Et maintenant?

Réglée comme une horloge, l’annonce d’un cessez-le-feu de quinze jours entre les forces américano-israéliennes et l’Iran a produit les effets que nombreux auraient pu attendre sur les marchés financiers : une correction de plus de 15 % des cours du baril, une envolée des bourses mondiales, enfin un net repli des taux d’intérêt et du dollar, auxquels l’or et l’argent on répondu sans ambages. Il était temps, à en juger par les menaces que l’impatience des investisseurs commençait à laisser poindre. De moins en moins facile à tenir ces derniers jours, la stratégie du gros dos a, néanmoins, fini par payer. Avec des pertes relativement contenues depuis le 27 février, la plupart des actifs mondiaux trouveront sans doute dans les prochains jours de quoi effacer une bonne partie de leurs pertes, voire de renouer avec leurs niveaux de la fin du mois de février. Mais encore, comment envisager la suite ?

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Les risques financiers sont monumentaux même si l’hypothèse d’un « bull market » systémique ne peut être exclue !

À brève échéance, le regain d’incertitude sur l’évolution de l’épidémie rend de plus en plus difficile la poursuite du scénario de reflation privilégié par les marchés ces dernières semaines. La question de la possibilité d’un « bull market » durable, expression d’une économie de rente poussée à son paroxysme, dans laquelle les liquidités continueraient à faire, seules, la valorisation peut cependant difficilement être évitée au regard de la performance des marchés de ces dernières années et de leur exceptionnelle résistance à la crise actuelle.

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Un Noël en or

À défaut d’avoir autorisé un rallye des marchés, l’action du président de la Fed a, au moins, réussi une prouesse : rallumer les feux des cours de l’or ! Certes, les banques centrales n’ont pas pour mission de soutenir les marchés d’actions et, l’économie américaine étant aussi bien portante, il n’y a fondamentalement aucune raison de ne pas poursuivre l’exercice de normalisation monétaire. Mais nous savons à quel point les phénomènes de correction de marché sont difficiles à appréhender et à quel point toute erreur de diagnostic peut entrainer un risque disproportionné dans un contexte de survalorisation fondamentale des actifs et de haut degré de financiarisation de nos économies.

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Les pochettes surprises d’une reprise, sans conviction

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1-L’automobile     2-L’investissement en France     3-La consommation en Espagne

Malgré les préoccupations légitimes sur l’avenir de la zone euro, la fin de la récession est actée. Comme tout épisode de ce type, la situation présente offre d’ores et déjà un certain nombre de bonnes surprises. Nous en avons répertorié trois principales : 

  • la première, la plus significative du point de vue d’un investisseur, est relative à l’amélioration des perspectives du marché automobile européen et aux conséquences qui en découlent pour la performance boursière du secteur,
  • la deuxième, beaucoup plus largement inattendue, concerne l’amélioration des perspectives d’investissement productif en France, que suggèrent les indicateurs que nous suivons sur l’économie française,
  • la dernière, peut-être la plus importante au vu du risque qu’a fait planer la situation espagnole sur les perspectives européennes, a trait à la sensible amélioration des tendances sur le front de la consommation en Espagne.

Bien qu’aucune de ces surprises ne soit suffisante, à ce stade, pour nous conduire à des révisions substantielles de notre scénario de croissance, chacune est susceptible d’insuffler un certain regain de confiance, aux répercussions potentiellement inattendues.