L’inflation américaine attendue en chute à 1,8 % en décembre

L’inflation américaine du mois de décembre sera publiée vendredi. Nous anticipons une baisse mensuelle de 0,2% de l’inflation totale (contre – 0,1 % selon le consensus), ajustée des variations saisonnières, ce qui ferait chuter l’inflation annuelle à 1,8 % après 2,2 % en novembre et 2,5 % en octobre.

Selon nos estimations, l’inflation sous-jacente devrait, à l’inverse, progresser de 0,2 %, conformément à la moyenne 2018, ce qui stabiliserait son taux annuel à 2,2 %.

Lire la suite…

Vu des commandes, il ne faudrait plus grand-chose pour envoyer l’Allemagne en récession d’ici peu

D’un mois à l’autre, les commandes adressées aux entreprises allemandes accusent les contre-coups d’un environnement d’une rare instabilité. En octobre la statistique avait été sauvée par le rebond de plus de 7,4 % des commandes en provenance de la zone euro, qui avait permis de compenser l’écrasement des ordres domestiques et du reste du monde. À l’inverse, en novembre, le rebond de ces dernières a été enseveli sous une chute exceptionnelle des ordres en provenance de la zone euro, de 11,6 % -sans équivalent mensuel depuis décembre 2008. De fil en aiguilles, ces déboires répétés finissent par mettre sérieusement à mal les perspectives de l’Allemagne. Sauf inversion de tendance imminente, le sujet d’une récession de l’économie allemande d’ici au printemps finira par s’imposer.

Lire la suite…

Marché de l’emploi américain en plein boom : le guet-apens

Avec 312 000 nouveaux emplois salariés créés en décembre, l’économie américaine a bougrement surpris. Les prévisions tablaient sur 175 000 nouveaux postes, soit un chiffre conforme aux résultats moyens de ces trois derniers mois ; la publication est quasiment deux fois plus forte ! Bonne nouvelle s’il en est pour les Américains, cette surprise pourrait ne pas avoir la même saveur pour les marchés financiers en pleine déconfiture depuis trois mois. Alors que les signes de ralentissement de l’activité n’ont cessé de se multiplier ces dernières semaines, ce rapport n’est pas de meilleur augure quant à l’évolution de la productivité et, par là-même, des marges des entreprises, surtout si, comme cela semble se confirmer, l’accélération des salaires se généralise. Ces résultats devraient, toutes choses égales par ailleurs, rendre les membres de la FED beaucoup plus réticents quant à l’éventualité d’une pause dans le resserrement de leur politique monétaire (notre scénario). Manque de chance, c’est précisément aujourd’hui que Jay Powell avait prévu d’infléchir le ton sur sa politique monétaire ! Alors, si, comme nous le susurre avec insistance D. Trump ces derniers jours, Chine et États-Unis s’apprêtent à signer un accord commercial en début de semaine prochaine, c’est un sérieux retour de bâton que pourrait signifier l’ensemble de ces développements pour les marchés de taux et les cours du pétrole. Les actions y résisteraient-elles ?

Lire la suite…

Inflation UEM : fort repli généralisé en décembre

En ligne avec nos prévisions, l’inflation en zone euro s’est stabilisée sur le mois de décembre mais a fortement ralenti a 1,6 % en glissement annuel, après 1,9 % et 2,2 % à son point le plus haut de l’année en octobre. L’inflation sous-jacente, en hausse de 0,5 % sur le mois, est restée stable à 1 % en glissement annuel. En moyenne pour l’ensemble de l’année 2018, l’inflation de l’UEM s’élève ainsi à 1,7 %, en deçà des prévisions de la BCE de 1,8 %.

L’inflation française (IPC) a également décéléré à 1,6 %, au lieu de 1,7 % selon nos prévisions, après 1,9 % en novembre, en raison de l’effet énergie mais vraisemblablement aussi des perturbations liées aux manifestations des gilets jaunes.

Lire la suite…

BMG déc. 18 – Le point bas de la conjoncture mondiale pourrait être derrière nous mais celui de l’inflation est devant

Notre baromètre d’activité se stabilise en décembre avec un solde à -0,2, proche du mois précédent, après une révision significative à la hausse. Le retour en zone de neutralité de plusieurs de ses composantes hors Etats-Unis renforce le diagnostic d’une stabilisation de la conjoncture. A l’inverse, les sous-composantes américaines sont à la peine, à l’exception notable toutefois des exportations, comme en Chine. Le momentum de l’inflation continue à refluer fortement à -0,9.

Lire la suite…

Inflation UEM et France : décrochage en vue en décembre

Les estimations préliminaires de l’inflation du mois de décembre en zone euro et en France seront publiées ce vendredi. Nous prévoyons une stabilité des prix de la zone euro sur le mois qui se solderait par forte baisse de l’inflation annuelle, de 1,9 % à 1,6 % (très inférieure aux estimations du consensus à 1,9 %) ainsi qu’un repli de l’inflation française à 1,7 %, après 1,9 % en novembre malgré une hausse mensuelle de l’IPC de 0,1 % après -0,2 %.

L’inflation sous-jacente, en hausse de 0,4 % sur le mois, devrait également décélérer à 0,9 % en glissement annuel, après 1 % en novembre, selon nos estimations (contre un consensus stable à 1 %).

Lire la suite…

L’économie américaine aurait créé 271 000 emplois en décembre, selon l’ADP

Voilà un chiffre qui ne laissera pas les marchés insensibles à la veille du rapport officiel sur l’emploi américain du mois de décembre. Selon l’ADP, les créations d’emplois privés auraient atteint 271 K, un chiffre très au-dessus des attentes mais également le plus fort depuis janvier 2017, après 179 K en novembre.

Lire la suite…

Un Noël en or

À défaut d’avoir autorisé un rallye des marchés, l’action du président de la Fed a, au moins, réussi une prouesse : rallumer les feux des cours de l’or ! Certes, les banques centrales n’ont pas pour mission de soutenir les marchés d’actions et, l’économie américaine étant aussi bien portante, il n’y a fondamentalement aucune raison de ne pas poursuivre l’exercice de normalisation monétaire. Mais nous savons à quel point les phénomènes de correction de marché sont difficiles à appréhender et à quel point toute erreur de diagnostic peut entrainer un risque disproportionné dans un contexte de survalorisation fondamentale des actifs et de haut degré de financiarisation de nos économies.

Lire la suite…