Le Japon en bonne voie pour une année de récession en 2020

C’était à prévoir au vu du choc provoqué par la hausse des taxes à la consommation du 1er octobre, le PIB japonais a fortement reculé au quatrième trimestre pour se contracter de 1,6 % par rapport au trimestre précédent et de 0,4 % sur un an. Si 2019 sauve les meubles avec une croissance annuelle de 0,8 %, la détérioration de la situation économique est particulièrement marquée en fin d’année. Avec un acquis de -1 % pour 2020 et une première moitié d’année forcément impactée par le Coronavirus, il sera assurément difficile à l’économie nippone de redresser la barre ; il faudrait, en effet, une hausse du PIB de 0,4 % au cours de chacun des trimestres de cette année pour revenir à zéro en moyenne. Sauf forte révision à la hausse de cette première estimation du PIB du quatrième trimestre, ce qui est assez coutumier au Japon, 2020 pourrait ainsi marquer la première année de récession du PIB depuis 2009.

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Le Coronavirus, premier défi pour la BCE de Mme Lagarde ; l’euro flanche

Il aurait assurément fallu plus de temps à Mme Lagarde pour parvenir à ses fins ; à savoir, réussir à enclencher une nouvelle dynamique du policy-mix qui permette progressivement à la BCE de s’extirper de la trappe des taux d’intérêt négatifs. L’épidémie de Coronavirus ne lui laissera vraisemblablement pas ce loisir. Plus rapide que la capacité de la Commission et des gouvernements de la zone euro à se mouvoir, son impact économique, bien qu’encore très incertain, a tout lieu d’être suffisant pour contraindre Mme Lagarde à prendre des décisions contraires à ses souhaits initiaux. Comme déjà signalé cette semaine par Philip Lane, économiste en chef de la BCE, la probabilité de nouvelles baisses des taux de dépôts a regagné du terrain ces derniers temps ; ceci malgré le repli du cours de l’euro qui, signe de temps nouveaux, ne semble guère émouvoir l’actuel conseil des gouverneurs de la BCE.

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La récession guette à nouveau en Europe

L’amélioration du sentiment sur l’industrie allemande a été le principal catalyseur du rebond des bourses européennes, voire au-delà, depuis la fin de l’été dernier. Portés par l’évacuation des risques majeurs d’un Brexit sans accord ou d’une escalade dans la guerre commerciale sino-américaine, les indicateurs du climat des affaires ont entretenu l’espoir d’une reprise de l’activité mondiale dont profiterait naturellement la première industrie occidentale, quoi qu’il en soit des inquiétudes légitimes sur certains des secteurs-clés de l’industrie allemande. Les données publiées cette semaine constituent, à ce titre, un cinglant désaveu, avant même que ne soient enregistrés les premiers effets de l’épidémie de coronavirus dont tout laisse penser qu’ils seront particulièrement sévères. L’ensemble a tout lieu de réveiller sans tarder le spectre d’une récession et de mettre en exergue, dans la foulée, le grand vide de moyens de politique économique pour faire face à cette détérioration. Les injections de liquidités et l’écrasement des taux d’intérêt qui semble se profiler à nouveau suffiront-ils à faire avaler la couleuvre aux marchés ? L’hypothèse est de plus en plus difficile à envisager.

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BMG janvier 2020 – L’amélioration résiste pour l’instant…

Notre Baromètre Macroéconomique Global du mois de janvier 2020 témoigne d’une amélioration progressivement plus profonde de la situation conjoncturelle, quand bien même difficilement interprétable compte-tenu de l’incertitude liée à l’impact à venir de l’épidémie de coronavirus que les indicateurs du mois écoulé ne reflètent pas encore.
En janvier, notre BMG se maintient en zone neutre, légèrement positive, à +0,2 après +0,1 (1ère estimation à 0) pour le deuxième mois consécutif, une première depuis 20 mois. Les momenta du climat des affaires et de la consommation progressent à nouveau tandis que celui des exportations se tasse et que les difficultés persistent sur le front de l’investissement. L’indicateur d’inflation retombe en zone légèrement négative, à -0,4 après 0,3 du fait d’un net repli en Chine et en UEM.
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Le pragmatisme britannique à l’épreuve de l’utopie ultra libérale

Quel futur choisira Boris Johnson pour l’économie britannique à partir de maintenant ? Cette question taraude les esprits. Faute de connaitre la stratégie que privilégiera le premier ministre britannique, c’est à un imbroglio de scénarii à y perdre son latin que se confronte celui qui se penche sur le sujet. A bien y réfléchir, pourtant, les vraies options se résument principalement au nombre de deux :

  • soit B. Johnson joue la carte de la sécurité économique, autrement dit celle qui préserve de solides liens avec l’UE et privilégie la conciliation, quitte à s’asseoir sur un certain nombre de ses promesses électoralistes.
  • soit il rompt véritablement les ponts avec Bruxelles ce qui le mène immanquablement dans une bataille idéologique qui ne trouvera de sens que dans l’expression d’un jusqu’au-boutisme libéral aux développements et conséquences très largement incertaines.

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La croissance française trébuche fin 2019 et plombe les perspectives pour 2020

Les grèves ont manifestement amputé la croissance française dans des proportions supérieures aux attentes au quatrième trimestre, expliquant une bonne part du repli de 0,1 % du PIB réel au dernier trimestre, à en juger par le détail sectoriel des données de l’INSEE. Pas sûr cependant que le rattrapage soit au RDV en ce début d’année compte-tenu de la prolongation du conflit social sur le dossier des retraites, auquel il faudra vraisemblablement ajouter les effets de l’épidémie de coronavirus sur la conjoncture mondiale. Bref, la croissance française déçoit et tel risque d’être encore le cas un moment. En moyenne, l’économie française a cru de 1,2 % en 2019, conformément à nos prévisions, elle affiche en revanche une progression nettement inférieure en glissement annuel (T4 2019/T4 2018), de seulement 0,8 %, de sorte que la base de départ pour 2020 n’est pas des plus favorables : avec un acquis de moins de 0,2 %, une croissance moyenne de 0,2 % par trimestre, identique à celle de l’année dernière, permettrait à peine d’atteindre 0,7 % de croissance en moyenne cette année…

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