L’Italie va mal. À voir l’allure des indicateurs les plus récents, l’économie italienne pourrait avoir une nouvelle fois basculé en récession cet été, situation dont elle n’est parvenue à s’extirper qu’au début de l’année dernière depuis la mi 2011, il y a cinq ans. Le bilan sur la période est, ainsi, parmi les plus calamiteux de la zone euro, uniquement doublé par la Grèce, bien pire in fine que les cas espagnol et portugais. Alors que ces deux derniers ont réussi à retrouver une tendance ascendante de leur PIB par habitant depuis deux ans, celui de l’Italie stagne, affichant un déclin de plus de onze pourcents par rapport à la situation d’avant crise. À ce rythme-là, la péninsule italienne pourrait se retrouver dans l’œil du cyclone à la moindre embûche, qu’elle soit d’ordre politique ou économique.
État des lieux d’une économie sur laquelle planent les menaces d’une crise bancaire laissée pour compte sur fond de risque politique accru par les séquelles d’une stagnation séculaire.


