L’Espagne et le Portugal, à l’amende. L’UE continue de marcher sur la tête.

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Souvent cités en exemple pour leurs prouesses fiscales, notamment lors des négociations sur le dossier grec, l’Espagne et le Portugal sont aujourd’hui menacés de pénalités par la Commission européenne pour leur négligence en matière de gestion des déficits en 2014 et 2015. Si la sanction n’est pas encore prononcée, une première si elle venait à l’être, cette annonce ne tombe assurément pas au meilleur moment, dans le contexte d’une Union européenne en question après le vote britannique.

Mais que dirait-on si, précisément après le Brexit, l’Europe reculait devant des règles qu’elle s’est elle-même fixées ces toutes dernières années ? Sauf à ce que l’on revoit, ce qui n’est pas à l’ordre du jour, le traité de 2012 sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), à bien des égards critiquables et que les Britanniques avaient refusé de ratifier, l’Espagne et le Portugal pourraient, ainsi, être les victimes indirectes du durcissement des positions européennes après le vote britannique. C’est bien l’ironie et l’enjeu de cet épineux dossier et de ceux qui, irrémédiablement, suivront si les textes ne sont pas modifiés.

BREXIT – un mal pour un bien ?

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Une semaine après le vote britannique en faveur d’une sortie de l’UE, les incertitudes sur ce que seront in fine les conséquences de ce résultat sont à leur comble : nouveau référendum ou annulation « pure et simple » de celui du 23 juin ; sortie du Royaume-Uni de l’UE à un terme tellement lointain que ce processus finirait par se diluer dans le temps pour, peut-être, ne jamais aboutir… Les spéculations vont bon train sur les moyens de tourner la page d’un choc sans pareil dans le ciel européen et sur les possibilités d’une configuration nettement moins préoccupante qu’initialement redouté.

Après le choc de vendredi dernier, l’heure semble au regain de confiance depuis le milieu de semaine, ainsi qu’en témoigne le rebond généralisé des indices boursiers.

Les marchés ont-ils perdu la tête ou voient-ils juste ?

Les raisons de la colère : quand 7 Britanniques sur 10 ont un revenu inférieur à la moyenne de l’UE

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Avec 68 % de sa population au revenu par tête inférieur à la moyenne de l’UE 27, le Royaume-Uni est bien éloigné du modèle de réussite que l’on nous dépeint généralement. Il s’agit en l’occurrence du pays ayant subi le plus fort taux de déclassement en termes de revenu relatif par rapport à l’Union européenne ces dernières années et, également, l’un des plus exposés au risque de pauvreté, selon les critères retenus par la Commission européenne. Sans doute comprend-on mieux à la lueur de ces quelques chiffres, l’origine de la rancœur qu’expriment les sondages en faveur d’un Brexit.

Niveau de vie

Que l’Europe n’ait que peu à voir avec l’origine des problèmes de cette économie importe peu ; les Britanniques ne se sont jamais formellement reconnus dans le projet d’intégration européenne, le sujet s’imposant comme un bouc émissaire tout trouvé face au désarroi de la population. La possibilité d’une rupture jeudi prochain est donc réelle, avec à la clé deux risques majeurs :

  • Celui d’ébranler une économie que le rôle de tête de pont vers l’Europe continentale a largement contribué à reconstruire depuis 20 ans
  • Celui d’emporter avec elle les composants d’une Union de plus en plus mal en point.

Nikkei-Eurostoxx, un passage obligé pour le stratège européen

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Dans un contexte d’aversion au risque, l’intérêt pour le marché boursier nippon est retombé ces derniers temps. L’échec des Abenomics, l’appréciation du yen et les achats de titres par la Banque du Japon ont refroidi les investisseurs étrangers. Depuis le début de l’année, le sujet même des développements de l’économie japonaise a bien du mal à retenir l’attention. Le contraste est saisissant par rapport aux trois dernières années durant lesquelles le Japon a souvent servi de facteur de différenciation des stratégies d’investissement.

À en juger par l’exceptionnel degré de corrélation entre l’indice Nikkei et l’Euro Stoxx 50 ces derniers trimestres, mieux vaudrait, pourtant, que les investisseurs s’enquièrent davantage de ce marché lointain avant d’aiguiser leur propre stratégie sur les indices européens, leur exposition au risque, voire davantage…

Pauvre Janet !

Décidément pas chanceuse la Présidente de la Fed, en permanence prise à revers. Avec 38 000 créations d’emplois en mai, ce n’est pas seulement la possibilité de relever le niveau de ses taux directeurs en juin qui disparaît mais probablement toute opportunité de hausse des Fed Funds d’ici la fin de l’année. Lire la suite…

L’immobilier peut-il être une force de rappel pour l’économie américaine en cette fin de cycle ?

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Les dernières statistiques immobilières ont dopé la confiance des investisseurs sur les perspectives américaines. Gare toutefois à ne pas dupliquer des schémas d’un passé révolu lorsque la dynamique du secteur signifiait le bien-être de la plus grande majorité des Américains. Les temps ont changé…

Les données en provenance du secteur de l’immobilier constituent à peu près le seul réconfort. Après avoir plutôt perdu en dynamisme depuis l’été dernier, le secteur a retrouvé des couleurs ce printemps, avril ressortant à bien des égards comme un très bon mois, tant sur le front des ventes de maisons neuves, en progression de 16,5 % par rapport à mars, que sur celui des prix (+7,8 %) ou des promesses de ventes.

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Le point bas de l’inflation mondiale est sans doute dépassé, mais encore ?

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Le rebond des cours du pétrole depuis la fin janvier est en train de faire son travail : l’évolution des prix à la consommation a cessé de baisser dans de nombreux pays et devrait, à de rares exceptions près, se redresser d’ici la fin de l’année. Les chances que le point bas de l’inflation mondiale soit maintenant derrière nous sont, de fait, relativement importantes. Après quasiment cinq ans de désinflation et une année 2015 marquée par une intensification des pressions déflationnistes, ce constat est loin d’être anodin. Comment l’interpréter ?

Brexit, un sacré coup de vieux pour l’UE !

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Si l’âge et les structures démographiques ont une influence sur la capacité des hommes à construire leur avenir, alors une sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne serait une très mauvaise nouvelle pour le futur européen. Avec un âge médian inférieur de plus de deux ans à la moyenne de l’UE 28, les Britanniques sont, non seulement, parmi les rares pays les plus jeunes de l’Union, ils sont aussi les seuls à être en position de bénéficier d’une croissance encore substantielle de leur population en âge de travailler au cours des vingt prochaines années. Dès lors, en quittant l’UE, la Grande-Bretagne emporterait avec elle la seule et unique source de croissance de la population en âge de travailler de l’UE à horizon des deux prochaines décennies ; un constat au moins aussi préoccupant que bien des aspects mis en avant par la crainte d’un Brexit.