturier progresse, lui, de deux points, à 57,5. Aucun de ces indices n’a retrouvé son niveau de décembre dernier. Il s’agit, en somme, pour l’heure, d’une normalisation plus que d’une véritable accélération.

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En Europe, l’activité l’emporte sur les hausses de prix, selon les PMI de février

A l’exception du Japon, où les PMI chutent, les enquêtes de Markit, qui concernent pour l’heure principalement l’Europe, font état d’une forte hausse des climats des affaires. Ils atteignent ainsi des niveaux parmi les plus hauts depuis la reprise de la mi-2021, malgré un contexte de prix toujours tendu. Les résultats de ces enquêtes doivent, comme d’habitude, être relativisés : effets de base ou optimisme post restrictions, elles n’ont pas forcément été d’une grande aide pour prédire l’activité de ces deux dernières années. Toujours est-il qu’en tant que données avancées, les PMI fournissent quelques précieuses indications sur l’état de la conjoncture mondiale. En l’occurrence, bien que le contexte inflationniste européen continue de se détériorer, l’activité semble tenir bon et ne pas en subir, pour l’heure, les conséquences.

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Minutes de la FED, ventes de détail et production américaines

Réduction de son bilan à un rythme accéléré par rapport à 2017-2019 et hausse de ses taux plus rapide qu’à partir de 2015, ainsi se résument les principales précisions apportées par les minutes du dernier FOMC de la FED. Sur ces deux points ses prises de positions sont fermes et relativement « hawkish ». Toutefois la FED se garde de toute précision et soumet ses décisions à venir aux résultats économiques, qu’elle juge encore incertains, et aux développements des marchés financiers. Ces dernières nuances ont suffi pour rassurer. Quant aux données publiées plus tôt dans la journée, elles semblent montrer que la conjoncture s’est quelque peu redressée en janvier, au vu des premiers chiffres disponibles et malgré les conséquences de la crise sanitaire sur la mobilité, qui avaient notamment fait dévisser les climats des affaires.

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Le pic des tensions en amont de l’industrie est en voie d’être dépassé

Après les PPI américains d’hier, ceux de la Chine ce matin semblent confirmer un début d’un apaisement des tensions inflationnistes en amont du processus productif. Ces résultats corroborent le retournement du taux de croissance annuel des prix des métaux et plus généralement celui de l’ensemble des matières premières. S’il est sans doute encore tôt pour en tirer des conclusions sur les perspectives globales d’inflation, il s’agit d’un signal fort. L’industrie, qui a concentré les effets des pénuries d’approvisionnement et de la flambée des coûts du transport, a été, en effet, le déclencheur du dérapage des prix depuis le début de l’année dernière. Le retournement en cours devrait permettre de réduire sa contribution à l’inflation mondiale et redonner plus de crédibilité au scénario d’un tassement de cette dernière en 2022. Dès lors, le point haut des taux futurs ne devrait plus être très loin malgré l’emballement des perspectives de resserrement monétaire.

 

 

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L’inflation britannique se stabilise, pas de quoi contrarier la BoE   

L’indice des prix à la consommation marque un coup d’arrêt à sa progression, toujours très forte, sur un an. Celle-ci reste, en effet, de 5,4 %, tandis que sa composante sous-jacente augmente seulement d’un dixième de point, à 4,4 %. L’inflation d’un certain nombre de postes comme les services de transport, les loisirs ou l’hôtellerie, ainsi que l’essence, ralentit, en effet. Pas de quoi bouleverser, pour autant, la Banque d’Angleterre, puisque les données de janvier sont conformes à ses prévisions. Qui plus est, les autres mesures de l’inflation se tendent davantage. L’évolution des prix de gros gagne encore 0,3 point, à 7,8 %, celle des prix à la production en gagne 0,5, à 9,9 %. Enfin, et surtout, l’augmentation à venir des prix administrés de l’énergie interdit de penser que l’inflation pourrait se tasser sous peu : une hausse de 20 % de ces mêmes prix en octobre avait fait progresser de 0,6 point le taux d’inflation, or celle d’avril sera de plus de 50 %. Là aussi, donc, la perspective d’une inflation autour de 7 % au printemps n’est pas remise en cause.

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