Le rallye de début d’année impose-t-il une révision de notre stratégie d’allocation d’actifs ?

La résilience des marchés boursiers de ce début d’année est assez sidérante au vu de ce que nous délivrent les nouvelles sur l’état de santé de la conjoncture mondiale et de ce qu’elles suggèrent en matière de perspectives de résultats des entreprises. Bien qu’un certain nombre de forces de rappel prévisibles aient pu nous préparer à une récupération des marchés financiers, après la correction violente du dernier trimestre de l’année dernière, reconnaissons que le rebond observé a largement dépassé nos attentes.

Difficile, dans un tel cas de figure, de se dispenser d’une expertise critique sur nos erreurs d’appréciation avant de formuler un quelconque diagnostic prévisionnel. Qu’avons-nous raté et y-a-t-il dans ces éléments de quoi, reconsidérer notre vision fondamentale ?

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PMI Flash UEM : espoirs balayés

Les retours désordonnés en provenance de la conjoncture européenne -PMI, production industrielle- des mois de janvier/février pouvaient laisser espérer une stabilisation, voire une amélioration de la situation des économies européennes -notamment française- en ce début d’année 2019 : les PMI préliminaires du mois de mars balayent d’un revers de manche ces espoirs.

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Allemagne : Le ZEW sort de la zone de risque en mars

La baisse de l’indicateur ZEW composite amorcée au début de l’année 2018 marque le pas grâce à un net rebond de sa composante perspectives, de -13,4 à -3,6, et malgré un nouveau repli du solde d’opinion sur les conditions courantes. En hausse de 0,8 en février à 3,8 en mars, l’indice sort de sa zone de risque et pourrait préfigurer un environnement plus porteur pour le DAX à brève échéance.

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Guerre commerciale et relance chinoise, deux arbres derrière lesquels se profile une forêt de plus en plus épaisse

Ces derniers mois, les marchés vivent au rythme des promesses de résolution du conflit commercial entre la Chine et les États-Unis. Aucune des deux parties n’ayant intérêt à ce que les choses s’enveniment davantage, les observateurs misent sur un accord, au moins, de façade, histoire que D. Trump sauve la mise avant l’ouverture de sa campagne présidentielle. Souvent désignées comme premières responsables des déboires récents de l’économie mondiale, les tensions commerciales seraient donc sur le point d’être dépassées, ce qui rouvrirait la voie à un retour de conditions plus favorables, avec à la clé une reprise des investissements que le climat de guerre commerciale a paralysés. C’est en tout cas l’histoire telle que majoritairement envisagée, confortée par les mesures de relance du gouvernement chinois, dont bénéficierait, forcément, l’économie mondiale. Il y a, pourtant, bien des raisons de penser que les développements à venir soient assez éloignés de ce schéma.

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La Chine échoue à stabiliser sa croissance…

…« Sous la direction de la pensée Xi Jinping »

À 5,3 %, la croissance annuelle de la valeur ajoutée industrielle chinoise a de nouveau décéléré en février (5,7 % en janvier), soit, aux accidents statistiques près, son plus faible rythme depuis 1991. Malgré la chute d’un point de l’inflation depuis octobre, à 1,5 % en février, la croissance des ventes de détail stationne à 8,2 %, sur fond de remontée brutale du taux de chômage urbain, de 4,9 % en janvier à 5,3 % en février, tandis que les ventes d’automobiles continuent de refluer de 17 % l’an. Malgré le satisfécit de l’office national des statistiques sur les résultats de l’économie chinoise depuis le début de l’année (voir fin de document*), ces données continuent à souligner une situation critique, plus en phase avec les retours très mitigés des enquêtes de la Confédération nationale des directeurs d’achats (CFLP) qu’avec ceux des PMI de Markit.

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Hausse de l’inflation alimentaire et énergétique, un mauvais casting pour les ménages français…

En février, l’indice des prix à la consommation est resté stable sur le mois, après un repli de 0,4 % en janvier. Au cours des douze derniers mois, l’inflation remonte légèrement, de 1,2 % à 1,3 %, alors que l’inflation sous-jacente reste inchangée à 0,7  %. La différence entre les deux mesures s’explique par une accélération des prix de l’énergie et de l’alimentation, de plus de 3 % l’an pour chacun des deux postes. Ces tendances pourraient expliquer la décélération, ou faiblesse persistante, des prix des services…

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Un rebond désordonné de la production industrielle en zone euro en janvier et une Allemagne en panne…

Après une période particulièrement morose, la production industrielle s’est redressée de 1,4 % en zone euro en janvier ; une performance remarquable alors que la production allemande a, elle, chuté de 0,9 %. De fait, France, Italie et Espagne ont enregistré de fortes progressions de leur activité en début d’année avec des hausses mensuelles de respectivement 1,3 %, 1,7 % et 3,6 % de leur production hors construction par rapport au mois de décembre, particulièrement mauvais. Les détails statistiques ne suggèrent pas de changement lié à une impulsion spécifique d’un secteur en particulier mais plutôt des corrections là où les baisses avaient été les plus marquées en fin d’année dernière. Difficile de voir dans ces résultats l’amorce d’un mouvement convaincant quand, par ailleurs, les enquêtes auprès des industriels demeurent mal orientées et que l’Allemagne entame un troisième trimestre de récession industrielle. Au total, sur un an, la performance industrielle de la zone euro reste préoccupante pour la grande majorité des secteurs de l’activité.

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