Un quatrième trimestre bien peu inspirant aux États-Unis

Sans surprise, la croissance américaine est ressortie à 2,1 % en rythme annualisé au dernier trimestre de l’année dernière, un chiffre conforme aux attentes et quasiment identique à ceux des deux précédents. Sur le détail peu à dire : consommation de biens ramollie, dépenses de services un peu plus solides, frémissement de l’investissement immobilier mais nouvelle contraction de l’investissement productif, l’ensemble compensé par une chute des importations de 8,7 % r.a. qui permet aux exportations nettes de compenser l’impact négatif de la baisse des stocks… Bref, il ne se passe pas grand-chose de palpitant dans la première économie mondiale où, un peu comme dans un jeu de chasse-taupe, les soutiens à la croissance vont et viennent au fil des trimestres parvenant à maintenir un équilibre fragile autour d’une moyenne de 2 % sans qu’aucune tendance ne se profile véritablement.

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Dr. Powell, « raisonnablement optimiste »… jusqu’au coronavirus

Diagnostic plus mitigé que prévu de la part de la FED. Dans le texte, peu de changements mais des nuances choisies suggérant un biais in fine un peu plus dovish, au grand bénéfice des cours de l’or dopés par un nouveau repli des taux futurs et une rechute des taux réels implicites en territoire négatif, pour la première fois depuis le début du mois de septembre.

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Allo, Dr. Powell, c’est pour une épidémie de grippe cette fois-ci…

Contrairement au consensus, nous avions privilégié dans notre scénario du mois de décembre l’hypothèse de nouvelles baisses des taux directeurs de la FED avant la fin de l’année. Les raisons étaient simples : déceptions économiques et instabilité financière finiraient par appeler la Fed au secours à un moment où l’autre, année électorale ou non. Dans notre scénario, cela intervenait plutôt au second semestre 2020 sans avoir véritablement les moyens de préciser davantage le timing de cette prévision, surtout là pour souligner notre conviction que J. Powell n’hésiterait pas à agir si les perspectives de marchés commençaient à virer de bord, ce qu’elles finiraient, à nos yeux, immanquablement par faire après l’exubérance de début d’année. Peu audible jusqu’alors cette hypothèse l’est davantage ces derniers jours…

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Laborieux retour de la confiance en Allemagne

L’Allemagne va mieux ! C’est en tout cas ce que laissait penser la publication du PIB annuel de 2019, en hausse de 0,6 %, preuve d’un dernier trimestre légèrement meilleur que les deux précédents. Par ailleurs, les indicateurs de climat des affaires confirment l’amélioration globale de la situation et semblent écarter, à priori, la perspective d’une récession dans les mois à venir. Reste que leurs faibles niveaux et des divergences entre instituts (IFO, ZEW et PMI) n’offrent pas beaucoup de visibilité.

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Les cycliques européennes à cloche-pied

L’élan des valeurs cycliques européennes de la fin de l’année dernière a fait long feu depuis le début du mois. Manque de conviction quant à l’ampleur de l’amélioration des perspectives économiques, attentes de résultats après une forte hausse des multiples, absence de visibilité sur le sort des secteurs-clés de l’industrie expliquent pour l’essentiel cette situation. Dans un environnement de hausse persistante des indices, ces éléments ont abouti à un retard des valeurs cycliques par rapport à l’ensemble du marché d’une rare ampleur qui a probablement peu de chances de durer. Rares ont été, en effet, les périodes passées au cours desquelles de telles distorsions se sont éternisées. Comment, dès lors, la normalisation pourrait-elle s’effectuer et quelles pourraient être les stratégies privilégiées par les investisseurs selon les cas ?

 

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C. Lagarde : en guise de chouette, une vraie colombe…

Sagesse, perspicacité, déesse des Arts et de la Sagesse, défense, intelligence, commandement… Autant d’adjectifs associés au nom de chouette sur Wikipédia. Quel que soit celui que cherche à nous renvoyer Mme Lagarde en choisissant ce symbole, c’est avant tout par une posture très colombe qu’elle marque sa première communication de 2020.

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La hausse des prix alimentaires malmène le monde émergent

Difficile de trouver de quelconques signes d’un regain d’inflation dans les économies développées. Si la disparition de la contribution négative de l’énergie à l’inflation annuelle fait mécaniquement remonter le rythme de hausse des prix, les sous-jacents évoluent peu. En zone euro, l’inflation totale est remontée de 1 % à 1,3 % entre novembre et décembre tandis que l’inflation sous-jacente s’est stabilisée à 1,3 %. Aux États-Unis, où l’inflation annuelle s’est accélérée de 2,1 % à 2,3 %, la hausse des prix hors alimentation et énergie a, quant à elle, reflué de 1,6 % à 1,5 % et à moins de 1 % hors loyers et assurances santé, les deux principales sources de hausses des prix sous-jacents. Au-delà des effets de base annuels liés aux prix de l’énergie, la situation semble peu amenée à changer à brève échéance. Un certain nombre de déterminants cycliques subissent, en effet, le contrecoup du tassement récent de la conjoncture tandis que les perspectives de prix futurs des ménages sont stables, voire en léger repli de part et d’autre de l’Atlantique.

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Frénésie financière : une roulette russe sur la tempe de l’économie mondiale

Buy the rumor, buy the fact ! Malgré le scepticisme exprimé de toutes parts, la signature de la phase I de l’accord commercial sino-américain se révèle un nouveau prétexte pour une flambée des actifs mondiaux. La frénésie des marchés financiers semble totalement incontrôlée et incontrôlable et, au rythme où vont les choses, il est difficile de faire l’autruche et d’échapper à la question : comment tout ceci se termine ? Nul n’a le pouvoir de le prédire, que ce soit dans la forme ou dans le temps. C’est le propre des bulles, en effet, que de dépasser l’entendement et de piéger les agents en défiant toujours plus les fondamentaux. Mais on ne pourra pas dire que les économistes n’auront pas prévenu : les phénomènes spéculatifs atteignent des proportions inédites qui agissent aujourd’hui comme des menaces de premier plan, sans commune mesure avec les risques économiques, sur les perspectives mondiales. Piégés, les responsables de politiques économiques n’ont d’autre choix que de brosser la bête dans le sens du poil, ce qui revient à accroître plus encore les risques futurs. Mais leur capacité à repousser l’échéance aura forcément une fin. D’où pourrait-elle venir ?

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