Le risque de récession, confirmé par l’IFO en Allemagne

Dans la foulée du ZEW, l’indice IFO de climat des affaires baisse encore en juin, à 97,4, soit un plus bas de près de 5 ans. Si ce nouveau recul n’est pas une surprise en soi, compte-tenu de la mauvaise santé industrielle, les chiffres de ce mois nous informent que les services, jusqu’ici plus ou moins épargnés, se situent sur une pente glissante. Cette contagion du secteur manufacturier à l’ensemble de l’économie, avec des effets sur les perspectives d’emploi déjà visibles en mai, accroît le risque de récession à horizon du second semestre de cette année, comme signalé par l’indicateur de changement de régime cyclique de l’IFO, qui n’a plus retrouvé la zone d’expansion depuis 9 mois.

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L’inflation reflanche en mai dans la zone euro

Comme attendu, le rebond d’inflation d’avril n’a pas fait long feu en zone euro ; les chiffres nationaux du mois de mai ont retrouvé un peu partout leurs niveaux d’avant la période de Pâques. Après avoir fortement accéléré en avril, l’inflation des services est retombée sous la pression des transports et des loisirs. Selon toute vraisemblance, l’inflation sous-jacente devrait ainsi avoir lourdement rechuté en mai. Les données préliminaires pour l’ensemble de la zone euro attendues demain mettrons la banque centrale un peu plus en porte-à-faux.

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Sauf un électrochoc salvateur, l’Europe se dirige droit dans le mur

À ce point de décrépitude et face à la soif de changement qu’expriment les oppositions grandissantes, de deux choses l’une : soit l’Europe est capable de surmonter ses différends et de retrouver la voie de l’audace par laquelle elle pourra redonner un espoir commun à ses populations, soit les scénarii du pire ne manqueront pas de se profiler à un terme plus ou moins rapproché. Force est de reconnaître, que les chances que le scrutin de cette semaine ouvre les portes à la première de ces options sont assurément faibles. Sauf un électrochoc salvateur que pourraient provoquer les résultats mêmes des élections ou l’amplification des menaces extérieures, la probabilité que l’Europe se disloque un peu plus dans les années à venir risque de s’en trouver fortement accrue. Les voies d’un délitement européen sont toutefois à peu près aussi complexes que celles du fonctionnement de l’UE et les scénarii en la matière assez sensiblement différents selon les cas. Comment les choses pourraient-elles tourner ?

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Abe aux abois… même après la surprise du PIB du premier trimestre

Les « Abenomics » ont fait leur temps et le Premier Ministre Shinzo Abe commence à compter le sien. Reflet de la faiblesse de la demande domestique et d’une contraction de 2,4 % de l’activité exportatrice au premier trimestre, les importations ont chuté de 4,6 %, autorisant une hausse inattendue du PIB réel de 0,5 %, qui ne doit cependant pas tromper. À moins de six mois d’une nouvelle hausse programmée des taxes à la consommation, la tournure de la conjoncture nippone est des plus en plus préoccupante. Alors que les tensions commerciales sino-américaines fragilisent davantage les perspectives à l’exportation et que le yen menace une nouvelle fois de s’apprécier, Shinzo Abe est aux abois et la spéculation va bon train sur d’éventuelles mesures « radicales » pour tenter de redonner des couleurs à la demande domestique. Ses marges de manœuvre manquent cependant bougrement.

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Inflation pascale en UEM

L’inflation est remontée significativement au mois d’avril, de 1,4 % à +1,7 %, avec une forte contribution du sous-jacent, à hauteur de 0,92 points, la plus élevée en deux ans. Une convergence vers les cibles de la BCE ? Probablement pas, plutôt l’effet passager des congés de Pâques, comme le montrent les détails des chiffres nationaux. À brève échéance, inflation sous-jacente et totale ont tout lieu de se tasser à nouveau.

L’économie française sauve la face, sans plus, au premier trimestre

De 0,3 % en première estimation, la croissance française n’offre guère davantage qu’escompté. Hors stocks, la croissance aurait été nulle, en effet. Si la consommation des ménages se redresse de 0,4 % au premier trimestre, on gardera en tête sa maigre performance de 0,6 % sur un an glissant. L’investissement productif progresse de 0,5 % après 0,4 %, ce qui reste un rythme très ralenti par rapport au deuxième et troisième trimestres 2018 (respectivement 1,3 % et 1,7 %) et bien décevant au regard de l’évolution du climat des affaires de l’INSEE. Enfin, les exportations progressent de 0,1 % seulement et malgré la faible croissance de la demande domestique, les importations augmentent de 0,9 %, l’ensemble confisquant trois dixièmes à la croissance du trimestre. Difficile de tirer un quelconque satisfecit de ces données, sinon qu’elles auraient pu être pires…

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Face à l’enlisement de l’économie chinoise, la menace d’une dépréciation du yuan

Après un rebond le mois dernier, les indices PMI retombent en avril, confirmant les craintes que les meilleurs chiffres du mois de mars aient avant tout été le résultat de perturbations saisonnières liées au nouvel an chinois. Face à une situation d’enlisement, le risque d’un décrochage du yuan augmente malgré les avancées sur le front du conflit commercial sino-américain.

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Croissance américaine : « bullshit » ?

La première estimation de la croissance du PIB américain du premier trimestre est ressortie assez significativement au-dessus des attentes, à 3,2 % en rythme annualisé par rapport au précédent. Malgré ce bon chiffre apparent, les détails de la croissance n’ont pas convaincu. Les déceptions en provenance de la consommation des ménages et la très faible hausse du déflateur du PIB l’ont emporté sur le sentiment des marchés provoquant, dans le sillage de la publication, une nouvelle décrue des taux d’intérêt futurs et l’arrêt du mouvement de hausse du dollar des jour précédents. Qu’en penser ?

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