SAVE THE DATE – 21 MARS -La Chine à l’heure du nationalisme. Quelles conséquences pour l’Europe ?

En ce début d’année, la Chine est partout ; au cœur tout à la fois des plus grandes prouesses spatiales et des promesses de relance sur lesquelles surfent les marchés mondiaux, comme des plus grandes inquiétudes relatives à sa situation économique et à ses ambitions géostratégiques. Où en est l’Empire du Milieu?

Six années de pouvoir de Xi Jinping ont remodelé le pays et réveillé le sentiment nationaliste, par ailleurs, aiguisé par la bataille protectionniste que lui livre D. Trump. Aux produits étrangers, hier sollicités pour leur qualité et leur technologie, se substituent les biens d’entreprises chinoises dont les compétences n’ont plus rien à envier aux étrangères et peut-être, avant tout, parce qu’ils sont chinois…

À l’arrière plan des développements de ces dernières décennies, la culture nationaliste se réveille et semble à même de changer le visage que nous nous étions fait de la Chine et de son influence sur le reste de monde et sur ses entreprises.

C’est à ce thème que nous consacrerons notre présentation trimestrielle jeudi 21 mars

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BMG Janvier 2019 – Température négative stationnaire

  • Notre baromètre d’activité stationne en zone négative en janvier, à -0.5, après une révision à la baisse de -0,2 à -0,4 en décembre. Malgré une amélioration du côté du climat des affaires et de la production industrielle, de retour en zone de neutralité, les faibles résultats persistants de la consommation et de l’investissement et le repli des exportations l’emportent.
  • La moyenne trois mois de notre baromètre d’activité continue à profiter du rebond du mois de novembre mais rebaissera le mois prochains si les composantes en se ressaisissent pas.
  • Notre indicateur d’inflation se ressaisit en janvier mais reste en territoire négatif, à -0,5 après -0,8 en décembre, tandis que sa moyenne 3 mois reste clairement orientée à la baisse.

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Quand l’emploi américain va, est-ce que tout va aussi bien ?

Les entreprises américaines continuent à créer des emplois à tour de bras, défiant tout à la fois les conséquences du plus long shutdown de l’histoire américaine, celles du contrecoup financier de la fin de l’année dernière et la dégradation de leurs résultats. Or, pour les marchés financiers internationaux, un peu comme le vieux dicton français le disait à propos du bâtiment : « quand l’emploi américain va, tout va », surtout quand la FED promet de n’y pas interférer ! Le relevé des compteurs conjoncturels du reste du monde illustre, pourtant, une toute autre histoire. En l’occurrence, celle d’une conjoncture mondiale en bien mauvaise passe, aspirée par une économie chinoise de plus en plus mal en point qui, de fil en aiguille, semble paralyser le reste de l’Asie et progressivement l’Europe. La stratégie d’isolement de D. Trump semble donc porter ses fruits, avec, dorénavant, la FED en grand renfort. Les indices boursiers américains apprécient, ceux du reste du monde sont tentés de suivre, avec cependant de moins en moins de bonnes raisons de le faire. Jusqu’où peuvent aller ces distorsions ?

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PMI – Alerte rouge en Asie

La livraison des PMI manufacturiers chinois ce matin est une douche froide. Tombé à 48,3 points en janvier, l’indice semble s’enforcer inexorablement dans le rouge, avec dorénavant une moyenne sur trois mois inférieure à 50. Les nouvelles en provenance des autres pays d’Asie ne sont guère meilleures, la détérioration de ces derniers mois concentrée dans le sud-est de la région, semblant se propager inexorablement. Gare aux effets boomerang.

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Jérôme_Powell dans la démesure

Nous attendions de la FED qu’elle infléchisse son discours et prépare les marchés à un statu quo lors de son prochain FOMC de mars mais qu’elle garde, néanmoins, la main en vue d’éventuelles remontées de ses taux directeurs plus tard, courant 2019, quand bien même notre scénario n’envisage pas qu’elle en ait l’occasion avant, peut-être, la toute fin d’année. La FED est allée plus loin encore. Par ses commentaires sur le fait que le niveau des fed funds était approprié, globalement neutre, et en l’absence de référence à un quelconque risque inflationniste futur, le message envoyé par Jérôme Powell apparaît incontestablement conciliant. Un tel revirement est pour le moins troublant à ce stade du cycle et compte-tenu de la confiance, par ailleurs, affichée sur les perspectives macro-économiques américaines.

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Preview FED – Première d’une trop longue série de conférences de presse pour J._Powell

Lorsqu’au printemps dernier, la FED a fait part de sa décision de tenir à partir de janvier 2019 une conférence de presse après chaque FOMC, toutes les six semaines, nombreux ont vu dans ce message la perspective d’une possible accélération du tempo de hausse de ses taux directeurs. Après tout, la FED avait, à de nombreuses reprises par le passé, pratiqué des ajustements de ses taux beaucoup plus rapprochés que ces derniers temps, pouvant aller jusqu’à des relèvements d’affilée de 50 points de base à six semaines d’intervalle. Dans un contexte de croissance économique soutenue, de remontée des anticipations d’inflation et d’une certaine exubérance des marchés financiers, l’hypothèse d’une accélération du rythme des hausses de taux était défendable et, avec elle, la tenue de conférences de presse plus rapprochées, destinées à garantir une meilleure communication. Cette décision semble pourtant bien mal tomber si, comme nous le pensons, la FED était amenée à maintenir le niveau des fed funds essentiellement inchangés cette année.

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Perspectives financières : abstinence monétaire

Ralentissement de la croissance et de l’inflation mondiales suggèrent peu d’évolutions des taux d’intérêt en 2019. L’instabilité risque cependant de prédominer à ce stade particulier du cycle quand, par ailleurs, la multiplication des expériences populistes, n’est guère propice à l’apaisement des marchés obligataires.

L’incertitude politique occupe une large place parmi les interrogations que soulève l’exercice prévisionnel. À cet effet, l’issue des élections européennes pourrait constituer le point d’orgue du contexte souverain en zone euro, avant même la nomination du nouveau président de la BCE.

Par ailleurs, 2019 devrait marquer le haut de cycle des profits des entreprises cotées du monde développé qui auront vraisemblablement du mal à assurer des résultats à la hauteur des attentes que reflètent des valorisations fondamentales.

2019 se présente comme une année financière chahutée au cours de laquelle l’aversion au risque semble devoir prédominer.

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PMI – Sérieux warning pour la France, apaisement des craintes pour l’Allemagne

Les premières livraisons des PMI du mois de janvier confirment la détérioration persistante de la situation dans l’industrie manufacturière avec un indice allemand en repli de 51,5 en décembre à 49,9, dans la lignée des informations plus tôt ce matin en provenance du Japon où l’indice est ressorti en repli de 52,6 à 50. En France, paradoxalement, l’indicateur PMI regagne du terrain, à 51,2 points après 49,7 en décembre, ce qui permet de contenir le repli de l’indice préliminaire pour l’ensemble de la zone euro à 50,5. Mais les nouvelles en provenance des services français jettent un froid. Contrairement aux résultats des enquêtes INSEE publiées hier, la confiance dans les activités de services se serait de nouveau dégradée en janvier avec une chute de l’indice de Markit à son plus bas niveau depuis février 2014, à 47,5 points, synonyme de risque significatif de contraction du PIB compte-tenu de l’importance des services dans l’activité.

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