Jay Powell, la petite phrase qui précise les choses

Le nouveau président de la FED prend les devants sur les chiffres d’inflation attendus demain : il veillera au risque financier 

À l’occasion d’une des cérémonies autour de son investiture, le nouveau président de la FED, a réaffirmé son intention de ne pas rompre avec la politique de Janet Yellen, confirmant la stratégie de normalisation graduelle des taux d’intérêt et de réduction du bilan de la FED ainsi que la préservation de l’essentiel des mesures de régulation financières, tout en veillant à leur efficacité maximale. Lire la suite…

English summary – Commodities correction taking shape, market shake-up in view

This week’s figures from the US Energy Information Administration (EIA) seem to have stopped traders speculating on rising prices in an overheating oil market. Lower inventories, higher production and lower US imports raised doubts about whether the current oil price is fair, after market euphoria in the last few months took it from $46 per barrel on average in June to over $71 on 25 January. The price of Brent North Sea crude, which had been wavering since the previous weekly report, gave way after Wednesday’s figures and seemed on track to end the week below $64.

Bond yields have barely responded to the move so far. However, that may not last if, as we expect, oil prices keep falling and drag metals down with them, since the rise in metals prices in the last few months has little fundamental justification.

If our scenario proves correct, that would seriously change the context, affecting inflation expectations, bond yields, the forex market and the relative performance of emerging markets and individual sectors. Overall, there is a significant risk that developments seen in the last few weeks will reverse as quickly as they occurred.

Although such adjustments could reduce the downward pressure on indexes resulting from fears that interest rates will rise too quickly, they would definitively rule out the reflation scenario that the markets have been overwhelmingly backing since mid-December. In the best-case scenario, this could stall the correction, without necessarily pushing markets back up to their recent highs.

English translation by trafine

Matières premières, la correction se précise… Redistribution des cartes en vue sur les marchés

Les données de l’EIA (Energy information Administration américaine) de cette semaine semblent avoir eu raison de la spéculation à la hausse des cours d’un marché pétrolier en surchauffe. Repli des stocks, hausse de la production et baisse des importations américaines ont fini par faire douter de la justesse du niveau des cours que l’euphorie de ces derniers mois avait portés de 46 $ en moyenne en juin à plus de 71 $ le baril le 25 janvier. Hésitants depuis le précédent rapport hebdomadaire, les prix du Brent de mer du nord ont flanché après la publication de mercredi et semblent en passe de terminer la semaine aux environs de 64 $. Les taux d’intérêt ont peu réagi à ces évolutions jusqu’à présent. Cet état de fait pourrait ne pas durer, si, comme nous le pensons, la baisse des cours du pétrole se poursuit et entraîne dans son sillage les métaux, dont les hausses de prix de ces derniers mois trouvent bien peu de justification fondamentale. La validation d’un tel scénario changerait bougrement la donne : anticipations d’inflation, taux d’intérêt, marchés des changes, performance relative des bourses émergentes et des différents secteurs en seraient affectés. Au total, la probabilité que les développements de ces dernières semaines se débouclent aussi vite qu’ils se sont formés semble loin d’être négligeable. Si de tels ajustements peuvent être en mesure d’atténuer les pressions baissières sur les indices provoquées par les craintes de remontées trop rapides des taux d’intérêt, ils mettraient en revanche, bel et bien, à l’écart le scénario de reflation plébiscité par les marchés depuis la mi-décembre. De quoi, dans le meilleur des cas, temporiser la correction des indices, pas forcément leur permettre de retrouver leurs points hauts récents…

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Point de marché

Sans surprise les indices asiatiques ont emboîté le pas aux occidentaux cette nuit. La fébrilité des marchés est grande et ne semble pas devoir retomber aujourd’hui. Les risques de nouveaux replis significatifs des indices sont donc importants avec un agenda économique très léger. A ce stade la correction des marchés n’est pas outre mesure préoccupante. Les indices gomment les excès de début d’année qui les avaient le plus souvent propulsés au-dessus de leurs résistances cycliques.

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La Banque d’Angleterre lève l’incertitude : ce sera plus de hausses de taux et plus tôt

Les bons résultats de l’économie britannique sur fond d’inflation persistante à 3 % avaient semé le doute ces dernières semaines sur l’éventualité d’une nouvelle remontée des taux directeurs de la Banque d’Angleterre au premier semestre. Face aux incertitudes liées au Brexit, les anticipations peinaient toutefois à se départager, avec une probabilité implicite de hausse des taux autour de 50 %. Le comité de politique monétaire de ce jour lève les doutes : ce sera plus de hausses et plus tôt.

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Le repli des cours du pétrole change la donne de court terme

À moins de 67$/baril de Brent ce soir, les cours du pétrole sont en repli de plus de 5 % par rapport à leur point haut du 24 janvier de plus de 70$, une tendance à la baisse à confirmer mais aux effets déjà notables par rapport aux évolutions de ces tout derniers jours : repli des taux d’intérêt, raffermissement du dollar, ressaisissement des cours de l’or. S’il est trop tôt pour affirmer que les développements de ce lundi réhabilitent notre scenario, ces ruptures sont en phase avec ce que nous attendions, malgré le dépassement de plusieurs de nos objectifs la semaine passée. Lire la suite…

Zoom arrière Janvier 2018 – De l’euphorie à la menace d’un krach obligataire

L’année 2018 s’est ouverte dans un climat d’euphorie des marchés financiers sur fond de regain de confiance sur les perspectives mondiales et de remise en question de l’environnement de bas taux d’intérêt. Les annonces à sensation des grandes entreprises américaines, à coup de promesses d’investissements et d’emplois dans la foulée du rapatriement des bénéfices incité par la réforme fiscale, ont créé l’engouement des économistes et investisseurs. Simultanément, la réduction des stocks de pétrole a continué à doper les cours de l’or noir, ces derniers franchissant la barre des 70 $ mi-janvier, une hausse de plus de 11 % en un mois, qui entraîna dans son sillage une remontée généralisée des anticipations d’inflation, par ailleurs, encouragée par des données économiques mondiales toujours très favorables.

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